Trump impose sa marque : le Comité olympique américain exclut les femmes trans
« Merci Stephanie ! » Début avril, Stephanie Turner, une escrimeuse américaine, posait un genou à terre, retirait son casque et expliquait son refus de concourir face à une athlète transgenre. « Je refuse de me battre. Cette personne est un homme ; moi, je suis une femme, et c’est un tournoi féminin », assumait-elle. Aussitôt, Stephanie Turner était exclue de la compétition. La Fédération d’escrime américaine, qui s’érigeait « contre les discours de haine », soutenait alors la sanction prise à l’encontre de l’athlète américaine. Trois mois plus tard, retournement de situation. Suivant les directives du Comité olympique et paralympique américain, la Fédération d’escrime américaine annonce un changement des règles qui entrera en vigueur dès ce 1er août. Désormais, pour les compétitions d’escrime, seules les athlètes de « sexe féminin » pourront concourir dans la catégorie « femmes ». Les autres athlètes, à savoir « tous les athlètes non éligibles à la catégorie des femmes, y compris les femmes transgenres, les hommes transgenres, les athlètes non binaires et intersexués et les athlètes masculins », concourront dans la catégorie masculine.
Mise en conformité avec un décret de Trump
Ce changement de politique, annoncé ce 22 juillet sur les réseaux sociaux de la Fédération d’escrime américaine, fait suite à la nouvelle politique adoptée discrètement par le Comité olympique et paralympique américain (USOPC). Mi-juin, dans la plus grande discrétion, le Comité américain a ainsi mis à jour les règles de participation aux compétitions olympiques. Une section, intitulée « exigences complémentaires », a été ajoutée au règlement. Désormais, « l'USOPC s'engage à protéger les chances offertes aux athlètes de participer au sport ». Cela signifie que « l'USOPC continuera de collaborer avec diverses parties prenantes ayant des responsabilités de surveillance pour garantir que les femmes bénéficient d'un environnement de compétition juste et sûr, conformément au décret 14201 ». Une formule légèrement floue qui conforme le règlement olympique américain à la législation de Donald Trump. En effet, en février 2025, le président des Etats-Unis publie un décret - le fameux décret 14201 -, surnommé « Tenir les hommes à l’écart du sport féminin ». Avec ce décret, qui se fonde sur une définition « biologique » et « immuable » de la notion de sexe, la Maison-Blanche souhaite « protéger les possibilités pour les femmes et les filles de concourir dans des sports sûrs et équitables ».
Alors que les prochains Jeux olympiques doivent se tenir en juillet 2028 à Los Angeles (Californie), le changement de politique du Comité olympique américain n’est pas sans conséquences. Outre la Fédération d’escrime américaine, la Fédération de gymnastique américaine a d’ores et déjà supprimé de sa page Internet sa précédente réglementation en matière de participation des personnes transgenres et annonce « évaluer » sa nouvelle politique d’éligibilité aux compétitions féminines. Côté natation, également, les instances ont annoncé réfléchir à une mise en conformité de la réglementation. Avant l’USOPC, suite à une enquête fédérale, l’université de Pennsylvanie, qui participe à l’une des plus prestigieuses compétitions universitaires de natation, envisage également de s'excuser et de restaurer les titres et les dossiers des athlètes féminines qui ont été « détournés par des athlètes masculins ». En 2022, Lia Thomas, une athlète ouvertement trans, avait ainsi emporté le prestigieux championnat universitaire, devant des nageuses femmes.
Un changement demandé par des athlètes
Ce changement de politique a été salué par de nombreuses organisations américaines qui militent pour la protection des athlètes féminines. Outre Stephanie Turner, d’autres athlètes avaient ainsi, récemment, choisi de protester publiquement contre la participation de personnes transgenres dans les compétitions féminines, au risque de mettre leur carrière en danger. En juin, deux athlètes universitaires avaient fait le choix de tourner le dos au podium en signe de protestation après qu’un athlète transgenre avait remporté la 5e place d’un concours de saut. « Nous l’avons fait parce que quelqu’un doit dire que ce n’est pas juste », expliquait l’une des deux jeunes filles.
En France, lors des derniers Jeux olympiques et paralympiques, une athlète transgenre italienne, atteinte d'une déficience visuelle, a été qualifiée pour les demi-finales féminines du 400 mètres et du 200 mètres.
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60 commentaires
Trump a l’autorité légitime que ne possèdent plus les dirigents européistes!
Et les hommes trans ?
On va encore voir des « femmes » (seulement en apparence) battre des records féminins, au grand dam des vraies femmes.
Et les féministes elles sont où ? Elles ont poney ? C’est vrai qu’au planning familial il y a des hommes « enceintes « … en tout cas si on n’empêche pas les transgenres de venir faire des compétitions chez les femme, progressivement il n’y aura plus aucune femme sur les podiums… on n’a qu’à créer une catégorie transgenre et y mettre tout ce qui ne se reconnaît pas homme ou femme biologiquement parlant … pas compliqué
Incroyable même ça ….
Une boxeuse qui n’était pas vraiment de chromosome XX, lors des JO, ses adversaires de vraies femmes déclaraient forfait bah oui sinon elles se faisaient massacrer, et donc médailles mal acquises, après les JO, reconnu comme XY donc pas vraiment femme mais médailles retirées ou pas je ne sais pas
TRUMP a raison il est temps que le bon sens et la raison reviennent et vu les dégâts c’est pas gagné
Encore heureux