[POINT DE VUE] La grande idée de Mélenchon : débaptiser la langue française

Selon lui, "les Français eux-mêmes ne savent pas qu’ils sont francophones" et le français... ne leur appartient pas !
@Thomas Bresson-Wikimedia commons
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Le 18 juin se prête bien aux déclarations d’intention à longue portée. Était-ce un geste délibéré, de la part de Jean-Luc Mélenchon, que d’avoir choisi cette date pour proférer l’une de ses plus remarquables énormités ?

Comme l’a révélé, le premier, Boulevard Voltaire, le gourou de la gauche islamo-compatible était en effet invité par le député Aurélien Taché (déjà célèbre pour ses interventions éthyliques dans les théâtres, sa haine des serre-tête, sa défense des « trouples » et sa détestation des flics), dans le cadre d’un colloque sur l’avenir de la francophonie. Et c’est peu dire que sa vision des choses est novatrice.

Mélenchon commence par dire qu’il ne considère par la langue française comme un outil de soft power - il s’excuse même, avec des coquetteries de prof de lettres, d’employer un mot anglais dans ce genre d’enceinte. Et puis, il lâche les grandes lignes de son projet : faire du français une « langue commune » et, par conséquent, « trouver un autre mot que "langue française" pour qualifier notre langue ». Pourquoi ça ? Parce que « les Français eux-mêmes ne savent pas qu’ils sont francophones » et que, de toute façon, puisque « 29 nations l’ont comme langue officielle », le français n’appartient plus aux Français.

Elle est pas mal, celle-là ! Les Français n’ont déjà plus grand-chose à eux, et on va leur enlever le nom de leur langue… Leur histoire est systématiquement souillée, la mémoire de leurs combats héroïques est oubliée ou moquée, leur culture est niée par leur Président lui-même (« Il n’y a pas de culture française », déclarait Macron en 2017), leur pays est censé avoir toujours été peuplé d’immigrés extra-européens, mais jusqu’à maintenant, notre langue s’appelait le français sans discussion possible.

Transformer le monde en désert

Que dirait M. Mélenchon de l’anglais, qui est parlé dans le monde entier, et principalement par des ressortissants non britanniques ? On appelle toujours cette langue English ou ingles, et caetera, alors que cette dénomination renvoie seulement à une petite partie du Royaume-Uni, qui est lui-même une petite partie du monde anglo-saxon, qui est lui-même un simple morceau de la communauté des locuteurs anglophones. Que dirait-il de l’arabe, qui n’est pas parlé qu’en Arabie, mais qui est la langue officielle de vingt-cinq États ?

La haine de Jean-Luc Mélenchon pour les Français ne connaît décidément aucune borne, pas même celle de la rationalité la plus élémentaire. Comment appellera-t-on cette langue ? Le créole ? Ça sonnerait bien, non ? Cela rendrait hommage à la France qu’il appelle de ses vœux, à sa recomposition qui s’accélère sous nos yeux, mais aussi à l’appauvrissement de sa grammaire – les Ultramarins qui parlent créole (et il en existe une variante par territoire d’outre-mer, aux Antilles, en Guyane et à La Réunion) reconnaissent eux-mêmes qu’il s’agit d’une forme simplifiée de la… langue française.

Alors, faisons ça. Débaptisons la langue française, la lingua franca. Rasons peut-être aussi le château de Villers-Cotterêts, dans lequel fut promulgué l’édit qui faisait du français la langue officielle du royaume de France. Et, pour faire bonne mesure, trouvons un autre nom pour le peuple qui habite dans ce territoire – qu’il faudra peut-être rebaptiser, lui aussi.

Quand tout sera terminé, il ne restera plus qu’un minuscule souvenir, une étincelle dans le cœur de quelques milliers de ces gens qui, jadis, donnèrent au monde des leçons de beauté et de grandeur, ces gens dont on louait la furia francese, ces gens dont on louait les jardins à la française, la galanterie française, la politesse française, ces gens que l’on appelait les Français. Mélenchon n’est pas de gauche : c’est un nihiliste, c’est-à-dire, selon la très juste définition d’Ernst Jünger, un homme qui veut transformer le monde en désert.

