[SANTÉ] Plan fertilité du gouvernement : « intrusif et inefficace ! »
Le 5 février, le gouvernement a dévoilé les 16 mesures phares de son « plan pour lutter contre l’infertilité », parmi lesquelles l’envoi d’une lettre aux jeunes de 29 ans. Ce programme permettra-t-il de relancer la natalité en France ? Réponses avec Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, présente au grand événement BV « Françaises en danger », le 30 janvier dernier, pour évoquer le grand appauvrissement des femmes.
Sabine de Villeroché. Une lettre envoyée par la Sécurité sociale aux 29 ans « avant la fin de l’été » : est-ce pertinent pour redonner aux Français l’envie d’avoir des enfants ?
Ludovine de La Rochère. Avoir des enfants, c’est-à-dire fonder une famille, ne se décrète pas, et surtout pas par un tiers, et encore moins via un courrier reçu de l’État, même si l’émetteur sera la Sécurité sociale afin de donner une coloration d’information médicale sur la fertilité. Venant d’un organisme perçu comme purement administratif et désincarné, c’est clairement déplacé. Le comble étant que ce courrier pourrait venir heurter la souffrance d’un célibat non désiré ou d’une grossesse espérée en vain depuis longtemps.
Au passage, si l’objectif de ce courrier est la fertilité, cet âge est alors bien tardif, car la fertilité des femmes commence à baisser à l’âge de 30 ans et que l'on ne fait pas un enfant du jour au lendemain, surtout si l’on n’est même pas encore engagé dans une vie de couple.
Un courrier sur ce sujet sera donc aussi intrusif qu’inefficace, car fonder une famille dépend d’abord du couple et de sa capacité à se projeter dans l’avenir. En réalité, l’essentiel est là : donne-t-on envie aux jeunes de s’engager, et leur donne-t-on cette possibilité ?
S. d. V. Les mesures phares du gouvernement sont nombreuses et variées, depuis l’amélioration de la prise en charge des pathologies infertilisantes jusqu'à la congélation des ovocytes et la lutte contre la mortalité infantile et maternelle. Pensez-vous que tout est « bon à prendre » pour relancer la natalité ?
L. d. L. R. La recherche sur les pathologies de la fertilité et la lutte contre la mortalité périnatale sont bien sûr très pertinentes.
Mais non, tout n’est pas à bon à prendre, et ce n’est pas le cas des autres mesures, car il faut évidemment penser aux implications et conséquences de toutes propositions, surtout en la matière, ainsi qu’à la question éthique, car on ne peut pas faire des enfants n’importe comment et dans n’importe quelles conditions !
Je pense, par exemple, à l’autoconservation ovocytaire, l’une des mesures phares de ce plan gouvernemental. Celle-ci est aussi inacceptable que contre-productive. Elle consiste, en effet, à signifier aux femmes en âge de procréer qu’elles peuvent tout aussi bien reporter leur maternité, en prévoyant de faire plus tard une PMA avec leurs ovocytes cryoconservés et avec, si besoin, un don de sperme (c’est-à-dire seule !). Plus tard, ce sera trop tard pour une bonne partie d’entre elles, parce que la fertilité baisse considérablement après 35 ans, et même en utilisant des ovocytes cryoconservés. Pour rappel, le taux de réussite d’une fécondation in vitro n’est que de 18 %, et ce pourcentage baisse avec l’âge.
Ainsi, inciter les femmes à remettre leur maternité à plus tard, c’est renoncer à des naissances d’enfants aujourd’hui, c’est conduire des femmes à n’avoir finalement pas d’enfant, et c’est aussi conduire à faire baisser le taux de fécondité : en effet, plus une femme a son premier enfant tard, moins elle en aura. Mais nos gouvernants sont dans une logique féministe, utilitariste et matérialiste, contre-productive parce qu’ils sont complètement à côté de la vraie vie, celle des femmes comme des hommes.
