[SANTÉ] Selon une étude finlandaise, changer de sexe ne résout pas les troubles psy

Il est grand temps de soigner les adolescents pour leurs traumatismes réels, et non pour une hypothétique dysphorie.
Photo de Rosemary Ketchum: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/garcon-tenant-un-smartphone-et-un-drapeau-2306809/
Photo de Rosemary Ketchum: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/garcon-tenant-un-smartphone-et-un-drapeau-2306809/

Une étude finlandaise s’est penchée sur la « la prévalence des troubles psychiatriques graves chez les adolescents orientés vers une réassignation sexuelle ». Les statistiques sont formelles : les troubles psy (essentiellement anxiété, dépression, tendances suicidaires) ne disparaissent pas avec le changement de sexe.

Dirigée par Sami-Matti Ruuska et publiée dans Acta Paediatrica, l’étude se base sur les dossiers de 2.083 personnes ayant changé de sexe, entre 1996 et 2019. Premier constat : « Les adolescents orientés vers une prise en charge psychiatrique pour une transition de genre présentent une morbidité psychiatrique élevée », plus élevée que la moyenne. Les soins apportés à ces adolescents se doivent d’être « plus intensifs », signe soit d’« une morbidité psychiatrique ancienne », soit de « symptômes particulièrement sévères ».

Quand la dysphorie de genre cache autre chose

Si ces troubles s’expliquaient par la dysphorie de genre (le sentiment d’être né dans le mauvais corps), il est troublant de voir que la réassignation de sexe ne règle pas le problème. D’où l’hypothèse selon laquelle « la dysphorie de genre peut être secondaire à d'autres problèmes de santé mentale ». L’étude invite donc les professionnels à procéder à des évaluations psychiatriques plus minutieuses, puisque changer de sexe ne fera pas disparaître, comme par magie, les troubles psy — et ce, alors que les transgenre auront subi « des traitements médicaux irréversibles » (tels qu’ablation des seins ou transformation du pénis en « vagin »).

Joint par BV, le pédopsychiatre Vincent Rouyer confirme qu’on ne prend pas assez en compte le contexte des adolescents concernés. « Cela peut aller de l’autisme (un tiers des cas dans l’audit du Dr Cass) aux traumatismes complexes et répétés (négligences infantiles, abus sexuels…). J’ai même vu des personnes schizophréniques à qui l’on a proposé de transitionner », témoigne-t-il. Aux adolescents en difficultés psychiques, « on fait miroiter que tout va s’arranger avec une transition, alors que leur demande n’est que le symptôme d’un mal beaucoup plus profond ». Résultat : changer de sexe n’est pas synonyme de guérison, au contraire, puisque s'y ajoute la déception de voir les troubles perdurer.

Le « stress minoritaire », explication commode

La deuxième explication des troubles psy est celle de « la théorie du stress minoritaire ». En faveur chez les partisans du transgenrisme, elle met en cause une discrimination sociétale systémique qui engendrerait des troubles psy. Cette théorie victimaire, le Dr Rouyer la réfute par l’exemple scandinave. « Les pays scandinaves sont les pays qui ont la plus grande tolérance vis-à-vis de la transidentité. Or, on a observé, chez des transexuels en transition depuis plus de dix ans, et en particulier opérés, des taux de suicide 20 % plus élevés que dans la population scandinave… » Sociologie ne rime pas toujours avec science.

D'autant que l'accroissement de visibilité trans à laquelle on assiste (films, séries, émissions télévisées, sports…), synonyme de légitimation, n'y change rien. Depuis 2011, dit l’étude de Sami-Matti Ruuska, « la moitié des adolescents orientés en raison de leur identité de genre avaient déjà nécessité un traitement psychiatrique spécialisé avant leur contact avec des services spécialisés en identité de genre ». Cela n’est pas explicable par un meilleur dépistage, car le groupe neutre ne présente pas cet accroissement. « Cela suggère qu'un nombre croissant d’adolescents présentant une morbidité psychiatrique sévère » sont dirigés vers la transition… au mépris d’un diagnostic qu’on s’abstient de poser.

« Une croyance »

Si l’étude ne fera pas évoluer les militants de la cause trans, par définition convaincus de la justesse de leur combat en dehors de toute rationalité, elle peut faire changer le regard des milieux professionnels. « Sur la nocivité des transitions, on a beaucoup de retard, en France, par rapport aux pays scandinaves et anglo-saxons », regrette le Dr Rouyer. Il rappelle que l'affirmation « être né dans le mauvais corps » « n’a aucune base scientifique. C’est une croyance quasi religieuse. »

Picture of Samuel Martin
Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

21 commentaires

  1. Etude qui sera probablement mise sous le tapis : les traitements hormonaux à vie et les opérations diverses, souvent très lourdes, payées par l’assurance maladie, sont un commerce juteux. Au passage, le bien-être de ces jeunes, ils s’en moquent…

  2. Cette histoire de changement de sexe est stupide et ne résout pas le problème de « mal-être » dans son corps, dans son milieu familiale et « environe-mental » dans son ensemble. Les médecins qui pratiquent ce genre d’interventions devraient être poursuivis pour « Atteinte à l’intégrité corporelle et mentale d’un être humain » et la Sécu. ne devrait plus rien rembourser ça calmerait déjà le jeu.

  3. Ce n est pas un scoop ! Si un travail psy de fond était fait avant une éventuelle intervention, il y aurait peut être moins d opérations. Ce n est pas moi qui le dit mais un grand nombre de psy. Je pense que beaucoup se font de l argent sur le dos de la misère humaine.

  4. Un enfant qui grandi est souvent  » mal dans sa peau  » les transformation physique de son évolution vers l’âge adulte doit leur être expliquer simplement !
    Il faut stopper net toutes intervention de changement de sexe , c’est absurde et l’on ne peu revenir en arrière !
    par contre éduquer son enfant correctement lui inculquer les bonnes manières , la politesse et les chose que l’on ne doit pas faire est indispensable , la sanction dans certains cas est elle aussi indispensable !

  5. J’ai vécu une époque où ce problème ne se posait pas et était même totalement inconnu, et j’estime
    qu’il y avait beaucoup moins de suicides chez les jeunes qu’aujourd’hui … Donc, il faut peut-être chercher
    ailleurs les raisons de ce « mal de vivre », en particulier dans une socité complètement déglinguée !

      • Problème de société qui par ses dérives expliquent que le mal être de ces jeunes proviens qu’ils sont dans un genre qui n’est pas le leur le tout appuyé par des parents perdus de leurs enfants qui préfèrent leur copains.

  6. Vrai, mais il y a des « sous sous à gagner » rappelez vous cette mère de famille, qui avait écouté les médecins spychiatres, chirurgiens, et le suivi pendant quelques semaines, et l’abandon subi après toutes les interventions médicales, le jour cette pauvre mère se rend compte qu’elle à été bousée, et que l’enfant doit suivre un traitement à vie, pour survivre avec des dépressions +++

  7. En France, la ministre Bachelot a décrété que ça n’est pas une maladie, pourtant c’est remboursé. Il faut quand même m’expliquer pourquoi la sécu rembourse quelque chose qui n’est pas une maladie ! Alors que beaucoup de maladies ne sont pas remboursées.

Laisser un commentaire

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Exclure les blancs des lois anti-racistes est aussi un racisme institutionnel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois