Donald Trump veut chasser le wokisme des musées américains

Assez de repentance et d'autoflagellation, place au « succès » et à « l'avenir » des États-Unis.
trump

Le président américain poursuit sa croisade contre le wokisme. Donald Trump a pris la mesure de l’ampleur du phénomène sociétal et traque, partout où il le peut, l’idéologie tentaculaire.

Sa dernière cible en date, les musées américains, parmi lesquels la célèbre Smithsonian Institution, qui reçoit près de 20 millions de visiteurs par an. Située à Washington et composée de 17 musées et galeries, on y découvre par exemple, à travers une collection de plus de 150 millions d’objets et d’œuvres d’art, l’Histoire de l’Amérique, la richesse des sciences naturelles et l’avenir des voyages dans l’espace. Le 19 août, le président des États-Unis a annoncé avoir sollicité la Justice pour enquêter sur des musées, dans tout le pays, qu'il accuse d'être woke.

« Les musées de Washington, mais aussi à travers tout le pays, sont pour l'essentiel les derniers restes du wokisme », a dénoncé le président, sur son réseau Truth Social. « J'ai donné instruction à mes procureurs de passer en revue [la politique des] musées et de commencer exactement le même processus suivi avec les universités, où d'immenses avancées ont été réalisées », a ajouté l’homme au franc-parler. « Ce pays ne peut pas être woke car le wokisme est fini », a-t-il proclamé.

Vanter le « caractère exceptionnel de l'Amérique »

Le 12 août, la Maison-Blanche avait annoncé à la Smithsonian Institution que l’administration allait s’assurer de son « alignement » avec le récit national prôné par Donald Trump, basé sur la « vérité et la raison ». Avec comme ligne directrice la célébration du « caractère exceptionnel de l'Amérique », la suppression des « discours clivants ou partisans » et la restauration de « la confiance dans [les] institutions culturelles ». « Le Smithsonian est hors de contrôle, où tout ce dont on parle, c’est à quel point notre pays est horrible, à quel point l’esclavage était mauvais […]. Rien sur le succès, rien sur la luminosité, rien sur l’avenir », s’est indigné Donald Trump.

En mars, un décret signé par le président américain visait à reprendre le contrôle des musées Smithsonian accusés d’« endoctrinement idéologique ». « Au cours de la dernière décennie, les Américains ont été témoins d'un vaste effort coordonné pour réécrire l'Histoire de notre pays, remplaçant des faits objectifs par un récit déformé, inspiré par une idéologie plus que par la vérité », écrivait Donald Trump, dans son décret. « Sous ce révisionnisme historique, l'héritage sans égal de notre pays dans la promotion de la liberté, des droits individuels et du bonheur humain est reconstruit comme étant de manière inhérente raciste, sexiste, tyrannique ou avec des défauts irrémédiables ». Le vice-président J.D. Vance, qui siège au conseil d’administration de la Smithsonian, a été chargé de « chercher à retirer toute idéologie inappropriée ». Donald Trump traque les fonds publics fédéraux qui pourraient financer des « expositions ou programmes qui déshonorent les valeurs américaines partagées et divisent les Américains sur le fondement de la race ». « Les musées dans la capitale de notre pays devraient être des endroits où les individus viennent pour apprendre, pas pour subir un endoctrinement idéologique », ajoutait-il, dans son décret.

Une rapide reprise en main d’institutions culturelles et éducatives

En ligne de mire, la lutte contre les récits woke tendant à culpabiliser les Américains, fonder l’Histoire nationale sur le racisme à partir de l’histoire de l’esclavage, promouvoir l’idéologie LGBT.

Quelques semaines auparavant, c’était à l’institution militaire que le président américain s’attaquait. Le 26 février, le Pentagone a ordonné à tous les services de l’armée de trier leurs archives et de supprimer toute mention qui « favorise la diversité, l’équité et l’inclusion ». « Mois de l’Histoire des femmes : un équipage entièrement féminin soutient les combattants », « Un pionnier de l’ingénierie commémoré pendant le Mois de l’Histoire des Noirs » : voici le genre d’articles ou photos qui sont retirés.

Donald Trump s’est réjoui d’une politique qui porte déjà ses fruits à l’université. Car depuis le début de son mandat, des coupes budgétaires nombreuses ont été décidées dans le milieu culturel et éducatif. Ainsi, par exemple, les universités d’Harvard et de Columbia se sont vu geler 2,2 milliards et 400 millions de dollars de subventions fédérales. Une pression qui s’inscrit dans une stratégie à l’échelle nationale : démanteler les programmes DEI (Diversité, Équité, Inclusion) et interdire l’enseignement de théories du genre ou du racisme structurel.

