En plein Mercosur, Bruno Le Maire embauché par un cabinet de conseil américain !
Est-ce la cerise sur le gâteau ? Le coup de grâce ? Un ultime aveu du macronisme déliquescent ? Un bras d'honneur à la France et aux Français ? L'un des tout premiers serviteurs de Macron, en tant que ministre de l'Économie et des Finances sept ans durant, vient d'être embauché par le cabinet de conseil américain Macro Advisory Partners, spécialisé dans le conseil en matière de géopolitique et d’économie pour les institutions internationales et les entreprises multinationales. Le siège de l’entreprise est basé à New York. Cette information, révélée par Challenges le 7 janvier, est passée relativement inaperçue dans une actualité dominée par la révolte des agriculteurs contre le traité avec le Mercosur.
Bruno Le Maire : emblème de l'arrogance européiste et de l'échec du macronisme
Bruno Le Maire, après avoir fait un minuscule 2,4 % à la primaire des LR pour la présidentielle de 2017, est entré dans la cour des grands en trahissant son camp et en se ralliant, avec ses camarades Darmanin et Édouard Philippe, à la gloire du moment : Emmanuel Macron. Mieux (ou pire !) : en faisant de lui son grand argentier pendant sept ans, Macron l'a définitivement lié à son bilan en ce domaine : le Mozart et le Salieri de la finance ont accouché d'une dette abyssale de 3.300 milliards d'euros. Pire, encore : ils ont caché, dans les mois qui ont précédé les élections européennes de 2024, le dérapage vertigineux de l'exécution du budget. Pire, enfin (mais tout cela est lié), ils ont de concert affaibli l'économie française : artisanat, commerce, agriculture, industrie. Le Mercosur, c'est aussi à Bruno Le Maire qu'on le doit, durant ces sept ans de négociations et d'avancées... Sans compter ses trois ans de ministre de l'Agriculture, de 2009 à 2012, sous Sarkozy... Tout ça a dû compter, sur le CV de Bruno Le Maire, pour son recrutement. Et quand il déclare, dans le communiqué de l'entreprise, « Je suis heureux de rejoindre MAP et de mettre mon expérience politique au service d’une grande entreprise de conseil géopolitique, en vue d’accélérer le développement économique des entreprises européennes et de renforcer leur présence dans le monde », on ne peut s'empêcher d'ajouter : « avec les possibilités offertes par le Mercosur »...
Mais son bilan, c'est Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France, qui en parle le mieux : « J’observe les faits. Quand il est arrivé en 2017 au ministère de l’Économie, la dette publique était de 2.200 milliards d’euros. Elle se monte aujourd’hui à 3.200 milliards. 1.000 milliards de plus en 7 ans : une dérive inimaginable. Bruno Le Maire a été le ministre le plus dispendieux de la Ve République, avec un déficit passé de 3 % du PIB à un peu plus de 6 %. Le résultat est déplorable. » Que l'on sache, M. de Larosière n'est pas spécialement un affreux extrémiste ou populiste dont l'opinion ne compterait pour rien...
Bruno Le Maire est l'homme de tous les records : record de durée à ce poste de l'Économie et des Finances et record de brièveté, le 5 octobre dernier, au poste de ministre des Armées, lors de l'éphémère Lecornu 1...
Après son premier départ, Bruno Le Maire était parti enseigner en Suisse. Soit. Et le voilà maintenant dans un cabinet de conseil américain. Que la loi française, si tatillonne pour le moindre citoyen ou élu local, permette à nos grands argentiers de passer ainsi au service d'intérêts privés étrangers pose question. Et l'on songe, d'ailleurs, à la reconversion prochaine de notre Président, « à l'international », évidemment... Il n'y a pas si longtemps, et pour moins que cela, un certain Jacques Chirac parlait du « parti de l'étranger ». Et finalement, de Mitterrand à Macron, de Maastricht au Mercosur, tout était écrit, comme le relevait Georges Michel. Et Bruno Le Maire a apporté sa contribution à l'œuvre.
Des réactions politiques virulentes
Cette reconversion dans une entreprise étrangère a suscité des critiques de plusieurs parlementaires. « Bruno Le Maire, ex-ministre de l’Économie, rejoint un cabinet de conseil américain alors que l’industrie française sombre. Ce choix symbolise l’abandon de l’intérêt national par ceux censés le défendre… après avoir bradé nombre de fleurons français à des groupes américains ! », a dénoncé Alexandre Loubet, vice-président du groupe RN à l’Assemblée.
