Trump contre les universités : « Le wokisme n’est pas une idée parmi d’autres. »
Dans une Amérique polarisée, les universités de recherche, jadis symboles d’excellence, sont devenues l’épicentre d’un conflit avec l’administration Trump. Depuis janvier 2025, le président républicain cible ces institutions, accusées d’« endoctrinement woke ». Coupes de subventions, restrictions sur les visas d’étudiants étrangers et enquêtes sur les programmes académiques se multiplient. Face à cela, plus de 400 chefs d’entreprise, réunis par Leadership Now, exhortent le Congrès à annuler ces mesures, jugées menaçantes pour la compétitivité économique des États-Unis. Mais cette mobilisation divise, certains y voyant la défense d’un système universitaire dévoyé.
« Les campus forment davantage des militants que des ingénieurs ou des juristes »
Trump a gelé 2,3 milliards de dollars de fonds fédéraux pour Harvard, accusée de ne pas protéger les étudiants juifs lors de manifestations pro-palestiniennes, et révoqué son programme de visas pour étudiants étrangers. Ces actions, inspirées par Stephen Miller et J.D. Vance, visent à « déwokiser » les campus, perçus comme progressistes. Les chefs d’entreprise, dans leur tribune, alertent sur une potentielle « menace compétitive » pour l’innovation américaine. « Les entreprises veulent des diplômés compétents ? Très bien. Mais aujourd’hui, les campus forment davantage des militants que des ingénieurs ou des juristes », leur rétorque, pour BV, un professeur de science politique à Pepperdine, en Californie, qui voit dans cette lettre un « aveu de faiblesse » des élites économiques tolérant l’« endoctrinement idéologique » tant qu’il ne perturbe pas leurs profits.
Pour ce professeur, les mesures de Trump sont un « acte de salubrité publique » visant à rétablir une rigueur académique. « Le wokisme n’est pas une idée parmi d’autres. C’est un dogme totalisant, qui marginalise les voix conservatrices et dénature le rôle des universités », insiste-t-il. Ce point de vue, partagé par de nombreux conservateurs, met en lumière une critique récurrente : les universités auraient abandonné leur mission de pluralisme au profit d’un militantisme progressiste acharné.
« Trump a l’ambition de créer une dictature »
À gauche, l’inquiétude vire à l’hystérie. Kim Lane Scheppele, professeur à Princeton, déclare à Libération que « Trump a l’ambition de créer une dictature », citant le déploiement de la garde nationale à Los Angeles contre des manifestations, l’affaiblissement des contre-pouvoirs et la lutte acharnée contre le wokisme à l’université. Mais cette rhétorique alarmiste masque des failles universitaires, selon le professeur de Pepperdine. « L’université ne sera sauvée que par la rigueur, la neutralité et le pluralisme. Cela suppose un nettoyage idéologique là où il y a dérive », affirme-t-il, soutenant que les campus marginalisent les conservateurs.
D’un côté, les chefs d’entreprise défendent un modèle économique dépendant de l’excellence académique ; de l’autre, les conservateurs exigent une réforme des campus, qu’ils jugent dévoyés par l’idéologie. Le professeur de Pepperdine conclut : « L’université américaine ne sera sauvée que si l’on accepte d’y remettre de la rigueur, de la neutralité et du pluralisme. Cela suppose parfois des actes forts et, oui, un nettoyage idéologique là où il y a eu dérive. »
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































36 commentaires
Le wokisme , comme toutes les idéologies d’extrême gauche provoque une sorte de décérébration de ses adeptes . Ils disparaîtront sans avoir jamais compris leurs incohérences sociétales .
Les wokistes sont les nouveaux fachos! Ils sont anti religion, veulent une même couleur de peau à terme, n’accepte qu’un seul courant de pensée….Ils seraient temps que les wokistes voient la réalité en face!
La politique réactionnaire d’épuration de Trump continue au détriment des américains.
S’attaquer aux budgets alloués aux Universités, c’est s’attaquer à l’essence même de l’éducation et de la recherche.
De nombreux chercheurs empêchés dans leurs travaux souhaitent désormais à juste titre quitter les États-Unis pour poursuivre leurs investigations dans d’autres pays.
Quant aux étudiants et chercheurs étrangers, désormais interdits de venir sur le sol américain, ils subissent eux aussi les affres d’un président que l’on sait raciste.
C’est bien ça le plus triste : ce n’est pas les ingénieurs, les scientifiques (les « sciences dures ») qui vont quitter leurs chères étuds et chaires : les universitaires les plus inutiles (les sociologues, les historiens wokes, décoloniaux, intersectionnels par exemple), qui ‘cherchent’ mais n’en ont rien à faire de ne jamais trouver, vont débarquer chez nous. Un fois encore les USA se débarrassent de leurs déchets en nous les refilant…
Toujours les mêmes cris d’orfraies…de la part des gauchistes…
fachos ..dictateurs…nazis…. racistes …xénophobes..
Alors que si on regarde bien…?!?!?
Mais sans doute cela vient du fait qu’ils ne cessent de se regarder…le nombril..
Ce qui me sidère toujours, c’est l’esprit moutonnier d’une majorité d »humains, incapables de penser par eux-mêmes, qui répètent en boucle des mots comme nazis, fascistes, extrême droite sans être capable d’en donner une définition précise. L’inculture domine ce monde.
Vous n’êtes pas le seul, c’est desespérant
Les universités américaines pouvant recevoir des fonds privés , il serait intéressant de connaitre l’origine de ces fonds , surtout de ceux venant de l’étranger , du Moyen Orient qui propage une version wahhabite de l’islam . On peut s’interroger sur la présence d’étudiants palestiniens et pro-palestiniens à Harvard , l’université la plus élitiste de la planète .
Trump veut faire le ménage. Par exemple, nombre d’étudiants Chinois sont éjectés par la nouvelle administration américaine dans les disciplines scientifiques pour cause de soupçons, justifiés, d’espionnage.
Lorsque l’on ne sait plus lire, ni écrire, ni parler correctement on le fait sous forme… WOOOOK… une poubelle qui ingurgite toutes les insuffisances.
on le voit dans nos universités avec tous ces pseudo étudiants qui veulent formater ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, et bercés par nombre de subvention utilisées à savoir « comment monter une barricade » entre autres plutôt qu’aux formations classiques que devrait engendrer l’enseignement.
Ce n’est pas une « idée comme les autres », mais un outil coercitif de propagande : il n’est que d’allumer la télévision pour le vérifier (cf. « Sommes nous tous racistes ? »).