Au passage, ils ne voient même pas la violence d’un processus qui consiste à aller contre la physiologie et le rythme naturel de la femme et à lui faire subir des processus invasifs et pénibles. Sans compter que cela revient à soumettre la femme au rythme professionnel (continu) de l’homme alors qu’ils n’ont de cesse de dénoncer un prétendu « patriarcat systémique »…
S. d. V. Que manque-t-il, selon vous, au programme gouvernemental pour espérer infléchir la chute des naissances ?
L. d. L. R. Il manque le sens, la compréhension humaine, le respect de la personne et la vue d’ensemble sans lesquels les mesures ne peuvent être justes et efficaces. Pire : nos gouvernants n’ont pas compris que leurs œillères idéologiques expliquent largement que les jeunes n’aient plus envie de se mettre en couple, plus envie de rester en couple et donc pas non plus envie d’avoir des enfants.
Dès la maternelle, en effet, les garçons et les filles se voient asséner un discours de lutte des sexes, créant une défiance mutuelle, ainsi qu’un discours de « lutte contre les stéréotypes de genre ». Typiquement, associer la femme à la maternité doit être combattu comme préjugé et comme cause de « l’inégalité femme-homme »... Et la maternité, justement, n’est présentée que sous l’angle négatif de la grossesse précoce ou non désirée. La grossesse n’est donc évoquée à l’école qu’avec les infections sexuellement transmissibles afin de détailler comment se protéger de l’une comme des autres.
Quant au couple, à l’engagement, au prodige de la conception, du développement et de la venue au monde de l’enfant, à la joie et à la responsabilité parentale… il n’en est nulle part question à l’école : pas plus en EVARS ou en éducation morale et civique qu’en biologie, en philosophie ou ailleurs.
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26 commentaires
Ce qui est bizarre pour une population qui diminue, c’est la profusion de lotissements, de chantiers d’immeubles, d’ensembles résidentiels, de nouveaux quartiers d’habitations.
Devinez qui va en profiter et devinez qui a financé NOUS enfin ceux qui ont des LDD et Livrets A et qui n’y auront pas droit ni leurs enfants d’ailleurs
« les garçons et les filles se voient asséner un discours de lutte des sexes, créant une défiance mutuelle ». je prévois que bientôt les filles et les garçons ne se toucheront plus, écoeurés par toute cette propagande anti-sexe assénée par les media. Les garçons iront se soulager dans des spermathèques, et tout se passera par la seringue avec la fille. C’est déjà la méthode utilisée pour les vaches et les juments depuis 50ans.
Quelle horreur, quel monde les gauchistes nous obligent ils
Sauf erreur de ma part, il manque un adjectif dans la proposition d’allocation de 250 euros par enfant à compter du premier enfant !
Il me semble qu’il manque l’adjectif « français » … 250 euros par enfant FRANÇAIS !
En effet, si je considère qu’une politique familiale à long terme est vitale pour le pays, ne serait-ce que pour les fameuses retraites par répartition, je refuse que, conformément à ce que tous les traîtres à la tête du pays s’ingénient à faire depuis 50 ans, le citoyen contribuable que je suis subventionne sa propre submersion donc sa propre disparition !
D’ailleurs, il me semble, dans le courant des années 80, un homme politique français avait proposé un salaire parental, regroupant et optimisant toutes les prestations sociales diverses et variées , aux femmes qui souhaitaient rester chez elles pour élever leurs enfants … ce qui aurait probablement eu d’autres effets grandement positifs dans la construction sociale de toute la jeunesse qui, faute d’encadrement, constitue le gros des troupes armant la racaille contemporaine !
Comment s’appelait-il déjà ? Jean-Marie quelque chose, je crois !
Mais bon, le mougeon français, dont la descendance se fait aujourd’hui dépouiller dans les rues, voire pire, à préféré porter au pouvoir des va-de-la gueule comme Chirac ou Sarkozy ou des incapables comme Hollande et Macron !
mougeon : mouton+ pigeon. Pour info… merci Mario, tu es dans le vrai.
Un des messages médiatiquement récurrents actuellement en France est de déplorer la baisse de la natalité. La France des années 1850-1950s avait une une population de 36 millions à 45 millions d’habitants. Elle était en expansion. En 2020s, à près de 69 millions elle est en déclin. Plus de 8 milliards d’humains sur Terre et il faudrait s’alarmer parce que la population diminue en Occident, au Japon ou en Chine ? L’Afrique Noire fait toujours une multitude d’enfants… sa progression scientifique, technique, économique et sociale est-elle remarquable ?
Après le kit de survie, le gouvernement va certainement faire un kit pour savoir comment faire des enfants ou plutôt ne pas les faire pour préserver la planète.