« Après avoir ruiné l’économie française, il essaie de se faire un max d’argent. Ces gens n’ont aucune éthique et n’agissent que par intérêt personnel », a de son côté lancé Philippe Murer, cofondateur du Mouvement politique citoyen.
Quant à François Ruffin, il a lui aussi la dent dure, mais juste : « Voilà par quelle élite, depuis 40 ans, la France est trahie. Bruno Le Maire laisse une dette record aux Français. Qu’il demande la nationalité américaine : maintenant, entre notre pays et les États-Unis, nos dirigeants doivent choisir leur camp. »
Cet envol américain a au moins une vertu : il signale la fin imminente du macronisme. Bruno Le Maire a compris qu'il n'y aurait pas de Lecornu 3, même pour un bail de quelques heures. Et que les Français ne veulent plus de lui. Mais observer les fossoyeurs de la France poursuivre leurs petites carrières en faisant de notre désastre un tremplin ne pourra qu'ajouter à la colère du peuple.
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114 commentaires
On n’ose supposer que Bruno Le Maire ait les moyens de le faire chanter pour obtenir ce poste. Donc, ou ce cabinet américain est inconscient… ou ils ont l’intention de faire systématiquement le contraire de ce que leur conseillera ce Mozart de l’incompétence.
Ce type c’est un nul….c’est pas moi c’est les autres, aucune droiture passé maitre des entourloupes bref les américains vont vite comprendre que c’est le mauvais cheval !
Donc Lemaire est passé en commission pour s’expliquer et?
Rien de fait, impunité complète, irresponsabilité républicaine et maintenant il part dévoiler ce qu’il sait aux américains.
Décidément la noblesse républicaine est vraiment bien responsable et patriote que celle de l’ancien régime.
L’argent de la trahison n’a…pas d’odeur !
Un ancien ministre qui va donc moneyer toutes les infos confidentielles de la France auxquelles il a eu accès !
un recyclage en agent de renseignements contre notre pays….sans compter tous les réseaux qu’il a conservé au plus haut niveau……
Que les Suisses aient embauché « Nono Ozieuxbleus » , ça leur ressemble . Par contre , qu’ une Cie Américaine leur succède , au vu de ses résultats et de ses antécédents est , pour le moins , plus surprenant !
Ils l’ont embauché pour faire des photocopies ??
Quand on dit que le meilleur allié de Churchill était Hitler, c’était pour ses incapacités à diriger l’Allemagne et la stratégie de la guerre. Le Maire, meilleur allié des USA, je comprends qu’il intéresse les… »intéressés » ahahaha.
Il a dit que « son intelligence » était un handicap ! on se pince…
J’ai souri en me faisant la même réflexion que certain ici « pauvre cabinet de conseil qui va se retrouver avec cet irresponsable jamais coupable de quoique ce soit » !
Puis un certain agacement de mesurer le cynisme du personnage en question sensé avoir œuvré de toutes ses forces pour la France et qui n’hésite pas une seconde à se mettre au service d’une forme de concurrence même si l’on a des doutes sur son efficacité !
Il risque malgré tout de déchanter rapidement car le vernis du prestige d’une fonction s’écaille très vite face au pragmatisme de ses nouveaux employeurs pour qui seuls les chiffres des résultats comptent la porte restant grand ouverte en cas de disgrâce !
Il me semble qu’en Suisse, il n’a pas été « prolongé ».
Moi, je songe à tous les gens qui estiment ne pas être à la hauteur pour se présenter lors d’une offre d’emploi et renoncent.
je souhaite vivement que les Américains qui l’embauchent, surtout le garde !!! ils se rendront compte un jour que le seul talent de Lemaire c’est de dépenser l’argent des autres ! Je me demande bien ce qu’un panier percé comme lui peut conseiller d’intelligent à d’autres ? agrandir le trou du pannier peut être !!!
Vous êtes dure avec ce pauvre Bruno, il aurait pu être de très bon conseil chez Marc Dorcel.
Il faut être bien nul pour embaucher une telle nullité. Au tour des Américains de se mordre les doigts.
l’adage disant que l’argent n’a pas d’odeur se vérifie aisément…d’ailleurs ce grand argentier autoproclamé et pommadé à loisir par la gente politique complice a prouvé que l’argent des autres ne coûte pas cher.
Ils vont où la soupe est bonne forcément.
Il va pouvoir continuer à gribouiller.
Ces gens sont sans morale.
Curieuse cette embauche, généralement les boîtes américaine ne recrutent que les compétents. Ceci dit, il faudrait savoir à quelle fonctions ce brillant personnage sera affecté.