Viol de Claire Géronimi : la sororité sélective de la Fondation des femmes

Au lieu de se contenter d'apporter son soutien, la militante féministe choisit de taper sur l'extrême droite et CNews...
Fondation des femmes

Après avoir brillé par son absence de soutien envers les victimes et son silence pesant pendant près de deux ans, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, sort de sa réserve. La militante féministe revendiquée a (enfin) décidé d’apporter son soutien à Claire Géronimi et Mathilde, dont le violeur, un Centrafricain sous OQTF, vient d’être condamné en première instance à 18 ans de réclusion criminelle. Pour rappel, Claire et Mathilde ont toutes deux été violées par un même homme, Jordy Goukara, le 11 novembre 2023, dans leur hall d’immeuble. Mais au lieu d’adresser simplement un mot de réconfort aux deux jeunes femmes très éprouvées, Anne-Cécile Mailfert décide d’abord de taper sur « l’extrême droite ». Et ce, alors même qu’une des deux victimes aurait, selon Alice Cordier, présidente de Némésis, demandé à la Fondation des femmes de venir l’épauler pour le procès…

Une vidéo déplacée de la militante féministe

Dans une courte vidéo publiée sur son compte Instagram, ce 25 septembre, la présidente de la Fondation des femmes accuse, en effet, « l’extrême droite » d’instrumentaliser les viols de Claire et Mathilde à des fins politiques. « L’extrême droite fait de la propagande sur nos dos, sur nos viols, sur les crimes commis à notre encontre », dénonce-t-elle. Et pourquoi « l’extrême droite » (comprendre, notamment, le collectif Némésis et les médias conservateurs) agirait-elle de la sorte ? Pour « mettre au centre du débat l’immigration, un agenda raciste et xénophobe », s’emporte Anne-Cécile Mailfert, et pour « se donner une bonne image ». La militante féministe profite de l’occasion pour s’en prendre également à CNews… Certes, la présidente de la Fondation des femmes conclut son laïus par un timide « soutien à Claire et Mathilde », mais aux yeux de nombreux de ses commentateurs, cette dernière phrase sonne « faux ».

En effet, comme le dénonce Claire Géronimi sur ses réseaux sociaux, cette courte vidéo ne fait qu’« alimenter la haine » à son encontre. « On accuse l’extrême droite de ne défendre que les violeurs frappés d’une OQTF… et parce que je suis vice-présidente de l’Union des droites pour la République [UDR, le parti d’Éric Ciotti, NDLR], je suis donc visée », s’indigne ainsi la jeune femme, sur son compte X. « Étiquetez-moi comme vous le voulez, mais Éclats de femme, l’association que j’ai créée après mon agression, soutient TOUTES les victimes. CNews, par ailleurs, a été l’une des seules chaînes à me donner la parole », ajoute-t-elle. Et au-delà du débat sur « l’extrême droite », Claire Géronimi adresse une dernière question à Anne-Cécile Mailfert : « Où étiez-vous, il y a deux ans ? » Une interrogation que l’on retrouve à de nombreuses reprises sous la publication de la présidente de la Fondation des femmes.

Le tragique silence des féministes

En effet, quelques semaines après le terrible viol subi par Claire Géronimi, Boulevard Voltaire avait pu recueillir le témoignage de la jeune femme. Elle expliquait alors qu’à l’exception du collectif Némésis, qui l’a « beaucoup soutenue », « les autres collectifs et associations féministes n’ont jamais répondu à ses appels ni envoyé de message de soutien ». « On parle de sororité, mais pas pour tout le monde, visiblement. » « Aucune féministe de gauche n’est venue me parler », confiait encore Claire, en décembre 2023. Et les très rares néo-féministes à lui avoir apporté un rapide soutien ont toujours nuancé leurs propos en ajoutant, par exemple : « Claire fait le tour des médias, en plein milieu du passage de la loi Immigration profondément raciste, afin de stigmatiser encore plus les étrangers. » Un message de réconfort qui manque légèrement de chaleur !

En définitive, parce que son agresseur est un étranger visé par une OQTF, Claire Géronimi n’a pas eu le droit au soutien de la communauté féministe. Semaine après semaine, le silence des militantes féministes s’est intensifié. Seule Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, a accepté d'apporter un soutien public et fort à la jeune femme.

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Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

74 commentaires

  1. Anne-Cécile Mailfert. En bonne gauchiste.

    Figurez vous qu’elle est la compagne de Stéphane Sitbon Gomez, l’adjoint de Delphine Ernotte à France Télévision.
    Qui se ressemble s’assemble .

  2. Les faits, juste les faits. Si notre pays exécutait les OQTF, combien de délits évités (vols, viols, coups et blessures, morts) ? Bien entendu, connaîtrait encore des drames mais moins. Tout doit être fait pour protéger notre population.

  3. Il faut cesser avec ce vocabulaire du wokisme : sororité etc Tout cela est à géométrie variable, maintenant presque tout le monde s’en aperçoit. Claire Geronimi est particulièrement perspicace dans ses constats ( Europe 1 _ pas ailleurs… ) ; elle précise que la plupart des hommes ( « qui ont un surmoi »… dit-elle ) ne sont pas du tout tels que les « féministes » le disent à l’envi; soit : presque tous des prédateurs, ou dangers publics si on préfère…. Le danger vient particulièrement des récidivistes ( parfois de très nombreuses récidives ). Ce propos éclaire les esprits sur la réalité.

  4. Quand les chiffres des prisons nous disent que 80% des personnes dans les prisons sont originaires de l’immigration et qu’aussi 80% dans les prisons y sont pour agression sexuelle, ce n’est plus de la propagande. Quand les chiffres parlent ce n’est plus de la propagande mais la vérité. Quand cette dame parle, oui, elle fait de la propagande, la vérité ne l’intéresse pas.

  5. Moi qui ne suis qu’un vieux mâle blanc toute ma vie j’ai aimé et respecté les femmes et les enfants sans jamais la moindre violence physique ou verbale et cela sera jusqu’à la fin de ma vie ; j’exècre la violence et les coupables ne seront à mes yeux jamais assez condamnés ; je suis consterné par la multiplication des violences qui leur sont faites de jour en jour et je n’admet pas que dans mon propre pays elles ne soient pas farouchement défendues et soutenues en dehors de toutes considérations politiques , avec lucidité et équité ! ! Visiblement la FRANCE DES DROITS DE L’HOMME n’est pas la FRANCE DES DROITS DE LA FEMME NI DES ENFANTS ! Toutes ces pseudos feministes endoctrinées gauchiasses sont pour une majorité bien plus motivées à faire des procès politiques et à mettre tous les hommes dans le meme sac que de soutenir réellement avec force sincérité et empathie leurs congénères victimes ..Elles brillent par leur silence ptincipalement quand les criminels sont étrangers !!! une injustice innacceptable .Peut être que la défense des femmes comme des enfants maltraités devraient etre aussi une préoccupation majeure d’hommes et femmes de lois et de volontaires organisé(e)s en groupements ou assocaitions de défense APOLITIQUE puisque il n’est pas possible de faire confiance aux pseudos féministes !!

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