A quand un kit de la mort pour agir vis à vis des VIEUX et des personnes souffrant de handicap
Est-ce que c’est en donnant de l’argent pour procréer qu’il va y avoir plus d’enfants. Je vais me faire une prime de quelques sous pour faire un gosse, bon, mais j’aimerais que la société soit dans le coup pour m’épauler et non faire le contraire genre « passez vos vacances bien méritées, on a une vie de fous, alors planquez vos enfants dans le club moutard de l’hôtel et passez des vacances géniales » ( toute l’année j’ai lu !).
Les nouvelles générations priorisent le bien-être, l’individualisme, l’autosatisfaction.
L’Etat, toujours en retard de plusieurs trains devrait s’adapter. Il dispose d’un levier puissant, l’impôt. Les célibataires sans enfant sont déjà imposés un peu plus. Mais apparemment une grille fiscale insuffisamment incitative pour convaincre à élever des enfants. Les hongrois ont compris depuis longtemps. Mais Macron, trop intelligent, est toutefois limité par ses défauts d’imagination, de volonté, d’autorité, qualités mises aux placards au profit de son objectif : déconstruire la France française notamment par le biais du multiculturalisme et de la créolisation forcée. Ce sera son œuvre à inscrire dans l’histoire. Une activité dans l’ADN des socialistes, déconstruire. Depuis 81, ils en développent leur addiction. Le dernier budget, une œuvre : dépenser un peu plus alors qu’il faudrait l’éviter. Lecornu, un fidèle, un pro en la matière.
Mais qu’est-ce que ça vient faire à l’école ?
ça donne ça l’école aux mains des gauchos depuis mitterrand
Commençons par supprimer les avortements répétitifs gratuits. Le fameux “mon corps m’appartient”. Donc suivons le raisonnement. On commence par assumer ses relations sexuelles et on en finance les conséquences. Tomber enceinte n’est pas une maladie et ne relève pas de la Sécurité sociale . Seuls devraient être pris en compte les IVG résultant de viol ou de mineurs de moins de 16 ans. Les parents doivent assumer leur responsabilités d’éducation et prévention. Instituons un salaire minimum de mère ou père au foyer en contrôlant seulement le résultat dans l’éducation des enfants
Du bon sens quand l’avortement pour certaines , est devenu un moyen de contraception plutôt que de prendre une pilule chaque soir …..et remboursé intégralement par la sécu ….
Et que je suis d’accord avec vous, des modalités devraient être mises en place, viol, inceste, mise en danger de la maman, ou maladie grave ne permettant pas une grossesse normale, enfant atteint de pathologie lourde ou handicap, mineurs moins de 16 ans aussi , le reste NON désolée, à chacun et chacune de prendre ses responsabilités vu les moyens de contraceptions mis à disposition , nous n’avons pas à payer pour ça
Fusion de toutes les aides en une seule et suffisamment motivante
1 – Avant de donner envie aux Français de faire des enfants
Nos gouvernements doivent d’abord redresser Le pays pour leur offrir un meilleur avenir
une meilleure éducation … assurer leur sécrité ……………
Faire des enfants actuellement … en aggravant la dette …
Il faudrait être complétement cinglé
Quant au paiement des retraites il serait peut -être temps de penser à un autre système
faire cotiser les robots par exemple.
2 – Avant de donner envie aux Français de faire des enfants
……. de bien s’occuper de ceux qui sont déjà là.
Toujours ce en même temps,
on marche sur la tête, en 2024 on mettait en grande pompe l’avortement dans la constituion
et deux ans après on veut relancer la natalité !!!!
C’est le pilotage à courte vue de la France par des gens hors sols et sans vision à long terme.
Un Président sans descendance voulue, est-il crédible pour proposer une politique en faveur de la famille ?
Et puis un enfant c’est polluant ! Et çà consomme du CO2.
FERTILITE
Fertilité, viande, trousse nucléaire, etc : la « Sunna » macronienne.
La baisse de la natalité est multifactorielle. L’infertilité est un sujet et elle est plus présente en ville qu’à la campagne. Levez aussi un autre tabou, l’augmentation continue du nombre de célibataires ou personnes seules en âge de procréer vivant en France et dont je fais partie. C’est un sujet aussi. Et le célibat et la solitude touche davantage la campagne que la ville.