À la mairie de Lille, la langue française ne fait plus l’unanimité

Fruit d’un communautarisme virulent, le rejet de la langue française s’observe jusqu’au sein de l’administration.
© Velvet Wikimedia Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International
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François Ier doit se retourner dans sa tombe. Près de 500 ans après la signature de l’ordonnance royale de Villers-Cotterêts, qui a fait du français la langue administrative du pays, celle-ci ne semble plus faire l’unanimité. C’est manifestement le cas à Lille, où certains agents de la ville ont pris la fâcheuse habitude de s’exprimer dans un autre langage. Une pratique devenue tellement courante qu’il a fallu adresser aux employés municipaux une note de service leur demandant de bien vouloir privilégier la langue de Molière… Datée du 30 juin dernier, la missive indique ainsi que « l'usage d'une autre langue ne saurait être admis dans le cadre professionnel, tant dans les relations avec les usagers que dans les échanges entre collègues », en vertu de l'article 2 de la Constitution qui stipule que « la langue de la République est le français ».

De quoi remettre l’église au centre du village ? Pas forcément. La presse locale nous informe en effet que la note de service demandant aux Français de parler français a « fait couler beaucoup d’encre » et que certains agents se sont sentis « heurtés ». Un émoi qui a poussé le directeur général des services lillois à s’expliquer. « Il s'agit simplement de rappeler que nous avons un patrimoine commun que nous devons préserver », s’est-il justifié. Dans un souci d’apaisement, Patrick Pincet a étayé son propos d’une anecdote personnelle étonnante : « J'ai été sous-préfet en Alsace et j'ai moi-même été agacé de voir que des maires parlaient entre eux en alsacien », a-t-il ainsi confié à La Voix du Nord. Serait-ce donc le ch’timi que les agents lillois se sont mis subitement à employer dans leurs échanges quotidiens ?

Le tabou de l’arabisation

Or, comme le constate un certain Jean sur X, non sans humour, « si tu trouves un Lillois qui parle ch’ti, capture-le, c’est un Pokémon rare ». D'autres regrettent que Lille ait changé. Violaine, sur Facebook, explique qu'elle ne reconnaît plus Lille Sud, quartier de son enfance : « L'âme d'un quartier vendu pour des voix dans les urnes. » Il est vrai que les options politiques de Martine Aubry, qui a dirigé Lille de 2001 à 2025, ont été pour le moins clivantes. Outre sa volonté farouche d’accueillir les migrants dans sa ville, une déclaration reste encore en travers de la gorge de beaucoup de ses administrés : « 35 % de Maghrébins, c'est génial. Moi, je m'emmerde dans une ville où on est tous pareils », avait-elle ainsi lancé, en 2011.

Cette histoire de note de service lilloise n’est pas sans rappeler une autre affaire très similaire. En 2014, un directeur général des services de la mairie du XXe arrondissement de Paris avait fait circuler un document interne demandant aux fonctionnaires de ne plus parler dans une « langue étrangère entre eux », causant le courroux des syndicats. La presse mainstream s’en était mêlée, accusant le directeur administratif d’avoir installé un « climat de terreur » et de faire vivre un véritable « calvaire » à ses employés musulmans. En clair, demander aux agents du service public de parler français constituerait déjà en soi une violence raciste…

Mais que chacun se rassure. Dix ans plus tard, la situation s’est nettement améliorée. Le communautarisme est en recul, la langue française est mieux maîtrisée que jamais. La preuve : dévoilé au printemps dernier par le ministre de l’Intérieur, le rapport sur les Frères musulmans préconise de lutter contre l’entrisme islamiste en généralisant l’enseignement scolaire de… l’arabe.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

49 commentaires

  1. Comment se fait il que l’on parle arabe dans administration française ? Je croyais qu’il fallait être Français ! Donc il y a des étrangers dans notre administration. Je m’explique : double nationalité pas admissible dans ce cas, la constitution précise FRANÇAIS, et non par exemple MAROCAIN-FRANCAIS. Faut supprimer la double nationalité et le droit du sol.

  2. Je rêve ! Il me semble que le minimum c’est de parler français dans les administrations. Cela me dérange bigrement d’entendre parler arabe à la caisse des supermarchés mais dans une administration cela me défrise carrément. J’ai déjà eu cette terrible expérience à la CPAM de Mantes la jolie, je devais remplir un formulaire et une des questions était mal rédigée donc incompréhensible. Au guichet, tout le monde parlait arabe. Quand mon tour est arrivé, l’employée payée avec mes impôts m’a tout simplement déclaré n’être pas payée pour m’apprendre le français ! 30mns de queue, pas de réponse et une humiliation. J’ai répondu n’importe quoi au questionnaire, finalement on a le droit de se tromper.
    Ne vous méprenez pas, vous serez bientôt obligés d’apprendre l’arabe ou de quitter le pays. On va tout leur donner et nous serons leurs dhimis, c’est en très bonne voie.

