Effet Charlie Kirk : Netflix et un dessin animé gender sous le feu des désabonnements

« Résiliez Netflix, pour la santé de vos enfants », a écrit Elon Musk, aussitôt suivi par de nombreux fans.
© Netflix / Hamish Steele
© Netflix / Hamish Steele

Sur les comptes américains du réseau social X, un appel au boycott de Netflix prend de l’ampleur. En cause : une injure à l’encontre du défunt Charlie Kirk, lancée par un graphiste militant LGBTQ+.

Un « gender-fluid » perd ses nerfs

Le 10 septembre, le Premier ministre britannique Keir Starmer a publié un texte réagissant à la mort de Charlier Kirk. Cela a fait sortir de ses gonds Hamish Steele. Il a traité Starmer de « tête de con » et de « sale grosse merde » - et Kirk de « nazi ». Une des innombrables insultes proférées par les gauchistes à l’égard du combatif influenceur américain, au lendemain de sa mort. Il semble que, depuis, Hamish Steele ait supprimé ce post. BV a tenté de le joindre, sans réponse de sa part. Dommage ! On aurait aimé savoir s’il maintenait ce terme de « nazi ».

Créateur d’un dessin animé produit par et pour Netflix, Dead End Paranormal Park, Hamish Steele n’est pas un inconnu. Ce Britannique de 34 ans s’identifie par les pronoms « lui/eux-elles » (he/they), manière de revendiquer une identité sexuelle fluctuante, « gender-fluid ». Fluide, peut-être, mais psycho-rigide, certainement : « Je suis gay et c'est vraiment ça qui me définit, expliquait-il en 2023. Parmi mes loisirs, il y a embrasser mon mari ! Et embrasser mon copain ! Regarder et lire des trucs gay et passer du temps avec mes amis gay. J'ai vraiment beaucoup de peine pour les hétéros, ils ont tous l'air si malheureux. » L’hétérophobie, c’est comme le racisme anti-Blanc : ça n’existe pas.

Dead End Paranormal Park : « fièrement LGBT »

Le dessin animé Dead End Paranormal Park aligne des personnages conformes aux convictions de son créateur et au cahier des charges de la plate-forme. Il y a un ado transgenre, amoureux d’un Vietnamien-Américain. Une ado pakisto-américaine. Une musulmane, irano-américaine. Le tout assaisonné de quelques démons. La série, diffusée en 2022, a été perçue comme « fièrement LGBT » et saluée comme « l’un de ces fantastiques dessins animés queer ». On ne saurait mieux dire.

C’est du Netflix pur et dur, me direz-vous. Détail gênant, et qui ressort maintenant que Hamish Steele a attiré l’attention sur lui en insultant la mémoire de Charlier Kirk : Netflix a classé le dessin animé « pour enfants », « à partir de 7 ans », et le qualifie de « décalé, onirique ». Deux mots décalés, pour le coup, par rapport à ce que représente une telle promotion du transgenrisme et des questions LGBTQ+ auprès de jeunes enfants. Contacté par BV, Netflix n’a pas donné suite.

Le classement "dès 7 ans" du dessin animé pro-trans.

Netflix et ses 300 millions d’abonnés

La colère des réseaux sociaux, d’abord dirigée contre Hamish Steele, se concentre maintenant contre Netflix. « Résiliez Netflix, pour la santé de vos enfants », a écrit Elon Musk, qui a donné l’exemple. Le mouvement est d’ampleur : de multiples personnes tweetent la capture d’écran de leur annulation d’abonnement. Combien ? Des milliers, des dizaines de milliers, sur les 226 millions de personnes qui suivent Musk sur X ? Impossible à dire.

Il y a exactement un an, Netflix avait déjà subi une vague de désabonnement lorsqu’on avait appris que son président, Reed Hastings, avait donné sept millions de dollars pour la campagne de Kamala Harris. Pas de quoi, pour autant, faire chanceler l’entreprise Netflix. La plate-forme a engrangé 22 millions d’abonnés supplémentaires, sur l’année 2024. Fin janvier 2025, elle totalisait plus de 300 millions d’abonnés dans le monde, dont 81 millions aux États-Unis.

Même si ses effets seront sans doute limités, l’épisode en cours reflète un ras-le-bol qui ne se cache plus, celui des conservateurs face à des progressistes prompts aux insultes, sectaires, donneurs de leçons… et obsédés par le désir de faire passer leur message à un public enfantin. Mais pervertir les esprits dès 7 ans est de moins en moins considéré comme normal, et cela est une vraie victoire face à Netflix.

