[CINÉMA] Pour la France sur France 2 : pas vraiment une ode à la France !
Dimanche 27 juillet, France 2 diffuse Pour la France, un drame sorti au cinéma en 2023, réalisé par Rachid Hami. Ce dernier a choisi pour son deuxième long-métrage d’adapter l'histoire vraie de son propre frère aîné, mort en 2012 lors d'un bizutage dans une école militaire. On y suit donc l’enfance de cette fratrie algérienne, son arrivée sur le sol français, les destins contrastés des deux garçons. Tandis que l’un vit d’affaires louches, l’autre file droit et entre dans l’armée. Mais celui-ci décède dans des circonstances troubles, lors d’un « bahutage », rituel d'intégration dans la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr. S’ensuit une difficile lutte face à la grande muette, peu encline à reconnaître ses éventuelles responsabilités. Cette triste affaire a été jugée en 2021.
Fier de vous annoncer la diffusion de POUR LA FRANCE dimanche 27 juillet à 21h10 sur France 2 !https://t.co/1TmC3OP7ae
— Rachid Hami (@rachidhami) July 21, 2025
Évidemment, la presse de gauche a adoré ce drame à connotation sociétale. France Inter a salué un « très grand film » à la réalisation « subtile » ; France Info a applaudi une œuvre « qui touche au cœur » ; Télérama a vibré pour ce « duel poignant avec l’armée française ». D’ailleurs, cet affrontement avec notre administration militaire n’est pas allé assez loin pour certains médias qui s’attendaient manifestement à un brûlot antifrançais. C’est notamment le cas de Le Nouvel Obs, pour lequel ce film « manque malgré tout d'un peu de colère », ou du magazine Vogue, dont le journaliste a ressenti « une légère frustration en tant que spectateur de ne pas aller au bout de cette histoire avec le procès et les condamnations ». Mettre en cause la France sans parvenir à la faire condamner, c’est frustrant, en effet.
Un rapport ambivalent à la France
Si Pour la France s’avère trop nuancé et pas assez haineux pour certains médias, il n’est pourtant pas dénué de tout discours culpabilisant ou vengeur. Ainsi, dès le début du film, alors que l’état-major indique aux membres de la famille Saïdi que leur fils ne pourra pas bénéficier d’une cérémonie aux Invalides ni d’une sépulture au cimetière militaire - deux traitements réservés aux militaires tombés au combat -, leur colère explose. La promesse d’une sépulture au Père-Lachaise, précédée d’une cérémonie d’hommage officielle, ne parvient pas à calmer leur courroux. Au sortir de la morgue, ils filent donc chez l’avocat, bien décidés à rendre justice au défunt Aïssa et à faire payer « ceux qui l’ont tué ».
De même, la victimisation raciale n’est jamais loin. « Tu trouves pas que c’est chelou, que le seul mec qui meurt sur leur soirée traditionnelle, ce soit un Arabe ?, s’interroge ainsi Yacine, le petit dernier de la famille. De toute façon, sur BFM, ils disent qu’à Saint-Cyr, ils sont tous racistes… » Un avis partagé par l’entourage de la fratrie : « Si ça aurait été un babtou, un Michel ou un François, là, ils lui auraient donné la Légion d’honneur direct ! », s’emporte un ami de l’aîné ; « Ton frère, on va le mettre dans un carré musulman. Pas avec des kouffars, des putains de mécréants ! », suggère un autre, entre deux bouffées de cannabis.
Ce mois : POUR LA FRANCE sur Canal+ / Canal+ Cinema.@canalplushttps://t.co/3KUb2MZUCK pic.twitter.com/oqzWKTLg90
— Rachid Hami (@rachidhami) September 10, 2023
Mais il se trouve que le défunt, lui, n’avait pas cette défiance pour la France ni cette haine des infidèles. S’il a été élevé par un père ayant les « colons » en horreur, Aïssa aimait sincèrement son pays d’adoption. Un attachement que le réalisateur semble parfois remettre en cause. Comme lors de ce flash-back dans lequel le jeune élève-officier se dit prêt à mourir pour la France et que le metteur en scène interrompt brutalement pour revenir au temps présent, avec un plan serré sur le cadavre du même Aïssa. Le message subliminal coule de source : il a voulu s’intégrer et voilà comment il en est remercié. C’est d’ailleurs cette vision des choses qu’a retenue le média France Info, dans sa critique du film : l’histoire cruelle d’un jeune homme « porté par une foi patriotique fanatique pour la France qui, finalement, lui plantera un couteau dans le dos ». Est-ce à dire qu’aux yeux de l’audiovisuel public, l’amour d’un immigré pour la France ne saurait être autre chose qu’un extrémisme insensé ?