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Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

111 commentaires

  1. Repentance, autoflagellation, bien-pensance, sensiblerie, culpabilisation, tolérance… NOUS SAVONS OÙ ça nous a mené !

  2. Et pendant ce temps là en France des « féministes de gauche » (est-ce un pléonasme ?), défendent de concert le féminisme et l’islam.

  3. Certains dirigeants européens , missionnés pour prolonger le conflit russo ukrainien ayant échoués , vont-ils être chargés de faire barrage à la vague anti wokisme lancée par D.Trump , qui va traverser dans quelques temps l’Atlantique comme l’ont fait de précédents phénomènes sociétaux . Les peuples européens devront se battre sur deux fronts , la submersion migratoire et les tentatives d’effacement de leurs cultures .

  4. A quand un Trump français ???
    encore faudrait il que les français s’éveillent avant qu’il ne soit trop tard. Car les gauchos sont partout, gangrènent tout et certains s’allient maintenant avec les islamistes et au train ou ceux ci s’engouffrent…
    Bravo Mr Trump, au moins est il clairvoyant

    • Je dirais plutôt « Un ou Une » TRUMP ! Un homme ou une femme à ‘poigne » qui n’aie pas peur de prendre des mesures impopulaires, mais nécessaires (par exemple supprimer les avantages dont bénéficient nos « élites »).

    • @dudu
      Un Trump français, oui, nous avons ça en rayon.
      Encore faut-il que les électeurs veuillent bien ouvrir les yeux et s’informer correctement, c’est-à-dire aux bonnes sources.
      Il faut savoir, si OUI OU NON, nous voulons que la France reste la France.

  5. En France certains musées ont effacé « avant Jésus-Christ » de leurs étiquettes, remplacé par « avant notre ère »! C’était une atteinte à la laïcité!

  6. Bravo !….. et pendant ce temps-là Attal veut légaliser la GPA en France (sous des prétextes fallacieux), preuve que la France est toujours engluée dans cette infection.

  7. Un Président qui applique le programme pour lequel il a été élu….. Cela nous surprend et c’est salutaire.

  8. Oh là !
    Je sens que la « trumpophobie » aiguë va se lâcher !
    La chasse au wokisme est pourtant ce dont nous aurions bien besoin en France, ainsi que dans d’autres pays européens.
    Les gauchistes, partout dans le monde, se sont approprié « l’art, la culture, l’écriture, le cinéma, la programmation télévisuelle, etc. »
    En France les mêmes se sont acharnés sur les festivals, tel celui d’Avignon.
    Pour ces gens-là, ce petit monde de la culture, celui de l’entre-soi : « vous n’êtes pas de-gauche, vous n’y connaissez rien, dégagez ! »
    Donald Trump « ne récrit pas l’histoire de l’Amérique », il lui redonne son lustre, ses racines, ses réussites, ses échecs, et même ses erreurs.
    Je connais la Smithsonian Institution de Washington, c’est une oeuvre en elle-même, ces 10 dernières années elle a été dépouillée par la caste « democrat », ou serait-ce démoniaque…
    À New York le « MOMA » [Museum Of Modern Art] le musée d’Art Moderne a subit le même sort.
    Heureusement, « The Met », [the Metropolitan Museum of Art], et le très célèbre « Guggenheim », classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont été épargnés.
    En France, « Le Louvre » s’en sort bien, à Londres le « V&A » également, mais pour combien de temps ?

  9. Un bon coup de balai tout à fait salutaire pour couper les tentacules de la pieuvre Woke.la repentance l’autoflagelliiation et la culpabilisation sont des sentiments destructeurs de l’âme humaine .

  10. Ce qui ne se fait pas en huit ans en France, sous macronisme, se fait en 6 mois aux USA sous direction Trump. Ce qui se qualifie « décideur » et non « bavardeur ». Ce qui est révélateur du dynamisme de l’administration des USA, on ne peut plus réactive. En France, elle s’endort sur ses ronds de cuir. Pour s’en convaincre il suffit d’observer sa réactivité en présence des revendications des agriculteurs.

    Trump, un chef qui « cheffe ». Macron, un bavard gouverné par la peur, aux gesticulations grandiloquentes.

  11. Je propose à BV de donner « en miroir » de cet article le « programme » que le « ministère » de l’Education National vanté par la « Reine du 49.3″ veut instaurer dans le système scolaire français ! …

    C’est à des année lumières de celui ci :  » Une pression qui s’inscrit dans une stratégie à l’échelle nationale : démanteler les programmes DEI (Diversité, Équité, Inclusion) et interdire l’enseignement de théories du genre ou du racisme structurel. »

  12. C’est le président que l’on aurait pu avoir en 2022 si la cabale contre un certain Eric n’avait pas eu un écho sur les votes

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