[ÉDITO] Au lieu de hurler au Trump, si on se réveillait !
On aime, on n’aime pas Trump : ce n’est pas le sujet. Du reste, il faudrait arrêter cette fâcheuse manie que nous avons, nous, en France, d’injecter à tout-va de l’affect dans les questions internationales et essayer de se rentrer ça dans le crâne : les États n’ont pas d’amis et n’ont que des intérêts. Mais il faut bien admettre que Trump - que cela plaise ou que cela ne plaise pas, donc - est, désormais, au centre du jeu international.
Or, la tentation, non pas de Venise, mais de Washington, depuis que le 45e président des États-Unis d’Amérique est devenu le 47e président de ces mêmes États-Unis, ne cesse de tarabuster une partie de la droite nationale française. Parce que Trump combat le wokisme, défend les valeurs traditionnelles dans son pays, il faudrait faire allégeance à l’hôte de la Maison-Blanche. Parce qu’il veut défendre les frontières de son pays contre l’immigration illégale, il faudrait accepter qu’il s’accapare un territoire pourtant placé de longue date sous la souveraineté d’un petit royaume qui n’a pas à rougir de son Histoire. Il serait grand temps de lire ou relire Jacques Bainville, qui, rappelons-le, au cas où on l'ignorerait, n’est pas un philosophe du XIXe siècle ! Sa Petite Histoire de France écrite pour les enfants suffirait largement à notre personnel politique d’aujourd’hui pour prendre un peu de hauteur et acquérir une certaine surface… Aussi, c’est à travers ce seul prisme de l’intérêt national qu’il faudrait examiner l’action et les déclarations de Trump.
La « construction européenne », entreprise de démolition
Ainsi, Trump, dans son discours de Davos, comme l’avait fait son vice-président Vance l’an passé, appuie là où ça fait mal, très mal : « J’aime l’Europe et je souhaite qu’elle se porte bien, mais elle ne va pas dans la bonne direction », affirme celui qui rappelle ses origines allemande et écossaise, et dénonce notamment une Europe devenue, selon lui, « méconnaissable » à cause de l’immigration de masse. Peut-on lui donner tort sur ce point ? Évidemment, non. La fameuse « construction européenne », depuis au moins quarante ans, n’est en fait qu’une vaste entreprise de déconstruction qui ne connaît jamais la crise ; pire, de démolition programmée de l’Europe dans ce qu’elle a de plus charnel et spirituel : les figures architecturales de nos billets de banque en sont le symbole abouti. On voit où nous a conduit le sacro-saint dogme de la liberté de circulation des personnes, des biens et des capitaux gravé sur le fronton du temple européiste. Immigration incontrôlée, pour ne pas dire incontrôlable, perte de notre identité, de notre souveraineté, désindustrialisation, recul de l'agriculture française, etc.
Monstre d'impuissance
Si on ajoute en parallèle l’édification d’une administration européiste tentaculaire, hors du contrôle des peuples, on voit qu’on a accouché d’un monstre d’impuissance. Impuissance des États dépossédés de leur souveraineté. Impuissance du monstre lui-même. Il ne pouvait pas en être autrement avec la course effrénée à l’accroissement sans fin de la bête qui, plus elle grossit, plus elle est impuissante. Von der Leyen a, du reste, l'intention de faire entrer d'autres pays, dont l'Ukraine (en 2027 ?), dans ce vaste « club de libre-échangisme ». Avec, en corollaire, de véritables aberrations, comme par exemple la création d’un commissariat européen à la Défense, d’un autre aux Affaires étrangères, compétences régaliennes par excellence.
Aberration qui atteint des sommets lorsque ces postes sont confiés, pour l’un à un Lituanien (Lituanie : 2,9 millions d’habitants !), pour l’autre à une Estonienne (Estonie : 1,4 million d’habitants !). La France, deuxième contributeur à l'UE, puissance militaire et nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, ou plutôt Emmanuel Macron, a laissé faire ce genre de monstruosité qui, au sein de l’Union européenne, ne profite en fait qu’à l’Allemagne et ne concourt en aucune sorte à faire de l’UE une puissance mondiale capable de tenir tête à Trump, Poutine et les autres.