L’impossible assimilation
Moins caricatural que la plupart des autres films français faisant l’éloge de la « diversité », Pour la France n’échappe cependant pas à certains stéréotypes navrants. Il ne s’agit nullement d’un film « loin des clichés », comme l’ont prétendu les médias de gauche.
Ainsi, le héros se trouve pris dans le piège classique de la double allégeance, souhaitant servir la France mais sans parvenir à se départir tout à fait d’une certaine soif de revanche. Son rêve reflète ce lieu commun identitaire : devenir « le premier chef d’état-major arabe de l’armée française ». « Et je recevrai les gens dans mon bureau, en fumant la chicha et en buvant le thé », confie-t-il à son frère, le sourire en coin.
Son frère, justement, n’est pas moins un cliché en pied. En bonne racaille de cité, il arrose ses proches de cadeaux hors de prix, achetés avec de l’argent à la provenance douteuse. Plus tard, lorsqu’il rend visite à Aïssa en Asie, il ne peut s’empêcher de déclencher une bagarre générale dans une discothèque, finissant sa soirée au poste de police, à la manière de ces « French Arabics » qui nous font honte à l’étranger. Heureusement, le très agité Ismaël retrouvera finalement la paix intérieure grâce à l’islam, lors d’une séquence surréaliste où il se rend dans un temple bouddhiste pour y prier… Allah.
Le film s’achève par un ultime flash-back dans lequel les deux frères se retrouvent enfin sur la même longueur d’onde, partageant un moment de complicité. Assis à l’arrière d’un taxi, ils se mettent à chanter à tue-tête les paroles d’un morceau de rap qu’ils connaissent par cœur : Pour ceux, du groupe Mafia K’1 Fry. Un titre communautariste en diable, dédié aux « jeunes des cités HLM », aux « sœurs » qui font « un mariage halal », à « tous ceux qui mangent pas de porc ». « Envers nous, l’État a des dettes ! », est-il aussi scandé. Pas vraiment une ode à la France.
Le PSG est en finale de la Ligue des champions, et je dédicace ce son « Mafia K’1 Fry - Pour ceux » à tous les supporters du PSG. pic.twitter.com/KgiYMzThpo
— Mookie (@MookieBarbu) May 8, 2025
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































59 commentaires
Encore une fois un film à charge pour la France. S’agissant de la Grande Muette, il n’y aura aucun contradictoire puisque comme son nom l’indique, l’Armée n’a que très peu voire pas du tout communiqué. Un peu plus de 70 000 spectateurs… Mais les critiques dithyrambiques sur Télérama et autres gaucho-médias. Pas de temps à perdre….
Comment cette belle gauche, qui déteste la France, pourrait-elle diffuser un film qui glorifié cette dernière.
Il y a bizutage et bizutage. Tous les deux ne sont pas forcement à caractère raciste surtout pas dans les écoles militaires en France Alors qu’ à une certaine époque dans les facultés de médecine le bizutage était une véritable dégradation de la femme .
Peu importe : il y a eu homicide involontaire dans ce sinistre bizutage.
On se demande ce qui se passe dans la tête des militaires mis en cause dans cette affaire criminelle…
Le reste est sans importance.
Je n’avais jamais entendu parler de cette histoire, j’ai connu le bahutage (et non bizutage) il y a 53 ans, il est vrai que cela pouvait être assez rude, d’autant plus que ça se passait au début de l’hiver dans la lande bretonne, il n’y avait pas encore de femmes à Saint-Cyr, c’était officiellement admis et je croyais qu’en 2016 cela avait été officiellement supprimé depuis longtemps.
