[SORTIR CET ÉTÉ] Moulins : la gauche tente de saboter les Murmures de la cité

Le spectacle raconte 2.000 ans d'Histoire de Moulins, depuis l’épopée de Vercingétorix jusqu’à la Libération.
Murmures de la Cité
Murmures de la Cité

Mais qu’a donc de si scandaleux le spectacle historique Murmures de la cité pour réussir à liguer contre lui l’ensemble de la gauche de l’Allier, politique et syndicale, comme le signalait BV, dès la mi-juin ? Rien dans le scénario ne semble a priori mériter les attaques dont il fait l’objet : vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 juillet, de 21 heures à 22h30, Moulins va seulement raconter deux mille ans de son Histoire en huit tableaux. Lesquels feront voyager le spectateur dans le temps, depuis l’épopée de Vercingétorix jusqu’à la libération, le 6 septembre 1944, d’une ville qui fut coupée en deux par la ligne de démarcation de juin 1940 au 1er mars 1943. Sur la place d’Armes se produiront 350 figurants habillés de 800 costumes, mais aussi des chevaux. En face, sur la façade du Centre national du costume et de la scène, des projections d’images 3D. Des aventures contées dans un esprit voulu positif, neutre, fédérateur.

La faute à Stérin

Qu’importent ces bonnes intentions, l’heure est grave, l’air nauséabond... Guillaume Senet, qui porte le projet Murmures de la cité de longue date, a créé pour cela une association éponyme, aussi apolitique qu’aconfessionnelle. Son rêve : s’inspirer du Puy du Fou pour créer, avec des bénévoles, un spectacle vivant racontant l’histoire de Moulins et du Bourbonnais. Mais le passionné est aussi le créateur et patron d’une autre association, « catholique et enracinée » : Sophia Polis. L’homme est donc d’emblée suspect dans un pays fortement empreint de communisme rural. Et quand elle apprend que le projet Murmures de la cité a bénéficié d’un financement par le Fonds du Bien commun, fondé par Pierre-Édouard Stérin, la gauche locale s’étrangle et s'empresse de faire passer Guillaume Senet du statut de suspect à coupable. Coupable de quoi ? Coupable de Stérin, bien sûr. Donc de pacte avec le diable. La patrie progressiste est en danger... Et hop ! À l'échafaud, vite fait.

Les communistes en première ligne

Yannick Monnet, député communiste de l’Allier, a lancé la première salve, s’indignant qu’avec de tels financiers, Murmures de la cité puisse bénéficier de subventions des collectivités locales. La gauche bourbonnaise se fédère alors sous la bannière « Collectif laïque et républicain » et lance des attaques tous azimuts. Fin juin, au nom de son groupe, le conseiller régional socialiste Stéphane Gemmani prend le relais de son ami député et demande le retrait de la subvention du spectacle par la région Auvergne-Rhône-Alpes. L’offensive est relayée dans la presse nationale via Mediapart, qui offre une tribune à un improbable collectif d’inconnus, « archéologues, historiennes et historiens, agent(e)s du patrimoine, agent(e)s de musées, membres d’associations, enseignantes et enseignants, acteurs et actrices du patrimoine, personnes soucieuses de la véracité historique », pour qui le spectacle « met en scène des personnages religieux ou symboliques d’une vision nationaliste, présentant une vision "lacunaire" de l'Histoire de France ».

À Moulins, les syndicats font pression sur l’office du tourisme de la ville, obtenant le retrait du spectacle du programme culturel pendant plusieurs jours. Si la billetterie a, depuis, été rétablie, il faut utiliser le moteur de recherche pour la trouver, car le spectacle n’est visible nulle part quand on accède au site.

L’ultra-gauche sur le pied de guerre

Sur le front syndical, le plus enragé est sans nul doute la FSU, qui détaille sur son site un programme guerrier complet contre un spectacle rebaptisé « les murmures bruns ». Pas moins. Avec la CGT et les autres composantes du désormais fameux « Collectif laïque et républicain », la FSU a notamment lancé un appel à un « rassemblement d’expression et de résistance démocratique » (sic), le 11 juillet à partir de 17h 30 sur la placette de la rue Régemortes de Moulins, c’est-à-dire peu avant la première représentation du spectacle.

Côté politique, ce rendez-vous mondain est relayé par L’Anticapitaliste, site Internet du NPA, dont le communiqué, sous le titre un tantinet menaçant « du murmure au silence », attaque évidemment le spectacle lui-même, mais s’en prend surtout à Guillaume Senet et à Pierre-Édouard Stérin, y ajoutant le « milliardaire Bolloré » ainsi que « le raciste multirécidiviste millionnaire Zemmour et la fasciste condamnée Le Pen », lesquels n’ont guère à voir avec Murmures de la cité mais font sans doute joli dans un paysage dépeint de façon bucolique comme une « nostalgie monarchique, aristocratique, impériale, coloniale, raciste et patriarcale ».

Dans un communiqué diffusé le 5 juillet, Guillaume Senet a adressé à tous ses nouveaux ennemis la réponse la plus simple qui soit : si les animations en journée restent ouvertes à tous, les trois spectacles affichent déjà complet. Se radicalisant un peu plus à mesure qu’elle perd pied sur le terrain culturel, la gauche politico-syndicale aura finalement fait la meilleure publicité qui soit aux Murmures de la cité.

Vos commentaires

29 commentaires

  1. Il serait temps que la tyrannie de gauche soit punissable par la loi et qu’elle soit dispute, du moins ces pseudos associations et syndicats! Vu qu’ils ne respectent même pas leurs ancêtres et leur histoire, on ne peut rien attendre de normal chez eux et une quelconque humanité !

  2. Ils vont certainement tenter d’attaquer le spectacle ou quelques spectateurs isolés, il y a intérêt à être prudent et prêts à se défendre.

  3. Ce département de l ‘ Allier a toujours été un repaire de rouges….Souvenons-nous de ce pauvre Lajoinie !!

  4. C’est bien connu, la gôche veut effacer toute trace de la culture et de l’Histoire françaises. C’est cette gôche qui voit des fachos et des nazis partout alors que c’est elle qui réclame de la censure tous azimuts – chaînes de télé, titres de presse, livres, colloques, tout y passe, c’est la gôche du Grand Effacement. A quand des Colonnes Infernales pour raviver la nostalgie de la Terreur ? Le comble, c’est que le public est demandeur de ce genre de spectacles – il n’y a qu’à voir le succès du Puy du Fou – qui ravivent les grands moments de notre Histoire. Soutien aux organisateurs !

    • Les « Colonnes Infernales », mais elles sont déjà là ! Vêtues de noir, masquées, armées et présentes dans tous les rassemblements afin de semer la chienlit et la peur.

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