[VOTRE AVIS] La loi sur le suicide assisté vous inquiète-t-elle ?
Ce mardi 27 mai, les députés ont voté la loi ouvrant le droit à l’aide à mourir. Elle a été adoptée par 305 voix pour, 199 contre, 57 abstentions (voir ici l'analyse du scrutin, qui a voté comment). Selon l'article 2 du texte de loi, « l’aide à mourir consiste à autoriser et à accompagner une personne qui en a exprimé la demande à recourir à une substance létale ». Le malade devra s’administrer lui-même le produit, mais avec une dérogation possible : « Lorsque la personne n’est pas en mesure physiquement d’y procéder », elle pourra se faire administrer la substance par un personnel soignant (médecin ou un infirmier). En clair, la loi légalise le suicide assisté pour les personnes « éligibles ». Une rupture civilisationnelle pour les opposants à cette loi qui devra passer au Sénat dans les prochains mois. Alors...
À ce sujet — [ÉDITO] Les députés brisent un tabou
Votre choix :
Pour consulter notre question de samedi dernier (« Faut-il supprimer l’argent liquide pour lutter contre le narcotrafic ? ») et y répondre, si vous ne l'avez pas encore fait, cliquez ici.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts


































78 commentaires
On s’inquiète de ce que les jeunes sortent le couteau pour un oui ou pour un nom, et qu’ils n’aient pas de respect de la vie. Quand on rend légal le meurtre des bébés non encore nés, et qu’on envisage un délit d’entrave au suicide, comment voulez-vous que les jeunes respectent la vie des autres?
Encore et toujours des lois contre le droit de vivre ,et nos dirigeants nous mobilisent contre la guerre en Ukraine ,ou le blocus de Gaza ,la vie aurait donc une autre valeur dans ces régions du monde ?
Tout comme pour la loi Veil, il est bien évident que cette libéralisation du droit de tuer va progresser assez rapidement ,mais l’opinion publique y est largement favorable,pour une fois les élus répondent aux attentes de leurs électeurs .
Je partage entièrement les propos du député Hervé de Lépinau, et j’ajoute ceci :
Ce faisant, c’est le retour au IIIème Reich par le piétinement du Code Nuremberg 2 institué dès les lendemains de la gerre 39-45 pour contrer les atrocités de toute nature commises par les médecins nazis. Au surplus, le délit d’entrave ajouté à cette loi aux contours imprécises et sujette à interprétation arbitraire de chacun est le paravent qui ne permet en réalité à la personne concernée qu’un choix sous la pression sociale et non un consentement libre et éclairé, en somme un diktat déguisé conduisant à une décision irréversible. Par ailleurs, dans ces conditions, j’aimerais savoir où se situe la liberté de conscience promise au professionnel de santé à se manifester ?
Vous connaissez le pompon ?
Olivier Falorni, porteur de la Loi, pour sa dernière cmapagne électorale aux Législatives, été représenté tout sourire attendri …..envers une vieille mamie « c’est pour mieux te manger Mère Grand »….
Mais le pire est dans l’ignoble – je ne trouve pas d’autre mot – amendement pour instituer un délit d’entrave. Même Hitler, quand il avait institué l’euthanasie pour les déficients mentaux, n’y avait pas pensé. Honte à Falorni, Touraine et consorts, certainement tous issus de la maçonnerie (voir la courageuse chronique d’Alain Minc, pourtant peu susceptible d’être traité de représentant de « l’extrême droite » parue dans le Figaro magazine la semaine dernière).
C’est exactement mon avis en premier lieu, avec la même référence aux nazis qui n’ont pas été jusqu’à interdire toute opposition exprimée!! La France a ici légalisé sa dictature absolue sans possibilité de réaction démocratique accordée à ses citoyens-esclaves! Par un vote des élus, comme en 33. « Français, vos frontières ne sont pas encore fermées, profitez-en pour vous évader de ce goulag en devenir! »
D’accord avec vous. C’est une aberration.. Délit d’entrave ! Idem avec la clause de conscience concernant l’avortement. On pourrait avoir, au moins, le droit de se poser contre ces pratique; le droit de se sentir coupable si l’on pratique des gestes qui sont contraire à son sens moral, très reflechi.
Question délicate car cela relève véritablement de l’intime. C’est la première fois qu’un tel vote me pose problème. Donc OUI. Ce sont les dérives qui m’inquiètent le plus dans l’avenir et une éventuelle inscription dans la Constitution comme l’IVG en a fait l’objet.