Europe : LFI crie au fascisme mais perd la bataille
Le contexte est clair : jeudi, le Parlement européen a adopté le règlement retour grâce à une union des droites qui a permis de faire basculer une majorité sur la question migratoire. C’est dans ce cadre précis que les réactions de la gauche française ont fusé, sur X. Timing impeccable. À peine revenue d’un séjour remarqué à Cuba, Emma Fourreau a dégainé la première : « alliance des fascistes », « violation systématique des droits humains », « déportation »… Une charge sans nuance.
Même registre chez Manon Aubry, qui dénonce une « alliance de la honte », évoque un « profilage racial » et la « destruction du droit d’asile », allant jusqu’à parler du « dernier clou du cercueil des droits fondamentaux ». À ce niveau d’emphase, le débat disparaît derrière l’invective. Cette surenchère verbale a au moins un mérite : elle évite de regarder le rapport de force. Car derrière les cris, une réalité s’impose : la gauche française n’a pas pesé. Là où certains socialistes européens ont soutenu le texte, les élus LFI et leurs alliés hexagonaux ont voté contre… sans influer sur l’issue du scrutin.
🔴 Alliance de la honte de FX Bellamy (LR) et du pire de l'extrême-droite jusque l'AFD allemande, pour imposer en Europe l'équivalent de l'ICE en Europe.
Profilage racial, destruction du droit d'asile, création de centres retour: ce règlement est le dernier clou du cercueil des… pic.twitter.com/GSopTJwYhi
— Manon Aubry (@ManonAubryFr) March 26, 2026
Dans ce concert d’indignation, une absence intrigue : celle de Rima Hassan. Très active sur Gaza et la Palestine, l’eurodéputée n’a pas jugé utile de commenter ce vote pourtant central sur l’immigration en Europe.
Et pendant que les tweets s’enchaînent, ou pas, François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR, tranche le débat auprès de BV : selon lui, une partie de la gauche « défend un État de non-droit ».
Du verbe aux actes : quand la tension déborde
De la parole aux actes, il n’y a parfois qu’un pas, et La France insoumise semble ne jamais hésiter à le franchir. Pendant que certains dénoncent des « fascistes » à Strasbourg, la campagne des municipales a donné lieu à des scènes autrement plus concrètes. À Clichy, la candidate socialiste Julie Martinez, battue, a promis devant ses soutiens de « faire mourir Rémi Muzeau en prison ». Une déclaration d’une gravité rare. Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a recensé « plus de 120 faits judiciarisés » durant la campagne, un chiffre « beaucoup plus élevé » que lors des précédents scrutins, évoquant des injures et invectives « inacceptables ».
À Mantes-la-Jolie, le maire sortant Raphaël Cognet raconte à Europe 1 avoir dû « se frayer un chemin » sous les insultes, avec une pression physique immédiate et des opposants à quelques centimètres de lui. Des scènes similaires ont été observées à Vaulx-en-Velin, Creil ou encore au Blanc-Mesnil, où des élus ont été conspués, pris à partie ou expulsés sous les huées.
Dans ce climat, une constante se dessine : la présence, directe ou indirecte, de militants ou de figures issues de la gauche radicale, souvent liées à la sphère LFI. Une mouvance qui, par ailleurs, n’a jamais réellement condamné les actions violentes de groupuscules comme la Jeune Garde ni les agissements de figures comme Raphaël Arnault, régulièrement au cœur de polémiques. Comme si la radicalité du discours finissait, mécaniquement, par contaminer les comportements.
La gauche mise face à ses contradictions
La gauche voulait faire tomber notre projet de règlement européen pour lutter enfin efficacement contre l’immigration illégale. Leur tentative a été repoussée aujourd’hui à une large majorité. Victoire décisive avant la dernière étape, la négociation avec les États-membres, qui… pic.twitter.com/IYSuxdJsbt
— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 26, 2026
Au fond, cette séquence dit tout d’un double mouvement. D’un côté, une gauche radicale qui multiplie les outrances verbales à Strasbourg, parlant de « fascisme » ou de « déportation » à propos d’un vote démocratique. De l’autre, un climat politique sur le terrain où les tensions franchissent un cap, entre menaces, intimidations et pressions physiques. Ce glissement n’est pas anodin. À force d’exagérer, de caricaturer, de diaboliser systématiquement l’adversaire, le débat public se déforme… jusqu’à légitimer, chez certains, des comportements plus violents.
