Émeutes immigrationnistes de Los Angeles : Trump à l’offensive

Soutenu par ses troupes et la presse pro-républicaine, Donald Trump attaque frontalement les démocrates californiens.
Capture écran Fox News
Capture écran Fox News

Alors que commençaient à dégénérer des manifestations tentant, depuis le 6 juin, d’empêcher des arrestations de clandestins par le Service de l’immigration et des douanes (ICE) à Los Angeles, Donald Trump a annoncé, samedi 7 juin, le déploiement de 2.000 gardes nationaux afin d’empêcher la propagation des émeutes. Dans la journée du 8, le département de police de Los Angeles (LAPD) a interdit tout rassemblement dans le centre-ville, indiquant avoir arrêté 56 personnes sur les deux derniers jours et déploré trois blessés légers dans ses rangs.

L'immigration au cœur du conflit

Très vite, communiqués et petites phrases ont dévoilé les véritables enjeux entourant des troubles qui n’ont évidemment rien de spontané. Les opérations d’activistes immigrationnistes de l’ultra-gauche américaine se multiplient en effet depuis le retour de Donald Trump et la mise en place d’un plan de lutte de grande ampleur contre l’immigration illégale. En mars dernier, il annonçait vouloir supprimer un programme mis en place par Joe Biden, permettant à des ressortissants de plusieurs pays latino-américains de séjourner légalement aux États-Unis pendant deux ans, du fait des atteintes aux droits de l'homme dont ils seraient victimes dans leur pays. Suspendu par une juge de Boston, ce projet de suppression a finalement été autorisé par la Cour suprême, le 30 mai. Par ailleurs, annoncée une semaine auparavant, l'interdiction de territoire américain pour les ressortissants de douze pays jugés à divers titres comme dangereux par Donald Trump est devenue effective le 8 juin.

C’est dans ce contexte d’accélération de l’offensive de l’administration fédérale américaine contre l’immigration illégale que la Californie, bastion de la gauche démocrate immigrationniste, a voulu réaffirmer qu’elle est un sanctuaire pour les migrants. Cette politique, décidée après la réélection de Donald Trump en novembre 2024, a amené ce dernier à annoncer qu’il allait priver les villes sanctuaires de subventions fédérales. Or, c’est bien en application de cette politique de sanctuarisation que la mairie de Los Angeles n’a opposé qu’une très molle résistance aux opérations d’entrave menées par les mouvements pro-migrants contre les arrestations de l’ICE.

Trump charge les démocrates

Face à cette obstruction, Fox News rapportait comment Donald Trump s’en est pris directement aux dirigeants démocrates locaux : « L’incompétent gouverneur Newscum [jeu de mot qualifiant Gavin Newsom de « scum », c’est-à-dire de racaille] et le maire [de Los Angeles Karen] Bass. » Et le président de prévenir : « Ces manifestations de la gauche radicale, provoquées par des fauteurs de troubles souvent payés, ne seront pas tolérées. »


Dans la foulée, le président américain annonçait son intention de « libérer Los Angeles », justifiant l’envoi de 2.000 gardes nationaux, dont seuls 300 ont été effectivement déployés depuis, sans intervenir : ils laissent la police locale faire le travail. On le voit, c’est un bras de fer qui se joue en Californie. Et prenant le contrepied de l’attitude de certains pays européens (et notamment la France), systématiquement enclins à baisser la garde face à la submersion migratoire, Donald Trump a choisi l’offensive. Et si la presse pro-démocrate américaine (comme, en France, l’AFP, Le Monde et autres journaux marqués à gauche) s’en prend à Trump et relaie abondamment les tentatives de contre-attaque des démocrates californiens, le président américain peut compter sur les médias de droite refusant de se laisser entraîner dans le Trump-bashing. Fox News en tête n'hésite pas à montrer des manifestants brûlant le drapeau américain. Cette affaire a aussi permis de mettre sous l’éteignoir la passe d’armes entre Donald Trump et Elon Musk, que leurs ego surdimensionnés alimentaient. Depuis le 7 juin, Elon Musk a relayé sans relâche, sur son compte X, les déclarations de Donald Trump et de son vice-président J.D. Vance sur la Californie.

Vos commentaires

37 commentaires

  1. Le plus triste, c’est qu’en vieille Europe, nul dirigeant ne prendra la même direction que Donald, même si c’est le vœu de plus en plus nombreux citoyens

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