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

71 commentaires

  1. C’est de la provocation ou il devient sénile ? En tous cas ces propos sont dangereux
    Il ne supporte donc pas la France, ni les blonds aux yeux bleu, ni les FDS qui le rendent malade, ni notre culture, l’histoire de France, il l’a modifie à son gré et là à présent s’attaque à la langue française
    Non mais à un moment, mais s’il ns supporte pas notre pays, qu’il parte ailleurs lui et son parti

  2. C’est le « Français » qui a été, longtemps LA langue diplomatique, pas le créole dont il semblerait mr Florac que vous ayez omis une variante, celle de Guyane…

  3. Pauvre Mélanchon, il ne sait pas quoi dire pour se faire encore plus d’ennemis. Qu’il accède au pouvoir pour devenir un tyran pire que celui qui y est n’est pas à souhaiter pour la France et pour les Français. Quand on voit ses racines, on comprend qu’il ne se sente pas vraiment français; il peut très bien partir pour le Maroc, l’Algérie, l’Espagne, l’Italie ou pour ailleurs encore, il ne sera pas une perte pour la France.

  4. Ce type est extrêmement dangereux. Sa rhétorique influence les incultes et autres individus malléables, ou complexés. Il devient de plus en plus facile de comparer l’évolution mentale de cet individu avec celle de ce petit caporal… On imagine où ça peut mener.

  5. Qui lui a donné la Nationalité Française cet homme serait dans un pays nord africain serait déjà mort avec ces propos raciste qui va porter plaint contre lui personne même pas la droit qui est bien contente de barrer le RN avec lui qui est contre les Français mais pour les immigrés

  6. Mélenchon fait tout pour continuer à exister… Et les médias lui emboîtent benoitement le pas donnant ainsi une publicité non-méritée à ses élucubrations. N’est-il pas temps d’ignorer ses inepties ?

  7. Et si l’ont débaptisé, Mélenchon lui-même supposerait qu’il a été un jour et que nous le renvoyons, lui et les traîtres à la nation qui l’accompagnent, à ses origines qu’il ne semble pas avoir oubliées, à savoir au Maroc où il est né en 1951. La vieillesse pour certains, même instruits, est décidément et irrémédiablement un naufrage !

    • Un véritable naufrage intellectuel de la part de cet énergumène rasoteur et radoteur. À vouloir se mettre au niveau neuronal de ses électeurs de gauche, voilà ce qui arrive. En même temps, on ne va pas le plaindre.

  8. La Francophonie est un chant humaniste qui dénonce ‘’le repli sur soi, le rejet de l’autre’’. Elle a pris racine en Afrique, signée par des êtres aux dimensions des plus rares : Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) – et un petit signe pour ajouter à la diversité avec le grand Norodom Sihanouk (Cambodge)… La Francophonie ne nous appartient pas, et c’est tant mieux. Notre langue, le français, reste sa racine. Ce monsieur devrait plutôt se préoccuper du fait que plus de 30 % de notre population ne parle pas notre langue, et le reste la maîtrise de moins en moins bien.

  9. Effectivement la santé morale des Français, à tous les niveaux, pose problème. Ce n’est pas nouveau : Macron qui déclare que l’Art français n’existe pas, que la colonisation est un crime contre l’humanité, etc. Le poisson commence toujours par pourrir par la tête.

  10. Il faut retirer la nationalité Française à melenchon car il ne parle pas le Français en plus il est née au Maroc donc pas français qu’il retourne dans son pays et qu’il ne vient pas nous dire qu’il à la nationalité fransous.

    • Viking, je déteste Melanchon autant que vous, cependant,sa nationalité est française car fils de français d’Algérie comme moi qui a toute son ascendance en France et l’Algérie a été département français avant la ville de Nice ,donc Melanchon est français comme vous et moi bien qu’il ne mérite pas ce « titre  » à mon sens. J’ai un neveu qui est né en Côte d’ivoire en 1977, de par son père qui bossait là bas comme informaticien et mon neveu est français par le droit du sang et il n’est pas devenu physiquement de type africain pour autant si on pousse la chose à l’extrême.

  11. Mélenchon est un traître, un agent de l’étranger. Au service des ennemis de la France. Dans tous les domaines. Mais c’est la gauche et la macronie qui lui laissent le champ libre et vote pour son parti.

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