Il y a bien longtemps que je ne vais plus au cinéma!
Il n’ y a que des navets qui sortent en France maisils ne sont pas comestibles!
Exactement, pour moi c’est pareil.
Je ne l’ai pas vu en salle et ne le regarderai pas à la télé. Pas de temps à perdre !
Faire jouer le rôle d’un général, qui plus est, affublé du brevet parachutiste un Laurent Lafitte qui ne sait pas faire la distinction entre une petite cuillère et un fusil est un comble, mais qui est dans le droit fil d’un film anti France, anti patrie digne de « cet acteur ». Un navet de plus pour France 2 avec nos sous, bien entendu ….
Sûrement
Ce film aux allures propagandistes, je ne le regarderai pas ! De toute façon, il y a longtemps que je zappe tous les films surtout actuels , des acteurs ou comédiens qui crachent sur les gueux mais pas sur leur argent. S’ils détestent la France, qu’ils retournent d’où ils viennent, il faut être cohérent les pleurnicheurs
Je ferai de même , Schmitt .
Pour moi Pareil.
Quand plus il n’y aura plus personne pour aller voir ces daubes, ils arrêteront le truc est qu’on arrête aussi les financements via nos impôts ils ne vivent que de ça
Encore un film de propagande à ne pas aller voir.
La cagnotte du CNC vient d’un pourcentage pris sur toutes les places cinéma vendues, heureusement il y a des films qui ne sont pas des navets pour payer ceux qui en sont ou le seront
C’est vrai qu à la lecture de cet article, on ressent la volonté du réalisateur d’ écorcher à vif la France et son armée d’ élites. Reste à définir dans quelles conditions cet homme est décédé, le bizutage qui est une pratique plus que contestable, reste hélas un rite de passage obligé dans ces grandes écoles. Il y a une autre réalité qui n’ est jamais évoquée car tabou ce sont les militaires de confession musulmane entrés dans l’armée française avec les problèmes que cela peut engendrer comme le refus de combattre dans certains pays parce qu’ils ne voudraient pas se battre contre des frères. L’ armée française doit elle se plier à ces exigences de diversité religieuse ou ethnique ? vaste sujet auquel il sera difficile d’ apporter une réponse.
Exact ! Comme je dis souvent, avant de combattre ses ennemis, il vaut mieux annihiler ses « ennemis intérieurs »
Ses parents et sa fratrie seraient resté en Algérie son frère ne serait pas mort et il n’aurait pas pu faire ce film orienté et coécrit avec Olivier Pourriol, sponsorisé par le Centre National du Cinéma à hauteur de 700 000 € d’avance sur recette et 42 000 € « d’aide aux Images de la diversité », salaires 110 000 € pour Rachid Hami, 63 000 € pour <Oivier Pourriol à valoir sur les futurs droits d'auteur et en temps que technicien, coproduction 93 % la France et 7% Taïwan
Il prend aucun risque même avec 5 000 entrées ou moins aucun argent personnel investi
Merci pour ces infos ! Une fois de plus, la propagande anti-France est financée odieusement par nos impôts !
La famille n’a qu’ a retourner en Algérie , pays qui nous crache dessus en permanence depuis les accords d’Evian.
La légion d’honneur ainsi que les honneurs militaires ne ce donne qu’a des combattants mort au combat.
Ce Saint-Cyrien certes mort dans un bizutage était prêt a donner sa vie pour sont pays d’accueil mérite le respect alors que sa famille ne mérite que l’opprobre et le renvoi dans cette Algérie qui n’est que haine alors qu’elle continue de recevoir une aide économique de la France , qui elle devrait rompre totalement toutes relations avec ce pays qui a été jusqu’à profané de cimetières chrétien , des églises…
TF2 est à boycotter, quel que soit l’intérêt de la chose.
Bientôt un film sur les dérives sectaires à Science po!
Que peut-on attendre de bon du service publique ?