Le nez dans notre « cacaphonie »
Et, aujourd’hui, cette monstruosité d’impuissance nous « pète à la figure » avec un Trump cash et sans cache qui nous met le nez dans notre « cacaphonie ». Un Trump qui vient d'ailleurs de créer à Davos même - succès diplomatique indéniable - son « Conseil de la paix » appelé, selon lui, à « devenir l’un des organes les plus importants jamais créés ». On notera que parmi les signataires, on trouve le dictateur azerbaïdjanais Ilham Aliyev. La preuve que les relations internationales ne relèvent ni des sentiments ni de la morale. Au-delà du sens de l’emphase du président américain, la question est de savoir si les États-Unis, fondateurs en 1945 à San Francisco de la charte des Nations unies, ne sont pas en train de créer une sorte d’ONU parallèle, même si Trump affirme qu’il travaillera en coordination avec l’ONU.
Or, demain, si l’ONU disparaît, c’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui disparaît aussi. Les sièges des cinq membres permanents de cette instance, dont celui de la France, seraient alors relégués au garde-meuble de l’ordre ou désordre international… Là encore, la France a du souci à se faire, notamment avec un Macron totalement démonétisé. Il ne resterait alors, à la France, pratiquement plus que son statut de puissance nucléaire. Sous réserve, bien sûr, que le monstre bruxellois - en fait l'Allemagne - ne se débrouille pas pour se l’approprier. Certains députés européens n'ont-ils pas eu, récemment, l'idée géniale de donner à manger au monstre le contrôle des exportations de matériel militaire ? Avec l'Union européenne, le pire est souvent certain.
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103 commentaires
« Immigration incontrôlée, pour ne pas dire incontrôlable, perte de notre identité, de notre souveraineté, désindustrialisation, recul de l’agriculture française, etc… » écrivez vous ! Certes, la France devient une portion croupion de cette Europe, mais tous les pays n’ont pas placé le curseur de la transmission de souveraineté(s) aussi loin et/ou prennent des mesures pour les restaurer. Ainsi de l’Allemagne, qui a su préserver son industrie, son agriculture et qui s’efforce de reprendre la main sur l’immigration, car le premier élément de souveraineté d’un pays, c’est sa frontière.
Il sera ainsi intéressant d’observer l’évolution du dossier Mercosur, sous l’angle Allemand, avec la problématique de la période transitoire. Par ailleurs et pour ce qui concerne la France, avec, de plus, un endettement de 3500 milliards, elle est dans la main de ses créanciers. Inutile donc de parler de souveraineté !
100 /100 d’accord Colonel
Merci beaucoup pour cet article
Bonne analyse
» On aime, on n’aime pas Trump : ce n’est pas le sujet ». Effectivement, à priori lorsqu’il est jugé avec l’état d’esprit des dirigeants européens qui privilégient le wookisme, se déguisent en bien-pensants redresseurs de tords, prétendent imposer leur vue sociale au reste de l’humanité. En ces matières nous avons un missionnaire de première classe, Macron, ce qui fait de lui un repoussoir, mauvais approche pour dialoguer, négocier.
La faiblesse de l’U.E. prend sa source dans celle des chefs d’Etat, lesquels constituent le Conseil européen censé superviser l’action de la Commission. Il ne joue pas son rôle. Dans la réalité, ces rôles respectifs sont inversés ce qui fait de l’Europe un bateau ivre, écartelé par Commission et Chefs d’Etat. Un monstre à deux têtes.
Qui plus est, un monstre écartelé par les visons diversifiées de son développement. Les uns défendent une Europe des Nations fortes, Meloni, Orban sont de ceux là. Les autres défendent une Europe fédéralisée à partir de Nations affaiblies, c’est le cas de Macron.
En résumé, l’Europe est écartelée comme l’est cet humain couché sur une roue, les quatre membres tractés par quatre chevaux. Elle ne peut que se disloquer. Et cette dislocation sera d’autant plus facile que son corps Bruxellois est particulièrement obèse aux intestins, le parlement, trop embrouillés, « gazeux » .
Trump, aidé de ses conseillers, perçoit ces faiblesses auxquelles il ajoute l’immigration massive incontrôlée, une submersion à venir. Il ne souhaite surtout pas entrer dans ce jeu malsain, source de conflits potentiels à l’échelle de l’Europe. Comme il le souligne pour l’Ukraine « C’est une affaire européenne ». Il nous met en garde.
« les États n’ont pas d’amis et n’ont que des intérêts.les États n’ont pas d’amis et n’ont que des intérêts. » A force de se laisser domine par des « déconstruits » on court à la décadence…. maintenant certaine.
