[POINT DE VUE] En Suisse, l’argent restera toujours liquide : enfin du bon sens !
En France, Gérald Darmanin proposait, il n’y a pas si longtemps, d’interdire l’argent liquide pour pouvoir lutter plus efficacement contre le narcotrafic. Il reconnut, peu après, que serait difficile à mettre en œuvre... Pas fou. Mais, entre nous, c’est un peu la même manœuvre que celle qui consiste à renforcer la reconnaissance faciale par caméra pour lutter contre les émeutes. Pour faire court, en France, la criminalité est, pour la classe politique, un simple prétexte pour supprimer toujours un peu plus les libertés des honnêtes gens.
En Suisse, apparemment, ce n’est pas tout à fait pareil. On sait que nos voisins helvétiques ont une conception très pure de la démocratie participative : le référendum d’initiative citoyenne est, chez eux, une chose très courante. Ainsi, le Mouvement suisse pour la liberté, un collectif attaché au maintien des libertés individuelles, vient-il de déposer une proposition de référendum intitulée « Oui à une monnaie suisse libre et indépendante sous forme de pièces ou de billets ». Voilà, c’est simple, c’est clair, c’est propre : c’est suisse. Les auteurs de cette proposition veulent que la Confédération garantisse, « en quantité suffisante », de l’argent sous sa forme habituelle – c’est-à-dire liquide. Le gouvernement suisse préfère le terme de « numéraire » et se défausse sur la banque centrale, mais le Parlement, lui, a bien compris ce qui était en jeu et soutient cette proposition.
Dictature bruxelloise
On sait que l’avènement de la monnaie numérique est un sujet qui fait régulièrement surface, dans les débats au sein de la zone euro. Christine Lagarde, qui dirige la BCE, a déjà lancé l’idée, de son côté : Darmanin n’est donc pas seul. Certains, que le pouvoir n’hésite évidemment pas à qualifier de complotistes, pressentent déjà ce qui se joue derrière ce projet : la fin des économies planquées dans la maison, la fin de la circulation des capitaux en dehors de l’œil intrusif de l’État, la possibilité de bloquer les comptes des mal-pensants. Le Mouvement suisse pour la liberté est probablement dans cette dynamique rance et nauséabonde, lui aussi, puisqu’il avait déjà proposé un autre texte, refusé en 2024, afin d’empêcher toute vaccination obligatoire. Il s’appuyait pour cela sur les abus – objectifs - relevés pendant la tyrannie éclairée sanitaire du Covid-19 qui avait permis au pouvoir, en France, d’édicter des lois ou décrets pour interdire aux gens de se déplacer sans un masque en papier ou de boire des cafés debout. Rétrospectivement, on se dit qu’il est tout de même bien commode que de telles associations citoyennes existent, quand la léthargie saisit le troupeau des contribuables.
On ne sait pas encore si cette proposition passera, mais le soutien du Parlement est en soi une bonne nouvelle pour nos amis suisses. Une question demeure : et nous, alors ? On en est où, avec cette histoire de référendum ? On en est où, avec nos pétitions et nos manifestations de simple bon sens qui ne servent à rien (700.000 signatures et des millions de gens dans les rues, au moment du mariage pour tous) ? On en est où, avec la résistance contre un pouvoir politique qui nous méprise, nous déteste et semble souhaiter (de moins en moins secrètement) la disparition pure et simple de son peuple autochtone ?
On ne peut que se féliciter de l’existence d’un tel projet si près de nous, mais on ne peut que regretter la dictature bruxelloise qui empêche la préservation des libertés fondamentales, qui écrase systématiquement toute velléité de résistance à l’oppression. C’est bien ça, le problème, au fond : les Suisses peuvent se permettre d’être libres parce qu’ils n’appartiennent pas à l’UE.
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27 commentaires
Tout à fait ok, à quand la libération ?
Ils font pas mal de « votations » en Suisse et on tient compte du résultat. L’argent n’a pas d’odeur!…
Et en France on ne fait pas suffisamment de référendums , et quand on en fait , on n’en tient pas compte au prétexte que les « gueux » sont des ignares . Il faut imposer le RIC , cela permettrait de remettre le bon peuple de France au centre de la vie politique . Mais nos dirigeants ne voient pas ça d’un bon oeil , il tiennent à garder le pouvoir si envoutant et méprisent , pour la plupart , leurs électeurs une fois élus .
Le problème du Français est qu’il répond rarement à la question posée. Lecreferendum est un plebiscite, si ils aime celui qui pose la question, ils répondent oui, si ils ne l’aiment pas ils répondent non ! Cf référendum de 1969 : ils ont préféré se tirer une balle dans le pied pour virer De Gaulle… Et la seule ois ou ils ont répondu à la question, en 2005, nos dirigeants se sont empressés de faire l’inverse…
Parfois sans une once de méchanceté on se moque de nos voisins helvétiques , mais le bon sens demeure dans cet état fédéral, et surtout un grand respect à ce peuple et ses dirigeants de déterminer par référendum pour toutes les grandes décisions sociales et sociétales; à l’inverse chez nous ce sont les dirigeants qui décident pour le peuple , alors combien de temps faudra t-il avant que l’on s’insurge contre cette forme de tyrannie ; et plus prosaïquement quand on voit de plus en plus de personnes régler leurs achats en apposant leur carte virtuelle sur une console , ou bien plus encore tendre le bras pour valider par sa montre , la modernité a certes du bon, mais la candeur de certains m’inquiète , bientôt serons nous aussi « pucés » comme nos braves animaux de compagnie.