[SATIRE À VUE] La pénurie de fachos frappe la Belgique de plein fouet

Dans ces conditions, comment sauver le folklore antifa ?

Dépourvus d'ennemis politiques étiquetés « extrême droite », les antifas belges reportent leur colère sur le président du Mouvement réformateur. Un ultra-centriste effrayant !

La pénurie de fachos frappe la Belgique de plein fouet. Du parti d'extrême droite « Chez nous » il ne reste que des cendres. Les trois survivants qui ont rallié le parti centriste MR ont suffi à relancer la petite entreprise de l'insoumission locale. Lors de la venue, à Liège, du président du Mouvement réformateur, Georges-Louis Bouchez, la mouvance antifa se mobilise. Invectives, échauffourées, jets de pierres sur les policiers. Le folklore est sauf. Les meneurs ont chaussé leurs gros sabots. Et digue dondaine, fêtons notre nouveau méchant.

Dans les rangs de la poignée de manifestants, la frayeur des grands jours est intacte. Les horloges ont été réglées sur les heures les plus sombres. Les participants sont bien décidés à s'offrir une bonne tranche de rébellion. En face, le profil du député centriste se découpe dans la noirceur du soir. Un cri de terreur surgit du groupuscule. Aussi dangereux que François Bayrou, encore plus à droite que Bruno Le Maire, l'homme politique belge a franchi la ligne rouge qui sépare un flan d'une gélatine.

« Voici venu, le temps… »

Pour décider de la bête noire du moment, les militants ont longuement hésité entre le président du Mouvement réformateur et Casimir. Le débat qui suivit la proposition de ces deux menaces fascistes fut mouvementé. Sur les lieux de la manifestation, quelques dissidents continuèrent à scander des slogans hostiles au personnage orange. Une scission se dessinait au sein du groupe.

En réunion, un penseur antifa avança l'argument selon lequel un extrémiste de droite pouvait arriver sur le devant de la scène politique belge dissimulé sous la combinaison du héros de L'Île aux enfants des années 80. L'hypothèse fut jugée crédible par 49 % des participants. L'ultra-centriste restait néanmoins le champion du fascisme rampant. Ainsi fut-il décidé de le conspuer copieusement lors de cette chaleureuse soirée liégeoise. Réconciliés autour d'une grenade lacrymogène encore fumante, tous chantèrent : « Voici venu, le temps, des fachos méchants, etc. » Des larmes de joie coulèrent jusqu'au bout de la nuit.

 

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

23 commentaires

  1. Pauvre Belgique, qu’elle se rassure. Des larmes, elle aura l’occasion d’en verser si elle ne se ressaisit
    pas. Qu’elle jette un coup d’œil du côté de chez nous où le « vivre ensemble » n’est pas exactement une lune de miel.

  2. De nos jours, on utilise les mots « gauche », droite », « extrême », « fasciste » à contresens ! Du coup, on ne sait plus de quoi l’on parle.
    Définition de la GAUCHE : est collectiviste, privilégie la société sur l’individu par des lois nombreuses. Avantage : organise la société et, notamment, la solidarité (très positif).
    Régime très à gauche ( = ultra) : exagère les lois, devient autoritaire, prive de liberté.
    Extrême-gauche : bascule dans la dictature. Exemple : les 3 grandes dictatures nées il y a 1 siècle : communisme, fascisme, nazisme, toutes d’extrême gauche.
    Définition de la DROITE : est individualiste (inverse de la gauche), privilégie l’individu sur la société. Avantage : permet l’accomplissement personnel et la liberté (très positif).
    Régime très à droite (=ultra) : la société devient inégalitaire, les plus forts dominent les plus faibles.
    Extrême-droite : bascule dans l’élitisme où une aristocratie impose sa loi au peuple. Là aussi, bascule dans la dictature. Exemple : autrefois, l’Ancien Régime (monarchie absolue), aujourd’hui l’élite surpuissante est mondialiste, elle impose sa loi aux Etats (par les immenses endettements qu’elle a elle-même provoqués). Elle est, hélas, au pouvoir en France aujourd’hui, par le macronisme – et, hélas, très largement en Europe par l’union européenne, machine à broyer les peuples au profit de l’aristocratie mondialiste.
    Le Centre est le seul positionnement qui équilibre les valeurs positives de la gauche (solidarité) et de la droite (liberté). Exemple : tous les partis patriotes qui prônent la sortie de l’union européenne ( qui est supranationale, donc antidémocratique, élitiste, bref d’extrême droite), montrant ainsi leur attachement à la démocratie.

