[POINT DE VUE] Ces profs qui veulent débaptiser les vacances de la Toussaint et de Noël
La France ne cesse de régresser au classement PISA. Un enfant sur quatre ne sait pour ainsi dire pas lire, en sixième. Nous sommes la risée du monde entier, avec nos chansons pour analphabètes et nos livres stupides… et pourtant, les profs ne se remettent pas vraiment en question. À la louable exception de certains enseignants en déshérence, qui font ce qu’ils peuvent pour transmettre leur savoir, il semble que la plupart des fonctionnaires de l’Éducation nationale se préoccupent davantage de leur combat idéologique d’arrière-garde que du succès des élèves qui leur sont confiés.
Priorités... idéologiques
Dernière priorité en date du syndicat FSU-SNUipp, le 1er octobre : changer le nom des vacances scolaires. Par 44 voix contre 7, le Conseil national de l’Éducation a accepté de supprimer les noms « vacances de la Toussaint » et « vacances de Noël » pour les remplacer par des dénominations laïques, dont le nom n’a pas été précisé – peut-être, d’ailleurs, n’a-t-il pas encore été trouvé. C’est le syndicat étudiant UNI qui a sorti cette information, et pour l’heure, le syndicat FSU-SNUIpp n’a pas encore démenti ni même commenté.
ALERTE INFO | Un amendement dans le Conseil national de l'Éducation a été voté pour supprimer NOËL et la TOUSSAINT des calendriers scolaires.
La cancel culture et l'anti christianisme prend ses aises en France dans l'indifférence générale.pic.twitter.com/jOsxF4ELiH
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) October 2, 2025
On croit tout de même un petit peu rêver. Certes, depuis 1974, les vacances de Pâques sont censées s’appeler « vacances de printemps », mais en réalité, personne ne respecte cette règle stupide. La France est chrétienne depuis le baptême de Clovis : même les profs les plus imbibés des sornettes des instituts de formation se souviennent du roman national, qu’il leur vienne de Bainville, Michelet ou Lavisse. Ce serait tout de même un petit peu grossier d’effacer, d’un trait de plume parfaitement laïc, plus de 1.500 ans de catholicisme. Apparemment, ça ne leur pose aucun problème.
Qu’on nous permette de poser deux questions à ces enseignants du Conseil supérieur de l’Éducation – qui, ne soyons pas caricaturaux, ne représentent pas l’intégralité de leur noble corporation mais en sont tout de même les porte-parole. D’abord, ont-ils la même intransigeance vis-à-vis de toutes les religions ? Refusent-ils toute manifestation religieuse au sein des écoles publiques ? Ou bien se concentrent-ils exclusivement sur le catholicisme ? Évidemment, quand on voit à quel point les inspections d’académie dans les établissements catholiques sous contrat font preuve d’une inquiétante agressivité gratuite, on a un début de réponse.
« Vacances des grèves de la SNCF » ?
Et puis, rions un peu : comment va-t-on appeler ces vacances qui - soyons tout de même un petit peu honnêtes - ont tendance à tomber autour de la Toussaint ou de Noël, parce que c’est pour cela qu’elles ont été instituées ? Pour la Toussaint, c’est facile : vacances d’automne. Pour Noël, un peu moins : les vacances d’hiver sont déjà prises, car c’est le nom que l’on donne à ce que les indécrottables réacs appellent « vacances de février ». Alors ? « Vacances des cadeaux » ? « Vacances des grèves de la SNCF » ? « Vacances de la dinde » ? « Vacances du réveillon » ? On écoute les plus belles propositions.
Décidément, la France semble mourir de la nullité crasse de ses corps intermédiaires, au moins autant que de la coupable lâcheté de son administration. Pendant que la France brûle, la Justice condamne à de la prison ferme Nicolas Sarkozy - loin d’être un bon Président, mais innocent des crimes dont on l’accuse -, tandis qu’elle libère des délinquants, prétendument faute de place. Et, pendant que l’école coule, on n’apprend pas à lire mais on pense à changer le nom des vacances. Ils sont tout de même forts.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts





































88 commentaires
Ils veulent faire disparaître jusqu’à nos plus anciennes fêtes populaires.
Ils n’ont rien de mieux à faire?
L’enseignement public est en état de décomposition avancé, mais ses responsables ont vraiment le sens des responsabilités .
Les professeurs attendent avec impatience les vacances de brumaire
Il est grand temps que l’école redevienne ce pour quoi elle a été créé. A savoir « le Savoir « .
Plutôt que de dénigrer les valeurs chrétiennes qui ont étayé notre culture, ces enseignants qui portent une lourde responsabilité dans l’effondrement du niveau scolaire seraient bien inspirés de se remettre en question. Cet amalgame couvert du manteau de Noé de la laïcité pourrait dénoncer, par exemple, pour faire bonne mesure, l’instauration dans l’entreprise de salles de prière, la polygamie, le hijab dans le sport, les contraintes induites par les régimes alimentaires spéciaux, la généralisation cachée du hallal, etc…