VTC, bars, trains… le 100 % féminin, nouveau palliatif de l’insécurité

De moins en moins sereines (et il y a de quoi !), les femmes se renferment sur elles-mêmes.
femmes de dos
Illustration unsplasch

« Depuis 1946, l'égalité femmes-hommes est un principe constitutionnel. La loi garantit aux femmes dans tous les domaines des droits égaux à ceux des hommes. » Cette phrase est extraite du site gouvernemental vie-publique.fr. Si elle a un jour été exacte, aujourd’hui, elle ne semble plus d’actualité, tout au moins sur le plan de la sécurité.

Une femme peut-elle se balader seule le soir, aller en boîte de nuit, rentrer tard ou se garer dans un parking sans craindre une mauvaise rencontre ? Pour beaucoup, la réponse est non. En 2022, déjà, 76 % des Françaises disaient se sentir en insécurité dans une rue déserte. Depuis, les statistiques et les sondages manquent, contrairement aux initiatives visant à sécuriser la gent féminine.

L’égalité femmes-hommes, un concept obsolète

Très récemment, à Marseille, deux jeunes femmes, Vanessa et Laura, ont créé une société de VTC (voiture de transport avec chauffeur) dédiée exclusivement aux femmes après avoir constaté qu’une grande majorité d'entre elles ne se sentaient « pas à l’aise dans les VTC », notamment parce que « lorsque les heures sont tardives, beaucoup de chauffeurs masculins ne sont pas corrects ».

Pour que les femmes puissent voyager l’esprit libre, elles ont imaginé une entreprise qui leur permet de « choisir un chauffeur féminin » et, ainsi, « de se sentir en sécurité ». Leur société s’appelle Héra 13 Transport, du nom de la déesse grecque « protectrice des femmes ». Les deux amies confient également à BV avoir pensé à leur propre sécurité en créant cette entreprise, car en ne prenant que des femmes, elles évitent les clients qui pourraient avoir des comportements déplacés. L’opération est gagnante pour les personnes prenant place à l’avant comme à l’arrière du véhicule. Les retours sont aussi satisfaisants. Les femmes qui empruntent leurs voitures sont ravies, les mamans qui réservent pour leurs filles qui sortent tard, encore plus. D’autant plus que Vanessa et Laura attendent « qu’elles soient rentrées chez elles pour partir » et prendre une autre course.

L’idée d'un service 100 % féminin séduit. Dans d’autres domaines que le transport privé, il se développe également. Sur tout le territoire, des soirées « Maman va danser » ou « Maman sort ce soir » sont organisées. Le temps d’une soirée, de 20 heures à minuit, bars et boîtes de nuit n’ouvrent leurs portes qu’à la gent féminine. L’objectif est d'offrir à ces dames un moment de tranquillité, loin des regards insistants, des dragues lourdes ou des gestes déplacés des hommes. En d’autres termes, de leur permettre de passer quelques heures dans un cocon, loin de l’insécurité ambiante à laquelle elles sont sans cesse confrontées.

Le réservé aux femmes, un concept en vogue

Autre idée, venue de Metz cette fois : créer des places de parking réservées aux femmes. Suite à un viol commis au sous-sol d’un centre commercial de la ville, le maire LR de la commune, François Grosdidier, a décidé que les emplacements de stationnement situés à proximité des sorties seraient désormais dédiés à la gent féminine.

Avant cela, il y avait les salles de sport et les wagons des trains de nuit réservés aux femmes. Sur son site, la SNCF les vend ainsi : « Idéal pour un voyage en toute tranquillité. Il s'agit de compartiments exclusivement réservés aux femmes (ou avec enfants de moins de 12 ans) situés dans la voiture la plus proche du local des chefs de bord. Ce service gratuit est accessible en cochant "espace dame seule" lors de la réservation du voyage. Facile et rassurant, non ? »

Rassurant, oui et non. Évidemment, les femmes veulent être en sécurité et tout ce qui peut aller dans ce sens est une bonne chose. Pour autant, le fait que, pour cela, il soit nécessaire de séparer les représentants des deux sexes est pour le moins effrayant. Cela signifie que les hommes et les femmes ne peuvent plus vivre ensemble, qu’un grand nombre d’hommes ne sont plus maîtres de leurs pulsions et qu’ils considèrent les femmes comme des proies. Il n’y a pas de quoi être rassuré. En revanche, il y aurait de quoi se poser des questions pour trouver l’origine du mal et pouvoir enfin s'attaquer aux causes plutôt qu’aux conséquences. Mais ça...