Picture of Samuel Martin
Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

33 commentaires

  1. Netflix et autres plateformes tout comme les médias mainstream sont totalement insensibles à ces louables combats d’arrière garde, ils déroulent un agenda, une doctrine préparés de longue date par les milieux universitaires, politiques et financiers dits progressistes ou libéraux . Promouvoir l’individu quelque que soit son désir, ouvrir l’Occident en dénatalité au tiers monde en surpopulation est un business lucratif qui permet d’alimenter la pompe financière par de nouveaux consommateurs. Qu’importe que l’Occident ne produise plus rien, depuis 1973, il a créé la planche à billet universelle et depuis 1945 le monopole de la morale à imposer au monde mais jusqu’à quand Chine, Inde, Russie et autres vont ils supporter les oukases de cet empire pax américa décadent ?

  2. Aux USA, ce qu’il y a de démocratique c’est que le $ est roi. On l’a déjà vu avec la bière Budweiser ou les retropédalages de Zukerman et Co en fonction des revirements des consommateurs… Chez nous il y a les subventions d’argent public…

  3. Fluide sur le genre, rigide sur l’esprit (ce qui n’exclut pas le « corpore sano » pour les obsédés du sexe), vaste programme d’épanouissement ! Notre avenir obligatoire à tous ?

  4. Comme tout outil, il y a du bon comme du mauvais. Netflix, nous donne encore la possibilité de visionner nos choix. Et vous pouvez toujours zapper si vous n’aimez pas. Netflix me donne l’occasion de découvrir des téléfilms d’autres pays ( coréens, japonais, turques, indiens etc…) sous-titrés et d’en boycotter certains. De plus, je préfère que des artistes « wokes » créent leur propre série, avec leurs héros que déformer des classiques ou modifier des histoires traditionnelles à leur sauce. Il y a suffisamment d’infos qui circulent pour éviter le contenu qui pourrait être contraire à nos convictions. Commencer à « interdire »les créations c’est faire le jeu des dictateurs quelque soit leur tendance idéologique. Tant qu’on peut choisir et zapper… je ne voit pas pourquoi « jeter » Netflix!!

  5. Ce qui, en France, a fait le succès de Netflix c’est surtout la médiocrité de l’offre télévisuelle nationale. Les chaînes de télé françaises proposent avant tout des tonnes de publicité et parfois quelques films et téléfilms, soit vieillots, soit politiquement très orientés pour les plus récents qui ne sont pas moins LGBT friendly que Netflix. Et on s’étonne que les jeunes (et beaucoup d’autres) boudent ce brouet et préfèrent aller sur les réseaux ?

  6. Ce n’est pas vraiment de « tête de con » que ce grossier personnage à traité Starmer, mais je suppose que c’est pour la bienséance que vous édulcorez la traduction, tout comme pour « You’re such a fuking evil shit ».

  7. J’appartiens à une génération qui a connu les téléviseurs noir et blanc (la couleur était trop chère), les téléphones gris avec le cadran rotatif et bien sûr le fameux minitel … Je me tiens à l’écart de Farcebook, Amazon, Apple … et consorts. Netflix ? Je ne sais même pas ce que c’est ! Un smartphone, oui, c’est pratique … pour téléphoner. On me regarde souvent comme un dinosaure, une espèce de truc-machin improbable qui ne devrait pas exister. Bref, j’emm…e le monde et j’en suis fier. Dans mon entourage, les gens sont d’une bêtise insondable, ça ne lit plus ou alors le dernier Marc Levy, les connaissances historiques frisent le zéro absolu et la culture générale se borne à quelques vidéos TikTok, il faut reconnaître que l’éducation nationale en rajoute une couche bien épaisse. La seule façon de garder son indépendance intellectuelle est probablement de rester à l’écart de tous ses gadgets stupides destinés à laver le cerveau (pardon, brainwasher) et à transformer le citoyen en « cliqueur compulsif ».

  8. Ancien abonné Netflix, je ne regrette pas d’être parti. Tout politisé est immonde, on ne peut même plus se divertir sans qu’on nous serve la soupe immonde wokiste chez eux. Je leur souhaite la faillite !

    • Rendu : je suis abonné à la chaîne Netflix. On y passe des navets comme d’excellents films et je la regarde toujours avec circonspection. Je ne me considère pas pour autant « un cerveau fragile » Merci d’en prendre note ainsi que de la facilité à faire des amalgames.

    • Si on a un cerveau fragile on regardera tous les navets wokistes sur n’importe quelle chaîne de télé. Ceux qui regardent France télévision, eux, ont très probablement un cerveau fragile. Je suis abonnée à Netflix et je fais le tri évidemment dans ce qui est regardable. On peut y trouver de bons films et séries. Il suffit d’être vigilant. Arrêtez avec vos amalgames.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Jean Bexon démonte les FAKE NEWS sur la mort de Quentin Deranque au micro de Christine Kelly
Jean Bexon sur Europe 1

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois