Coupe du monde 2026 : le « Pride Match » Égypte-Iran à l’épreuve de la charia
La 23e édition de la Coupe du monde de football se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet.
Le football ne pouvant désormais plus se contenter d’être un sport qui se joue à 11 contre 11 avec pour objectif de mettre un maximum de buts à son adversaire, mais devant être un terrain militant, ce match avait été désigné par les organisateurs comme le « Pride Match » de la compétition. Ce, bien avant que le tirage au sort des rencontres ne soit effectué. C’est désormais chose faite. Le vendredi 5 décembre, en direct de Washington, les équipes qualifiées ont été intégrées à des poules et le calendrier de l’épreuve a été dévoilé.
Une lutte inappropriée
Roulement de tambour… Le match des fiertés joué en faveur de la communauté LGBTQIA+ opposera donc l’Égypte à l'Iran, deux pays qui... condamnent l’homosexualité ! Six mois avant le coup d’envoi de la compétition, le match qui se tiendra, le 26 juin, au Lumen Field de Seattle fait déjà polémique. Et pour cause : en Iran, les personnes de même sexe ayant une relation risquent la flagellation ou la condamnation à mort, tandis qu’en Égypte, si les amours de ce type ne sont pas explicitement interdites, l’État dispose d’un important arsenal juridique lui permettant, notamment via la loi 10/1961 relative à la lutte contre la prostitution, de sanctionner les personnes homosexuelles.
De fait, pour les deux nations, cette obligation ne passe pas. Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a déclaré, dans les colonnes de l'agence de presse ISNA : « Nous (l'Iran) et l'Égypte nous opposons à cette décision », jugée « irrationnelle » car favorisant un « certain groupe ». La télévision d’État a ensuite annoncé que l’Iran comptait « contester » ladite décision. Même son de cloche, ou presque, côté égyptien. Les médias locaux ont rapporté que la Fédération égyptienne juge cette désignation déplacée.
Ce qui devait être un grand moment de tolérance et d’ouverture d’esprit tourne à la catastrophe. Pour la deuxième fois… Pour rappel, lors de la précédente édition du Mondial, le port d’un brassard arc-en-ciel avait déjà fait polémique. La compétition se déroulant au Qatar, pays qui condamne également l’homosexualité, la FIFA (Fédération internationale de football association) avait menacé les joueurs voulant revêtir le symbole de la communauté LGBTQIA+ de sanctions pouvant aller jusqu’à l’expulsion. Les fédérations allemande, néerlandaise et anglaise, comme la fédération française, s’étaient alors débinées.
Un combat perdu d’avance ?
Qu’en sera-t-il, cette fois ? Si l’on en croit le média Outsport, le Seattle FWC26, l’équipe organisatrice de l'événement, n’envisage pas de faire machine arrière. Faute de pouvoir attribuer ce match des fiertés à la rencontre entre les États-Unis et l’Australie déjà désignée pour commémorer le Juneteenth, soit la fin de l’esclavage aux États-Unis, ou à celle dans laquelle évoluera le Qatar (ça coince encore), elle doit tenir bon… ou pas.
Il y a, a priori, plus de chances que l’événement soit annulé ou invisibilisé que maintenu tel quel. Jusqu’à preuve du contraire, les militants LGBTQIA+ font rarement le poids, face à la charia. En France, chaque année, les joueurs musulmans défient la LFP lors de la journée de Ligue 1 dédiée à la lutte contre l’homophobie en refusant de porter un maillot orné d’un badge arc-en-ciel.
Yoann Lemaire, président et fondateur de l’association Foot Ensemble, qui est à l’origine de l’opération, « Homo ou hétéro, on porte tous le même maillot », ne croit pas que les joueurs iraniens et égyptiens porteront un signe en faveur de la cause à l’occasion de la Coupe du monde. Il ne croit même pas que cela soit souhaitable. Il explique à BV : « Je trouve que ce serait une bêtise qu’il y ait les couleurs LGBT sur les maillots car il va y avoir une polémique. » Yoann Lemaire est en revanche favorable à une action dans le stade ou à l’extérieur.
C’est probablement comme cela que les organisateurs retomberont sur leurs pattes, en ménageant la chèvre et le chou. Est-ce vraiment l’idéal ? L’Iran et l’Égypte pourraient ainsi se voir conforter dans leurs positions. Pire : cela confirmerait que l’application de la charia est possible, même dans un pays aussi ouvert que les États-Unis. L’opération serait on ne peut plus contre-productive.
Elle est cependant instructive et confirme que le militantisme ou la politique n’ont rien à faire dans les stades ou sur les terrains de sport. Que les footballeurs tapent dans le ballon et que les supporters les encouragent, voilà ce que les amateurs de football attendent, rien de plus.
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21 commentaires
A propos de Coupe du Monde de Football , en tant que supporter « anti-Wok’Iste-compulsif » , j’espère que nous aurons le plaisir de découvrir une équipe du Sénégal composée de 11 « White » selon la logique D.Deschampn’esque !
