[ÉDITO] Quentin : après les mots du procureur, l’honneur d’un homme tué par des lâches

Les idées d’ultra-gauche accouchent d'une sauvagerie bestiale. Et d'une lâcheté sans limite.
@Olivier Chassignole/AFP
@Olivier Chassignole/AFP

En quelques minutes, le procureur de la République Thierry Dran a réduit en menu bois les arguments des esprits distingués et assez ignobles qui considéraient, somme toute, que la victime n’était pas vraiment une victime. Que Quentin, « militant », « nationaliste », l’avait en somme un peu cherché (lire l’article de Jean Kast). Ou, du moins, que son entourage était venu pour casser. « C’est nous qui sommes agressés, réunion après réunion, par des gens qui s’appellent tantôt Némésis, tantôt Nous vivrons », hurlait Jean-Luc Mélenchon, ce 15 février, à Montpellier. « Agressés », vraiment ?

Il est un peu plus de 16 heures lorsque Thierry Dran s’installe derrière une table couverte d’une forêt de micros. Chemise blanche, cravate sobre, le procureur va parler quelques minutes à peine et répondre aux questions des journalistes de manière lapidaire. En quelques mots, tout est dit : lâcheté.

Mélenchon évoque une « rixe », bien commode pour renvoyer les meurtriers et leurs victimes dos à dos. Mais à propos de l’action des féministes de Némésis, le procureur n’emploie même pas le mot de manifestation, il parle de « démonstration » : sept jeunes femmes déploient une banderole. « Les Némésis avaient demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence, néanmoins ces derniers restaient à l’écart. » Donc, pas de provocation de ce que la gauche appelle « le service d’ordre de Némésis », pas de bagarre, pas de bande, pas de rixe. Plutôt des « individus » qui tentent très vite d’arracher la banderole des Némésis, dit le procureur, et ne s’en tiennent pas là. Ils exercent « des violences sur au moins deux jeunes femmes » : l’une est « étranglée », l’autre jetée au sol et frappée à terre. Bilan : deux et cinq jours d’ITT. Donc, des hommes jeunes, en pleine force de l’âge et en pleine possession de leurs moyens, ont brutalisé des jeunes femmes coupables de considérer que Rima Hassan n’a rien à faire à Sciences Po Lyon. Les idées d’ultra-gauche accouchent de cette sauvagerie bestiale, quand la gauche se gargarise d’égalité entre les sexes. Ces Français ont-ils une conscience, une morale, une mère, des sœurs, une éducation, un cerveau ? Comment l'idéologie dite « antifasciste » a-t-elle réussi à effacer en eux la moindre trace d’humanité ? Lâcheté.

À six contre un !

À cet instant, le procureur va encore briser une ligne de défense supplémentaire des nervis de l’ultra-gauche : les Némésis étaient protégés par d’affreux militants, forcément agressifs, forcément méchants, forcément cogneurs ? « À ce stade, les jeunes hommes chargés d’aider le collectif Némésis n’intervenaient pas », poursuit le procureur. Les agresseurs sont donc bien identifiés et ce ne sont pas les amis des Némésis venus les défendre.

Vers 18 heures, nouvelle séquence héroïque de l’ultra-gauche. Une vingtaine d’individus masqués et cagoulés attaquent à nouveau en position de force et dispersent les manifestants. Des militants s’en tiendraient là. Des gros bras ultra-lâches isolent trois garçons venus aider Némésis et les frappent sans limite à l’angle du boulevard Yves-Farges et de la rue Victor-Lagrange, dans le Ve arrondissement de Lyon. En écrasante supériorité numérique. Ils seront six (bien six !) à s’acharner contre un seul militant au sol, Quentin Deranque, qu’ils laissent pour mort. Des hyènes sauvages, déchaînées, sans le moindre risque. Lâches, toujours plus lâches. L’autopsie révèlera des « lésions à la tête », un « traumatisme cranio-encéphalique majeur », une « fracture temporale droite », des « lésions au-delà de toute ressource thérapeutique, mortelles à brève échéance », précise le procureur.

Sauvagerie et fraternité transfrontalière

Ces héros sont soumis à une enquête criminelle des chefs d’homicide volontaire et une enquête délictuelle pour violence aggravée par trois circonstances aggravantes, la réunion, le port d’un masque et le port d’armes. L’ultra-gauche, perpétuelle donneuse de leçons, dans ses œuvres. Personne ne s'est dénoncé, cela va de soi. Ces zélateurs infatigables de la fraternité transfrontalière quand il s’agit de migrants seront bien sûr prêts à tous les mensonges, face à la dépouille sans vie d’un jeune Français de 23 ans, jamais condamné par la Justice, venu protéger des jeunes filles. Lâcheté jusqu'à l'opprobre.

Reste à analyser les causes de cette dérive sanglante. La Jeune Garde et son nervi en chef, le député Raphaël Arnault, dont l’assistant a été privé de séjour à l’Assemblée nationale à la suite de cette affaire, devrait disparaître à jamais du monde politique. Le parti de Jean-Luc Mélenchon qui a accordé son investiture à ce fiché S et qui affiche une proximité ouverte avec son mouvement jusqu’à le faire applaudir en meeting devrait perdre à jamais toute crédibilité. Enfin, tout le spectre politique qui, du Parti communiste à certains LR, a noué des alliances avec le tandem LFI-la Jeune Garde lors des dernières législatives devrait a minima pleurer de honte. On attend des actes de ces grands prêcheurs de la repentance à tout propos.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

69 commentaires

  1. Quand on est fiché S, on doit être inéligible. Avec le système actuel, on aura bientôt des fichź S islamistes élus grâce aux Lfi, écolos et cocos qui les mettront sur leurs listes. Et ça passera sans soucis dans les circonscriptions à forte concentration immigrée. Et qui les empêchera de venir siéger en tenue islamique ?