    • Il y a un bemol avec le centre, il peut aussi devenir « extrême ». Il est vrai aussi que le centre attire les extrêmes de gauche et de droite, un peu comme les gens frigorifiés se serrent l’un sur l’autre comme autour d’un centre qui tient chacun au chaud.

  3. S’ils veulent des fachos, qu’on leur mette un miroir devant eux et ils en verront , des vrais de vrais !!
    Sinon toujours excellent Jany

  4. Il en a fallu de la propagande antichrétienne pour éliminer la « Petite Maison dans la Prairie » au profit de vos Monstres certes assez bienveillants mais sots et infantilisants en diable. Çà a ensuite empiré pour parvenir à Bob l’Eponge . . . .

  5. Il n’y a pas de pénurie de fachos en Belgique, car même s’ils sont rares, il doit en rester quelques uns en Walloni et de trèsnombreux en Région flamande. Le MR en a accueilli malgré leur extrémisme virulent. Et s’il ne devait rester qu’un facho, il serait encore de trop. Par ailleurs, le MR n’est en rien un parti du centre. Il a toujours été de droite et s’est dernière ment positionné dans l’ultradroite. Et merci pour votre desinformation

    • En effet le centre du moins proclamé comme tel, c’est en Wallonie, « Les Engagés », récemment le CDH ( Centre Démocrate Humaniste) et anciennement le PSC( Parti Social Chrétien) mais celui-ci avait deux tendances dont une assez droitière, dans mon jeune temps belge…Quant à la gauche , la flamande est moins gauchiste que la wallonne. Il me semble, de loin, que le MR est plutôt de droite.

      • Oui, c’est comme en France et par exemple, en France on donne de l’argent partout et on est en faillite, mais à Bruxelles ( pas celui de Bruxxxelles) mais le bruxellois, ils sont en faillite, sans gouvernement depuis 18 mois, mais ils ont l’argent pour 400 millions d’euros à filer au musée d’art contemporain en construction.

  6. Que sont nos amis belges devenus, eux qu’on avait connus joyeux, plus blagueurs que leurs blagues. Mollenbeck les a achevés, et qui les réveillera de leur torpeur ? Le Bruxelles de Brel en a pris un sacré coup. l’Europe ne les a pas arrangés. Quand reviendra le temps de la Brabançonne ?

  7. Les Antifas, eu égard au combat de nos anciens, ils devraient avoir honte de s’appeler comme cela. Mais c’est un sentiment qu’ils ne connaissent pas.

  8. Intéressant, je suis directement concerné, mais pas étonné.
    1) Vous parlez de la partie francophone de la Belgique (en gros, la Wallonie). L’autre côté a son extrême-droite nauséabonde et tout et tout…
    2) Il est tout à fait vrai qu’il y a eu un parti « chez nous » aux dernières élections, comme il y avait un parti « PP » (parti populaire) aux précédentes, et avant cela un ancêtre de ceux-ci, les listes Destexhe (ce Monsieur intervient encore souvent sur le net). Tous d’abominables droitistes des neiges. Mais nous avons un système analogue à l’Allemagne: si un parti n’atteint pas les 5%, les suffrages vont tout simplement à la poubelle, et ces partis ont fait des scores décroissants à chaque élection. Perso aux dernières, je me suis rabattu sur le parti le + à droite qui avait une chance, celui dont vous parlez dans votre article.
    Bien entendu ce chef de parti est un mangeur de petits Wallons au petit déjeuner…

    • Il est évident que les wallons pourraient être intgrés à la france facilement!

      les Flamands sont beaucoup pus raisonnables, logiques et eux, au moins, ils réfléchissent; Comme disait Brel (et mon père qui nous rabâchait toujours cela), = « les flamands, ce n’est pas frémissant », ce qui veut dire = « ne vivent pas en fonction de leurs émotions, mais en fonction de leur réflexion » (je ne parle bien sur pas des flamandes qui, en plus, ne sont pas frémissantes sur d’autres sujets ;-) )

    • Mais oui, et le PP, était arrivé à …4.99 % si je ne m’abuse, comme çà, pas de pognon, et entrée dans l’oubli.

Commentaires fermés.

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