Pour Le Monde, le CAP cuisine est trop identitaire
Le critique gastronomique du Monde a passé son CAP cuisine et a été reçu avec mention : bravo à lui ! Il n’en jugera que mieux ce qu’il goûtera. Sa relation d’une année apprentissage mérite l’attention, tant elle est noyée dans la sauce woke. Pour lui, cette formation « est en décalage avec les tendances gastronomiques ainsi que les enjeux environnementaux et humains contemporains ».
Une cuillerée de moraline
Notre apprenti maître queux juge ainsi « problématique » « le rapport à la saisonnalité et au local ». Traumatisme : il a dû préparer une salade estivale en hiver. Certes, mais comme lui explique un autre étudiant, la formation a lieu de septembre à avril. Le rythme scolaire est différent de celui de la vie réelle, grande découverte ! Bien obligé, donc, de transgresser cette règle chère à toutes les bonnes ménagères, à la France d’avant la société de consommation, et qui consiste à manger en leur temps les fruits et les légumes.
Autre constat : « Le gaspillage alimentaire est malheureusement de mise. » Le tournage des légumes, par exemple — leur façonnage —, révèle un « rapport maniaque au végétal » et « occasionne des monceaux de déchets dont la valorisation, dans un fond de sauce, par exemple, nécessite réflexion et organisation ». En ce domaine, souvenons-nous que « l’art d’accommoder les restes » est, depuis toujours, une subdivision de la gastronomie française. Ici, notre Taillevent en culotte courte admet d'ailleurs que les déchets sont réutilisés en sauce. Hélas, « l’enseignement de la pâtisserie n’est pas plus vertueux ». Quel esprit tourmenté faut-il être pour incorporer de la morale dans la pâte à choux ?
La mousseline de nos aïeux
Amuse-gueule, que ces reproches. Il y a plus grave, dans le CAP cuisine. Celui-ci n’est pas en adéquation avec l’époque. À l’heure du triomphe de la pizza, du burger et du kebab, « la mystérieuse mousseline de merlan arlequin » a paru à notre Curnonsky au petit pied un plat d’un autre temps. Une nostalgie périmée. Un archaïsme suspect. Or, rien qu’en lire la recette fait saliver et montre un art culinaire à son sommet. Curieux homme, au demeurant journaliste gastronomique, qui a eu la chance de découvrir comment préparer cette mousseline et qui… crache dedans.
Autre décalage, à l’heure du véganisme et du flexitarisme, « les plats contiennent quasiment toujours une protéine animale ». Telle est notre identité culinaire, et tel est, au fond, le problème, pour Le Monde : « Les recettes abordées sont centrées sur le patrimoine français métropolitain. » Et de regretter l’absence, au programme du CAP, du colombo et du rougail, de références italiennes, japonaises, africaines… puisque « les pâtes ou le couscous sont aujourd’hui enracinés dans nos cuisines ». Cet enracinement-là est loué. Celui de la mousseline de merlan arlequin, en revanche, est coupable.
« Blanchité alimentaire »
Ce n’est pas d’aujourd’hui que la cuisine française est visée par le wokisme. En 2021, une chercheuse du CNRS expliquait que la « blanchité alimentaire » participe à « renforcer la blanchité comme identité raciale dominante ». Plus récemment, une prof de Boston s’en est prise au guide Michelin : « Malgré un mouvement de décolonisation de l’alimentation en repensant l’héritage colonial du pouvoir et les modes d’alimentation extractifs [sic], Michelin a tiré sa réputation exceptionnelle principalement de l’évaluation de la cuisine métropolitaine européenne. » Le Michelin s’est mis au vegan en 2021, mais le principe, en matière de wokisme, est qu’on ne donne jamais assez de gages.
La gastronomie française est l’héritière de trois cuisines : cuisine bourgeoise, cuisine des domestiques, cuisine paysanne, chacune ayant ses particularités régionales. Une identité issue d’une authentique mixité, mais… trop blanche, trop franco-française. Le jour où le CAP cuisine consistera à préparer des tacos, des fajitas et des cornes de gazelle, la dilution de notre identité aura fait un grand pas et Le Monde frétillera des papilles.
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72 commentaires
Le Monde était un journal sérieux dont les analyses faisaient référence… puis de centre gauche, il a basculé dans un rapprochement plus visible avec cette gauche qui pourrit tout.
Et maintenant, la rédaction cède au wokisme…
Encore une bonne raison pour que la presse ne vive que sur l argent des lecteurs
Décidément je ne vis pas dans le même « monde » que ce critique gastronomique …
La « blanchité alimentaire »… y’en a qui ont « touché les fils »; le court-circuit leur a éteint la lumière. A tous les étages on dirait !
