Montée des violences antijuives en Australie : la gauche sur la sellette
À l’heure où nous écrivons, le bilan provisoire de l’attaque du 14 décembre 2025 contre une foule rassemblée sur la plage de Bondi, à Sydney, pour célébrer la fête juive d’Hanoucca, s’élève à quinze morts et une quarantaine de blessés.
Discours officiel convenu
Peu après les faits, le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a fait une déclaration devant la presse. Évoquant « une attaque ciblée contre les Juifs australiens le premier jour d’Hanoucca », il l’a qualifiée d’« acte maléfique, antisémite et terroriste », assurant qu’« il n’y a pas de place pour cette haine, cette violence et ce terrorisme dans notre nation ». Un propos très convenu qui rappelle sa déclaration du 9 juillet 2024, en nommant une envoyée spéciale contre l’antisémitisme : « Il n’y a pas de place pour la violence ou la haine en Australie », avait-il alors, déjà, déclaré, espérant calmer les esprits. Mais l’attaque de Bondi semble être la goutte qui fait déborder le vase. Lors de la conférence de presse du 14 décembre, un journaliste présent n’a pas hésité à rappeler au Premier ministre son bilan peu glorieux en matière de lutte contre l’islamisme et l’antisémitisme, marqué par une tendance à condamner plus souvent « l’islamophobie » plutôt que les attentats du Hamas, et à minimiser le risque terroriste.
URGENT : Le Premier ministre australien s’est fait sévèrement recadrer en direct à la télévision sur son bilan face à la montée de l’antisémitisme et de l’islamisme. Le journaliste lui rappelle son bilan :
➡️ critiques contre le gouvernement d’Israël
➡️ reconnaissance de la… https://t.co/VDRqo26DTW pic.twitter.com/hqPD0O8VcX— Trump Fact News (@Trump_Fact_News) December 14, 2025
Sur la défensive, Anthony Albanese a aussi nié tout lien entre l’attentat et la reconnaissance d’un État palestinien par l’Australie, avant d’envisager un durcissement de la législation sur les armes, argument maintes fois invoqué par d’autres avant lui et se heurtant à la réalité. La France, où la détention et l’usage des armes sont très encadrés, a en effet pourtant subi de nombreux attentats, et cela fait belle lurette qu'on sait que ce ne sont pas tant les armes qui sont fautives que ceux qui s’en servent.
Incidents en série
Las d’entendre un même discours inopérant, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a rappelé à son homologue australien qu'il l'a déjà alerté sur la dérive de son pays en matière de violence contre les Juifs. « Le 17 août, il y a environ quatre mois, j'ai adressé une lettre au Premier ministre australien Albanese dans laquelle je l'avertissais que la politique du gouvernement australien promouvait et encourageait l'antisémitisme en Australie », a-t-il précisé, l’accusant d’avoir « jeté de l’huile sur le feu de l’antisémitisme ».
URGENT : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion gouvernementale à Dimona : « Le 17 août, il y a environ quatre mois, j'ai adressé une lettre au Premier ministre australien Albanese dans laquelle je l'avertissais que la politique du gouvernement australien… https://t.co/p80Am1fNXX pic.twitter.com/8CG0K2fNpN
— Trump Fact News (@Trump_Fact_News) December 14, 2025
La montée de cette violence se vérifie dans les chiffres. Comptabilisés par le Conseil exécutif des Juifs australiens, ils nous apprennent que les incidents ont augmenté depuis l’arrivée d’Anthony Albanese (ouvertement pro-palestinien) et des travaillistes au pouvoir en 2022, et ont explosé après l’attaque du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023. De 447 en 2021, le nombre des incidents contre les Juifs est passé à 478 en 2022 et 495 en 2023, avant de grimper à 2.062 en 2024, et de redescendre à 1.654 (pour l’instant) en 2025. Depuis un an, le site sioniste australien domoi.org répertorie une série d’incidents pouvant laisser craindre une attaque sanglante comme celle du 14 décembre dernier. Le 6 décembre 2024, une synagogue de Melbourne a subi un incendie criminel qui a fait un blessé. En janvier 2025 à Sydney, des voitures ont été incendiées devant la maison de l’ancien chef d’une organisation juive, avec des inscriptions « Mort aux Juifs », et un autre incendie a ensuite ravagé une garderie, à côté d’une école juive et d’une synagogue, ses murs étant couverts de slogans antijuifs. Le mois suivant, « des employés de Liverpool Hospital ont filmé et publié une vidéo dans laquelle ils menaçaient de tuer des patients juifs ». En juillet, un nouvel incendie a touché la synagogue de Melbourne alors qu’une vingtaine de personnes étaient en prière, et « le même soir, une foule a saccagé le restaurant israélien Miznon au centre-ville ».