 

Vos commentaires

46 commentaires

  1. Des dancings pour femmes ? Avec chambres au premier ? Faut pas charrier… Un bon paquet d’hommes ont tout fait pour, notez…

  2. Encore une facette de l’islamisation de la France ???? Les femmes d’un côté les hommes de l’autre !

  3. à la lecture de cet article je me dis que je suis contente d’avoir vécue ma jeunesse et mes 20 ans en 1975 .
    Certe j’étais parisienne mais la liberté et la sécurité me permettait de sortir seule de rejoindre mes copines , de prendre le métro en étant pomponnée sans être importunée – Alors oui il m’est arrivée d’être suivie, mais comme j’étais très sportive, je n’hésitais pas à retirer mes escarpins dès la sortie du métro et de piquer un spingt silencieux pour arriver en sécurité chez moi. Une fois un imbécile à cru pouvoir me suivre, j’ai pris les plus longs escaliers de la butte, et je l’entendais derrière perdre son souffle…. il a abandonné !

  4. Je vais avoir 60 ans et donc 20 en 1985, où j’allais en boite, au restaurant très tard le soir, sans problème, sans crainte de me faire agresser ou autres, je me dis que j’ai bien de la chance quand je vois la vie des jeunes femmes d’aujourd’hui ! Mais bon en 1985 la France allait encore « bien », enfin sur par rapport à maintenant, mais que s’est il passé entre temps ? Question ironique je le concède, on ne parlait d’élargir les trottoirs, les femmes se sentaient en sécurité mais maintenant …

  5. C’est effectivement une bonne chose que d’essayer de protéger (un peu) les femmes dans le domaine public. Mais, malheureusement, vous avez raison car c’est un pansement sur une jambe de bois si on ne s’attaque pas à la racine du mal qui s’étend de plus en plus. Car, et même si ce n’était pas parfais pour les femmes, y avait-il de tels problèmes il y a 40 ans dans une société que certains dépeignent comme toxique et patriarcale (blanche) ? C’est bien les changements culturels importés, la non-volonté de l’Etat d’assimiler (si c’est possible) et le laxisme judiciaire qui ont amené la France dans cet état de délabrement et ce retour à l’âge de pierre.

  6. Y aurait-il comme un « bug » dans l’intersectionnalité des luttes ? Parce que ce n’est pas Nicolas qui suscite ce recroquevillement sur son propre sexe ?

  7. Et voilà, ils arrivent à leur fin : la séparation des sexes. Bientôt, on va conseiller aux femmes de porter le voile pour ne pas être importuné. La boucle sera bouclée.

    • N’est-ce pas le but de cette insécurité installée (organisée ?) sur tout le territoire et touchant particulièrement les femmes ?
      Peu à peu, l’inéluctable se met en place…

    • Hélas , vous avez entièrement raison et ce qui est regrettable c’est qu’une bonne partie des filles bien de chez nous complètement lobotomisées, adhèrent à ce concept,

    • je rappelle que c’est déjà le cas : des femmes mettent des sur-vêtements amples pour cacher leur tenur réelle (reportage vu sur CNEWS) pour ne pas être importunée mar les musulmans dans la rue ou les transports en commun

      • Dans les années 60, nous étions plus qu’importunées entre autre dans le métro, mais il y avait des limites qui, si elles avaient été dépassées, auraient déclenché l’intervention des autres voyageurs.

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