Le Monde, c’est bien le journal qu’on découpe en carrés que l’on accroche au clou de la cabane au fond du jardin?
Excellent !
Ces gauchistes détestent la France et notre culture. Ils doivent donc tout détruire. Le CAP de cuisine prouve que le diplômé maîtrise les bases et techniques de la cuisine traditionnelle française. Libre à lui ensuite de s’ouvrir à d’autres cuisines via des séjours chez des chefs ou des voyages. C’est ce que font ceux qui deviennent de grands chefs. Heureusement pour devenir Meilleur Ouvrier de France, on leur demandera de réussir un classique de la cuisine française…
Il faut bien reconnaitre qu’il y a un certain nombre de journalistes qui sont très perturbés du cerveau qui seraient bien inspirés dans la mesure où ils sont encore conscients d’ingurgiter une bonne cuisine ou potion médicinale pour revenir à la réalité et revenir sur terre.
Le Vin Mariani, avec des feuilles de cola… précurseur du C.Cola !
Polémique stérile de quelque journaliste en mal de notoriété et de se vouloir original dans l’océan mérdiocratique de notre paysage médiatique !
Certains journalistes n’ont rien d’autre à faire, surtout les critiques gastronomiques, ils devraient faire le tour des Kebabs et ne le font pas(peur peut être de prendre la diarrhée et du contre coup d’une mauvaise critique) plutôt qu’essayer de descendre les écoles de cuisine
Ce journal est sponsorisé par notre argent 18,6 millions d’€, il faut le dire et le redire
Bonne conclusion.
Dans l’air du temps, une formule est principalement propagée par LFI , le racisme. Un racisme en rapport avec la chair, sa couleur, sa provenance et plus profondément avec sa vocation d’électeur potentiel voire idéologique.
Avec ces élucubrations d’un Monde déjanté sur la nourriture, ne découvrons-nous pas une nouvelle forme de racisme , celui de ne pas suivre la « bonne pensée » définie par ces pédants. Car dans un monde libre, chacun aborde la cuisine et la table comme il l’entend, debout, sur les genoux, assis, couché avec la nourriture qui lui convient dans l’instant choisi. Prétendre orienter ces choix relève d’un totalitarisme assimilable à du racisme gastronomique.
Quant à la qualité des éditions du Monde ? Journal des intellos et de l’élite du passé, il est devenu un torchon où chacun puise la morve qu’il souhaite.
Alors là bravo !!! C’est en effet une forme de racisme que de dénigrer notre gastronomie, faisant partie prenante de notre riche culture, je préfère un bon pot au feu à un kebbab, n’en déplaise aux rageux
rien d’étonnant à cet article du monde, quand un (soit-disant) grand chef au nom prédestiné plaide à remplir les cuisines de la « diversité » !
Je vois très bien cet énergumène à l’oral du bac: « écoutez monsieur l’examinateur, je vois bien à vos questions ce que vous attendez de moi, mais ne sont-elles pas obsolètes, ne croyez-vous pas que notre société est en attente d’autres sujets plus préoccupants? » Rép: « vous avez certainement raison, mais mon immobilisme crasse vous donne zéro. »
C’est sûr qu’entre un gigot « 7 heures » et un Kebab, on n’a pas passé le même temps aux fourneaux, ni au marché!
De la cuisine française en France, insupportable pour la gauche qui a une haine de moins en moins dissimulée pour le pays. Les Kebabs ne manquent pas, la cuisine étrangère est présente à chaque carrefour, alors qu’ils ne se gênent pas. Cette gauche détruira tout ce qui faisait l’attrait de notre pays. À quel moment les français vont-ils réagir, sont-ils déjà morts ?
Dans mon quartier que du hallal kebbab et autres et mon petit restau « bistronomique » avec des produits frais, d’une qualité vraiment au top, une fois mangé une simple salade de tomates, j’ai cru mangé les tomates de mon grand père tant c’était bon !!! Produits frais et bien sur ils suivent les saisons, leurs producteurs ne sont pas à l’autre bout du monde mais dans l’IDF et je vois certains qui nous regardent de travers quand nous sommes en terrasse bah oui pas hallal ça peut déranger
La « mal bouffe » généralisée est due en partie à des « cuisiniers ! » qui, dés leur plus jeune âge n’ont connus qu’une nourriture de …..supermarchés !
Dans la plupart des dits restaurants, la médiocrité des plats servis est affligeante, on constate principalement un manque de travail (surgelés-produits sous-vide etc) Dans la restauration il faut se lever tôt, les halles ça existe ! aucune loi qui interdit les restaurants exotiques, cependant, nous sommes en France, commençons déjà par respecter nos produits.