    • Dans certains métiers, casier judiciaire vierge exigé et c’est normal, pour administrer une ville, ou être député, c’est quand même un minimum, surtout quand on voit le A N, pour violences , intimidation, ce personnage n’a rien à faire sur les bancs de l’A N
      Et pour votre argumentation, vous n’avez que trop raison

  2. J’ai apprécié les propos de Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Laurent Wauquiez aujourd’hui à l’Assemblée Nationale. Celà fait du bien, car nous ne sommes plus habitués à des discours fermes et offensifs. En espérant que la mort de Quentin va servir à décridibiliser LFI. Mais les réactions du parti socialiste sont inexistantes. C’est honteux. Que dit monsieur Hollande ? Pauvre Quentin assassiné par des lâches. Et la réaction du parti socialiste est également lâche.

    • J ai apprécié également pour une fois leurs discours. Hollande ne dit rien car il s associera avec LFI pour les présidentielles.

    • Ils sont tous « émus », mais ont aidé en 2024 à placer des LFI dont le R A à l’ AN, alors je veux bien mais à un moment…
      Et le pire c’est qu’ils feront la même chose aux prochaines élections, tout ça pour empêcher le RN
      Ces gens n’ont aucune morale

    • Tu parles, Charles !
      Ces gens sont des limaces sans honneur ! Devant l’émoi national suscité par l’assassinat sauvage de ce pauvre garçon par les miliciens de Mélenchon, ils sont contraints de réagir. Mais ne doutez pas un instant que dès l’émotion retombée, ils retourneront vite à leurs tractations et à leurs désistements honteux dans l’unique but de préserver leurs sièges et leurs prébendes, Hollande en tête mais également les macronistes de Attal ou de Braun-Pivet et une bonne partie de la pseudo droite LR de Retailleau à Wauquiez !

  3. Peut on penser que cette histoire épouvantable écorniflera un peu LFI et Mélenchon, qui utisent des arguments scandaleux pour tenter de se blanchir. Hélas ce n’est même pas certain… Notre pays part en vrille.

  4. La minute de silence, c est bien mais maintenant il faut des actes pour éradiquer cette violence qui gangraines de partout. Tolérance zéro ! Je suis confiante pour l enquête même si elle prends du temps. On a affaire à des agresseurs cagoulés. La vérité va éclater.

  5. J ai regardé un peu les questions à l assemblée. Elles concernaient principalement Quentin. Il y a eu la minute silence et les interventions des différents députés. Le première Ministre et le Ministre de la justice ont été à la hauteur. J ai senti et je peux me tromper qu il y avait un autre vent qui soufflait contre l’ultra gauche. Le discours de M Pannot était abjecte, elle rejetait la faute sur l extrême droite qu elle combat soi-disant et la police. La cerise sur le gâteau l aboyeur R Arnault n y était pas. Est ce par peur !!

    • Le R A n’était pas présent et d’autres de LFI non plus, les Caron Obono Boyard, Bompard , Bilongo, Portes, Shikirou, Diouara, Dufour, Guetté, Guiraud, Léaument et Soudais, pour ne citer qu’eux, tout ça pour ne pas faire la minute de silence, par contre pour le nael, ils étaient tous bien là

  6. Si la justice française reste molle au moment de juger cette bande d’assassins, c’est un vrai signal donner pour autoriser le lynchage de tout ce qui s’apparente à la vraie droite. De plus en plus de signaux montre une France qui s’effondre et s’enfonce dans l’ultra violence à l’instar des narco états. Et macron, il se souvient qu’il a un poste qui l’oblige à protéger les citoyens français, il attend quoi pour interdire LFI et ses affiliés comme la fameuse « jeune garde ». Est-ce que par hasard tout ça ne l’arrangerait pas ?

  7. le discours du procureur a été sobre et impartial: j’espère que la suite s’avèrera également sans préjugé. Les discours de cette extrême gauche sont à la source du mal. Comment un parti peut-il autant dériver vers la haine pure?

  8. Pour avoir milité dans ma jeunesse aux côtés de personnalités comme Gérard Longuet et Alain Madelin (anciens ministres …), je puis témoigner, que lors de bagarres avec l’extrême gauche, nous étions, couramment à 1 contre 5 à 10 et jamais dans l’autre sens ! Le décès qui a fait si grand bruit du militant dit « anti-fasciste » (stalinien) Clément Meric a été causé par la réponse par un coup de poing mortel donné à un agresseur (par derrière) DEBOUT ! La gauche n’attaque qu’en supériorité manifeste et n’hésitent jamais à frapper un adversaire à terre ! Ça n’a pas changé, mais aujourd’hui, leurs milices jouissent d’une impunité judiciaire et politique. On ne peut même pas dire qu’ils considèrent l’adversaire politique comme un ennemi ou … un chien, quels individus normaux, s’acharneraient à 6 contre un chien déjà tombé et inoffensif ?

    • Pour l’affaire Méric : celui-ci, avec deux comparses, avait attendu un jeune isolé supposé être d’extrême droite pour l’attaquer par derrière à la sortie d’un magasin. Le droitiste en se défendant donna un coup de poing dans la figure au jeune Clément.

    • Il restera des indecrottabes et en bon nombre et vous verrez dans peu de temps les indignés de ce jour s’allier sans vergogne aux « antifascistes » de lfi.

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