La France insoumise, en refusant de condamner clairement certaines dérives et en entretenant une conflictualité permanente, semble ainsi nourrir un climat où la frontière entre violence verbale et violence physique devient de plus en plus poreuse.
À Strasbourg, les mots claquent. Dans certaines villes, ils finissent par frapper.
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49 commentaires
Avoir accusé leur opposants de fascistes, des groupes que nous avons oublié depuis longtemps, ils nous ont rappelé leur existence avec un retour du bâton, on vois fort bien qui sont les vrais fascistes a présent.
On n’entend pas LFI hurler quand l’Algérie repousse les Subsahariens dans le désert !!
L’immigration massive est la condition essentielle de la victoire finale de cette ultra-gauche ultra-violente. Il est normal que Mme Aubry et ses semblables hurlent frénétiquement contre toute mesure visant à sauver ce qui peut encore l’être.
Si on pouvait enfoncer le dernier clou sur le cercueil de LFI, les droits humains nous diraient « merci ! ».
Le rêve…
Il ne faut pas oublier que melanchon est l’allié de macron qui peut ainsi disposer d’une armée non conventionnelle.
Créer une guerre civile pour rester au pouvoir ?
» Fascistes , fascistes , fascistes ! » Leur vocabulaire est vraiment pauvre et peut sélectif , cette apostrophe s’adresse à tous ceux qui ne sont pas de gauche .
Si le terme est tellement éculé qui évidement eux même sont devenus pire que l’original, ils vont trouver autre chose, attendons.
Les cris d’orfraie au fascisme, psittacisme lunaire, commencent à devenir très pesants dans l’espace commun. Ils nuisent radicalement à tout effort de réflexion collectif. Mais peut être est ce l’objectif ?
On notera que certains socialistes européens ne se sont pas comportés pas comme les socialistes français et ont refusé l’alliance à LFI.
Par ailleurs, qualifier de « déportation » le retour au pays d’origine d’individus illégaux, afin de retrouver leur terre natale, leur famille et leurs proches, c’est tout de même surprenant. Le vocabulaire de ces gens reste étrangement bloqué sur une période précise de notre histoire. C’est à croire qu’ils ont quelque chose à se reprocher …
Un fascisme fantasmé, mais une peste rouge bien réelle.
Le mot de fascisme est tellement utilisé à mauvais escient que bientôt il sera flatteur d’être traité de facho .
D’ailleurs même mon chat m’a traité de fasciste quand je lui ai demandé d’y aller mollo sur la pâtée !!!
Voire de facho réac…
Mais commencer à limiter les entrées ne suffira pas, alors la gauche a peut-être perdu cette bataille, mais à long terme risque bien de gagner cette guerre.
Oui la gauche à déjà gagné : la disposition adoptée par le parlement européen n’aura qu’un effet sur quelques centaines de migrants et ne changera rien sur le fond et encore, faut-il qu’elle soit appliquée. Et oui les entrées ne seront pas taries. C’est de la simple communication. La migration s’arrêtera d’elle-même avec l’effondrement économique de l’UE qui vient doucement mais surement.
En effet, quand la France sera exsangue économiquement, sa classe moyenne ravagée et ruinée, qu’il n’y aura plus rien à gratter, l’immigration aide sociale s’arrêtera d’elle-même.
L’union des droites à Bruxelles doit se concrétiser à Paris. Malheureusement LR n’y est pas prêt. À moins de virer les centristes mois macronocompatibles.
Ça devient usant avec leur mot valise « fasciste » !
1/ Oui vert100.
Et sans vouloir faire de décompte macabre, car la mort d’un être humain est toujours dramatique, l’ICE a malheureusement tué de nombreuses personnes sous Biden et beaucoup sous Obama aussi.
Silence radio de Aubry.
2/ si l’ AFD était un parti néo-nazi il aurait été interdit, ce qui n’a pas été le cas.
La justice a tranché.
3/ c’est l’union qui a permis ce vote retour : Reconquête/LR/RN/IDL (pour la France)
À Mantes-la-Jolie, le maire sortant Raphaël Cognet. Etait LR pendant 15 ans . Et passa chez horizon 6 mois avant les élections municipales. Pour être plus présententable.
C’est a dire moins a droite vis a vis de ses électeurs.
l’Ice obama en fut fort satisfait de les utiliser , pour expluser 1,8 million de clandestins