[SATIRE À VUE] Un groupe de Saint-Brieuc en pleine paranoïa anti-Trump

L'exportation de la poésie française à la sauce Yelle est durement touchée.
Capture d'écran © Yelle 100% Chanson Française
Capture d'écran © Yelle 100% Chanson Française

Le groupe Yelle, originaire de Saint-Brieuc, explique l'annulation de sa tournée aux USA par sa crainte du climat d'insécurité régnant sous la gouvernance de Donald Trump — avant de dévoiler les raisons économiques qui empêchent sa prestation outre-Atlantique. 

Le public américain ne pourra se repaître de chansons made in Bretagne. Le groupe de la chanteuse Yelle, originaire de Saint-Brieuc, annule sa tournée en Amérique du Nord pour cause de danger trumpiste. Yelle est pas contente. Yelle a peur : « Le climat politique actuel aux États-Unis, notamment à l’égard de l’immigration et de la liberté d’expression, est très inquiétant. »

En claquant des dents, l'artiste poursuit sa déclaration, non sans avoir vérifié qu'un micro du FBI n'était pas caché sous sa galette de sarrasin : « Nous voyageons maintenant en famille avec notre jeune enfant, donc plus que jamais, nous avons besoin de nous sentir en sécurité. » Yelle connaît le sort funeste réservé aux migrants venus de Saint-Brieuc en passant par la frontière mexicaine. Sous les grillages, des chapeaux ronds furent retrouvés, des coiffes bigouden restèrent accrochées aux barbelés.

Une histoire de mauvais coûts

Le claquement de dents se fait plus intense à la lecture du bilan comptable prévisionnel envoyé par le manager du groupe. La tournée s'annonce peu rentable. Calculette en main, la chanteuse se rend à l'évidence : « De plus, les coûts globaux de cette tournée deviennent difficiles à équilibrer, et cela implique un lourd fardeau financier pour nous. » Le détour par le Mexique explique le dépassement de budget. Le ressenti migrant coûte une fortune aux artistes engagés dans la paranoïa. De nos jours, la persécution imaginaire est hors de prix.

L'exportation de la poésie française est durement touchée par ce renoncement à subir les foudres de l'administration Trump. Yelle se voyait déjà en haut de l'affiche, menottée, ficelée puis envoyée dans un quelconque bagne. Quelle déception ! Mais au diable les rêves de réussite outre-Atlantique ! Contre vents et marées, résolu plus que jamais à dénoncer le climat de terreur instauré par Donald Trump, le groupe continuera à colporter son chant de résistance contenu dans son titre Je veux te voir : « Je veux te voir/Dans un film pornographique/En action avec ta bite/Forme potatoes ou bien frites. »

Outre le message d'espoir aux migrants bretons persécutés, c'est la gastronomie française qui subit de plein fouet l'annulation de la tournée de Yelle. Le public américain - ou ce qu'il en reste après sept mois de trumpisme - se contentera de quelques traductions glissées sous le manteau. À Saint-Brieuc, l'oppression des comptables sur les postures héroïques est le nouveau combat de la scène musicale.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

43 commentaires

  1. Cet article prouve avec humour , que le milieu artistique français n’a rien à voir avec une île aux trésors . Dans ce milieu , ces derniers sont rarissimes .

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