L’Iran en commanditaire
Le 11 août, soit une semaine après une marche pro-palestinienne qui a réuni 60.000 personnes à Sydney, Anthony Albanese a officiellement reconnu l’État palestinien. Une décision qui, loin de calmer les esprits, a provoqué l’organisation de plus d’une quarantaine de « marches nationales pour la Palestine », le 24 août, dans les principales villes du pays.
Or, dès janvier dernier, la police australienne avait prévenu qu’elle suspectait un financement de ces actes depuis l’étranger. Le 26 août, l’agence de contre-espionnage Australian Security Intelligence Organisation (ASIO) rendait publics des éléments de son enquête sur les incendies ayant touché une épicerie cacher à Sydney, en octobre 2024, puis une synagogue à Melbourne, en décembre. Elle concluait à une association entre des exécutants mafieux et des commanditaires issus des Gardiens de la révolution iraniens.
La gauche australienne en accusation
En marge de cette agitation, un sondage réalisé fin juin dernier pour Combat Antisemitism Movement (CAM) a révélé que 24 %, seulement, des Australiens disent avoir une opinion positive sur les Juifs, dont 9 % très positive. Ils seraient, par contre, 28 % à en avoir une opinion négative, dont 8 % très négative.
Le massacre de la plage de Bondi, le 14 décembre, semble donc bien résulter d’une dérive qu’ont favorisée, chacun à leur niveau, des activistes islamistes locaux, des mouvements et États islamistes, et un gouvernement de gauche aujourd’hui dans le collimateur.
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35 commentaires
Les mêmes causes produisent les mêmes effets…et à la croisée des chemins on retrouve toujours un politicard de Gauche ou une idéologie de gauche ou progressiste….leur seule compétence, c’est celle qui consiste à peaufiner une propagande pour faire avaler leur pilule d’intolérance à un peuple mesmerisé par les contes à dormir debout de l’Homme Nouveau dans une terre devenu un paradis ou tout le monde il est bon il est gentil !
Habituellement prompt à dénoncer les terroristes immigrés, vous ne parlez pas de ce réfugié Syrien qui a courageusement désarmé un des 2 terroristes ?
Il est libanais ancien policier et non pas syrien.
Par contre les agresseurs sont des indiens musulmans.
Le père avait fait un entraînement chez les islamistes aux Philippines
Au fait, qui pourrait nous dire l’intérêt humain et politique qu’il y avait à reconnaître l’État palestinien de toute urgence ? Monsieur Macron, peut-être, ce grand spécialiste.
Un peu comme si l’Occident était un grand malade qui avait attendu d’avoir tous ses organes touchés par des métastases cancéreuses, qui continue pourtant à écouter les imbéciles qui lui disent que ce n’est pas si mauvais pour lui et qui conseillent, au mieux, de se soigner à l’homéopathie. Ça ne va pas marcher l’homéopathie, il faut un traitement de cheval et ce n’est même pas sûr que ça va marcher.
Désespérant. L’AUSTRALIE, qui était il y a peu encore, le symbole de la liberté, gangrenée par le progressisme gauchiste. Mais li pire est que cet Albanese ait été élu.
NB : Pourquoi l’origine pakistanaise des assassins a été occultée ?
Indienne pakistanais
Apparemment, le terme « islamisme » leur arrache la g…..lui préférant beaucoup, de très loin, l’invention frériste d' »islamophobie », dont ils usent à gogo (pour les gogos ?)…