Même si Trump est excessif et effrayant il a hélàs, fait un constat réaliste de l’état de la France
mais inutile de compter sur les polytocards, ils ne pensent qu’à leur gamelle
le spectacle affligeant à de l’Assemblée Nationale devrait alerter les citoyens , le meilleur reste à venir
Arrêtez d’éviter l’obstacle à propos de D. TRUMP: c’est un despote arrogant, incontrôlable, mais qui fout tellement la trouille qu’on préfère ne lui attribuer que des qualités. Bien sûr qu’il obtient des résultats, mais qu’a-t-il comme controverses? Même E MUSK a été écarté d’une chiquenaude dès lors qu’il lui a manifesté un désaccord!
Donald Trump me fait penser à Jim Carrey dans le film “menteur menteur”. Il ne peut pas s’empêcher de dire ce qu’il pense. Un défaut ? Pas sûr… De notre côté nous avons un président qui est bien à l’abri de tout ça et qui vient de prendre la décision la plus importante de ses deux mandats qui est de porter de belles lunettes d’aviateur. Mais, comme pour ses autres décisions, ça ne durera pas.
« Impuissance des États dépossédés de leur souveraineté ». Evitons cette fausse interprétation des faits qui tend à faire porter à la seule méchante Europe de Bruxelles la responsabilité de la perte de souveraineté des pays membres. Cette Europe là n’a jamais que les pouvoirs qui lui ont été volontairement concédés par les dirigeants des pays qui y adhèrent. Et, pour une partie d’entre-eux, contre la volonté exprimée par le peuple ou sans que rien ne lui ait été demandé. Si nous ne sommes pas satisfaits de Bruxelles, c’est à nos dirigeants et à nos parlementaires, seuls responsables de la situation, qu’il faut demander des comptes. Toutefois, éviter d’évoquer la responsabilité des électeurs qui portent des mondialistes au pouvoir, serait s’arrêter un peu trop tôt sur le chemin de la recherche des causes profondes de notre déclin.
Trump a raison. Il faut se réveiller au plus vite. Il faut sortir de cette Europe allemande conquérante et cesser de financer. Il faut un grand coup de pied dans la fourmilière.
« Europe allemande’…c ‘est ça le pire !!
VDL fait le boulot pour privilégier les intérêts de sa patrie en premier lieu et se son idéologie progressiste et destructrice.
Toutes les autres nations sauf 1 ou 2 trop
rares sont complices pour sauvegarder ce qu’elles considèrent comme leurs intérêts
mais la France a choisi depuis 50 ans d’être
complice sans préserver aucun de ses
intérêts. C’est de là haute trahison, rien
d’autre.
Vivement qu’on en sorte.
Ni les intérêts de la France ni ceux de l’Europe ne sont concernées par le Groënland qui n’est pas un territoire européen (pas plus au demeurant que l’Ukraine). La seule solution rationnelle au pb posé par Trump réside dans un referendum d’autodétermination du peuple groenlandais. Mais la France n’a ni titre ni intérêt à en parler. En revanche, le conflit entre deux pays membres de l’OTAN ruine le principe du commandement militaire unifié. La France devrait en profiter pour en sortir et revenir à notre participation antérieure à Sarkozy. Ce serait en outre un signal pour Trump que l’OTAN est susceptible de disparaître au préjudice du complexe militaro-industriel US. Nous payons dans ce bras de fer avec les USA la simili-guerre contre la Russie dans laquelle nous avons été entraînés par l’UE et les USA au mépris de la politique internationale que nous avions héritée du général de Gaulle.
Oui , la Russie n ‘est pas notre ennemie mais celui d ‘une Allemagne revancharde !!
Oui lui au moins il aime et défend son pays .
Il va falloir accélérer tant qu’il est temps, la sortie de cet état voyou virtuel …… sinon, nous achèterons bientôt des mouchoirs, le monstre et ses aficionados avancent à pas de géant contre nos intérêts !
Ce n’est pas avec macron qu’on va y arriver, lui qui nous a ridiculisés sur la scène internationale, nous ne sommes plus audibles ni crédibles c’est la réalité
Trump se paye sa tête et il a raison !!!
Les médias et les petits français de tous poils ont tellement craché et craché et craché sur Trump qu’il leur rend la monaie de leur imbécilité. Ici on fait du théâtre, on nous ment à longueur de journée et on nous pique notre pognon. Bravo Trump!