  3. Et encore une reculade de de plus et du terrain cédé, non pas aux musulmans mais aux islamistes. Contrairement aux français les islamistes s’en payent une bonne tranche au moins une fois par jour quand ils confirment que notre soumission et nos lois vont leur permettre de prendre le contrôle de la France et d’une bonne partie de l’Europe, sans guerre officielle …

  4. La méconnaissance de la langue peut avoir de graves conséquences. Ainsi j’ai renvoyé un colissimo et au lieu qu’il s’achemine vers le destinataire, en consultant le suivi, j’ai eu la surprise de voir que le colis m’était annoncé comme si j’étais la destinataire ! Retour à la poste où une employée a reconnu que plusieurs colis avaient connu la même errance avant d’être remis dans le bon chemin. Cet incident signifie tout simplement que les agents chargés des colis ne savent pas lire notre langue ! Car sur l’étiquette le mot Retour était bien écrit, visible et surligné. Dans le cas présent, l’incident ne peut avoir de conséquences graves mais on peut craindre qu’en d’autres circonstances, pour d’autres motifs, il en aille autrement !

  5. Il faut faire comme en Suisse vous avez 6 mois pour trouver un travail et apprendre la langue du pays ou alors c’est retour au pays.

  6. Un signal d’alarme de plus… Le pire c’est que le DGS a dû retirer sa note. MAis le plus inquiétant c’est qu’on en arrive là et c’est finalement d’une logique implacable : s’il y avait 50 millions de Martiens en France, le martien serait aussi une langue de la République…

    • C’est au moins le minimum, comme de s’habiller français aussi
      Ces employés municipaux doivent respecter ou partir, à un moment ça suffit, il y a des FDS qui n’ont pas de travail car leur sont préféré une certaine population, la discrimination positive ça suffit

  7. Lille : tragique
    Mais essayez Marseille à l’embarquement des bateaux pour la Corse , pas un seul des agents ne parlait le français avec ses collègues et péniblement avec nous autres…

  8. Ce n’est guère surprenant.
    Et si nous remplaçons tous les Lillois d’origine jusqu’au dernier par des petits hommes verts, c’est la langue des martiens qui fera l’unanimité.

  9. La Gôche m’insupporte de plus en plus !
    Vivement ma retraire pour que je puisse comme le chantait Bécaud : « Aller jouer l’étranger moi-même sous d’autres cieux »

  10. Être obligé de rappeler que le français est la langue du pays, ce fait devrait nous alerter ? L’immigration n’a pas d’impact selon les gauchistes, qui peut y croire. L’instant est grave et le face à face avec les anarcho-gauchistes est inévitable.

    • @Milan : « ce fait devrait nous alerter » ça ne peut alerter que ceux qui réfléchissent et s’informent, ailleurs que sur la télé/radio françaises s’entend, à la situation dans laquelle se trouve la Nation. Ce qui revient à dire une minorité de français, la majorité continuant à se bagarrer et s’invectiver sur le sexe des anges.

  11. Bon si nous n’avions pas perdu face aux anglais, avec pour corollaire la signature du traité de Paris de 1763, le monde parlerait probablement français…Quant à l’arabe…duquel s’agit-il ?

    • @ »JEAN BENOIT DECORSIERE : « Quant à l’arabe…duquel s’agit-il ? » Le savoir et le définir ne change rien, car de toutes manières ce n’est pas du FRANCAIS!

    • @Vimal : ça change quoi de le savoir? Que ce soit le Javanais, Lapon ou autre, en France on parle et on écrit Français, c’est la langue officielle qui doit être utilisée administrativement et dans la vie de la Nation. C’est écrit dans la CONSTITUTION, pourquoi vouloir tourner autour du pot en biaisant la discussion!

      • Si justement il faut nomment justement, assez de faux semblants
        Comme on rarement l’identité ne serait ce que le prénom d’un assassin quand celui ci n’est pas FDS et quand ils donnent le prénom comme pour l’assassin de Mélanie, c’est le 4ème prénom (Quentin) alors que le premier était Ali !!!

  12. La délivrance de la nationalité Française devrait être subordonnée à la connaissance de la langue française avec niveau B1 minimum .

    • Exactement, comme dans d’autres pays qui subordonne le droit de résider, de vivre et d’avoir des droits sociaux uniquement après avoir satisfait à la réussite d’un l’examen dont la teneur est établi par des instances habilitées pour et non par des parties politiques aux visées plus ou moins définies.

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