Ça s’appelle la Norvège ou l’Islande !
il faut visiter les belles poules rue blondel à Paris, un métier vieux mais triste, on se sent mal, que la loi en tienne compte !
Comme souvent, Trump a raison : wokisme et politiquement correct finissent par le grand n’importe quoi. Qui veut faire l’ange fait la bête…
Le sport est le sport. Equipes d’hommes ou de femmes, (pas et), sans amalgame de religion, de préférence diversitaire ou je ne sais quoi./
La FIFA s’en tirera avec une des pirouettes dont elle a l’habitude. Qui sait, un autre tirage au sort ou un ballon aux couleurs arc en ciel, histoire que les joueurs se sauvent la face en donnant de grands coups de pieds dans les couleurs lgbt.
Cessons de tout mélanger, laissons les amateurs de foot vivre leur vie par procuration et pleurer éventuellement à chaudes larmes sur la défaite de leur équipe préférée. Inutile de vouloir amener les régimes musulmans à davantage de tolérance, ceux-ci vivent dans un monde d’obscurantisme et de peurs, comme si l’homosexualité « s’attrapait » comme la Covid par exemple. Pourtant on sait que dans ces pays où l’on doit se marier vierge, les pratiques homosexuelles cachées dans les familles, entre cousins, oncles et neveux, etc, ne sont pas exceptionnelles avant le mariage en bonne et due forme et son premier acte d’amour officiel…Pas vu, pas pris. Tous des hypocrites.
le Sport et la culture devraient logiquement être totalement indépendant et absent des politiques de tout bord, pourtant çà vas de pire en pire.
Excellente conclusion, le sport comme la chanson ne doivent pas faire de sociétal hors leur domaine strict.
Pourquoi tout mélanger ? Le foot, c’est taper dans la baballe et gagner des millions, il ne faut pas y voir autre chose. Quant à faire respecter les droits et les libertés des homosexuels en Égypte ou en Iran, cela n’a rien à voir avec le sport mais avec une certaine religion dont il ne faut pas prononcer le nom. Chez nous l’homosexualité a été définitivement dépénalisée le 4 août … 1982 (et avant cela, sous la Révolution Française). Pour le monde islamique, il faudra attendre encore quelques siècles et il faut avouer que la tendance actuelle n’est pas à l’ouverture, il suffit de voir ce qui se passe chez nous pour s’en convaincre.
Ces histoires de match arc-en-ciel LGB-machin n’y changera rien, nous ne sommes même pas capables de faire évoluer les mentalités chez les Français d’origine immigrée présents en France depuis plusieurs générations, alors, convertir les talibans à la cause des homosexuels … il ne faut pas rêver !
Il est bien naïf de croire que seul le fait de taper dans le ballon importe aux « amateurs de football ». Plus que le jeu, il s’agit de représentation et pour beaucoup importe plus l’équipe qui joue que le jeu. Il faut attirer le spectateur par tous les moyens : argent, nationalisme, parrainages. On en vient ainsi à dédier un match aux homosexuels pour susciter l’intérêt. Il y a aussi un match dédié à la fin de l’esclavage aux USA, et j’imagine que chaque match doit être mis à une sauce pour tenter de dissiper la monotonie du football et éveiller la curiosité.
Les drapeaux palestiniens seront-ils autorisés ?
J’aime quand les grandes idées progressistes se télescopent avec le réel.
J’espère que les joueurs de l’équipe de France cacheront leurs genoux.
En effet, et c’est rassurant, le réel finit toujours par se rappeler aux idéologues de tous poils ainsi qu’à leurs suiveurs béats. N’oublions pas que l’artificiel disparaît aussitôt que le réel cesse de lui offrir les moyens d’exister. Qu’adviendrait-il de l’idéologie diffusée par France Télévision ou Radio France si le contribuable pouvait décider de cesser de financer ces médias?
Finalement dans l’histoire, les russes peuvent s’estimer heureux d’être tenus à l’écart de ces grandes messes de la bien-pensance qui démontrent que la médiocrité est devenue la principale caractéristique de l’occident.
La Hongrie et la Russie ne participeront pas à le coupé du monde, donc il faut bien qu’ils trouvent des autres cibles.
Cette « Coupe du Monde » va être « sympathique » ! … OU PAS ! …
Les USA vont-ils accepter le « mélange » de toutes les idéologies sur les terrains de « soccer » ? ! …
Ils ont déjà « découper » les matchs en « quart temps » pour y insérer des « instants PUB » qui vont être très lucratives pour la FIFA ! … Au motif de « faire une pause rafraîchissement » pour les joueurs …
c’est quand même à mourir de rire cette histoire. Pour le coup, soutien aux iraniens et égyptiens
N’exagérons pas.
je trouve cela totalement ubuesque que ces « adorateurs » aient dit ET choisi UNE DATE pour leur « fameuse » revendication et que ce sont les équipes d’Iran et d’Egypte qui seront sur le terrain ! …
Comme quoi les « symboles » sont vraiment tenaces mais que la « réalité » les rattrape ! …