[SANTÉ] L’intelligence artificielle pour remplacer le médecin généraliste ?
L’intelligence artificielle pourra-t-elle remplacer le médecin généraliste ? Apparue dans les années 50, puis considérablement améliorée depuis, l'intelligence artificielle connaît un essor considérable dans tous les domaines, et particulièrement en médecine, où certains voient dans les applications médicales de l'IA la possibilité de remplacer le médecin, que ce soit pour pallier son absence dans les déserts médicaux ou pour l'aider dans le diagnostic et le choix d'un traitement.
La pénurie de médecins généralistes s’aggrave.
Les déserts médicaux s’étendent.
Et l’IA apprend à vitesse grand V.Demain, ce ne sera plus: «Parlez-en à votre médecin»
Mais bien:
« Toux, fièvre, mal de gorge ? Parlez-en à votre IA»
[THREAD] (1/15) pic.twitter.com/iF9HPd9iMs
— Rémi Kasprzyk (@KasprzykRemi) May 30, 2025
Une machine capable de raisonner comme l'humain
L'INSERM a consacré à ce sujet de nombreux articles que l'on peut facilement consulter sur Internet. C'est ainsi qu'on apprend que lors de son développement, l'intelligence artificielle s'est divisée en deux courants : les tenants de « l'IA dite forte », qui vise à concevoir une machine capable de raisonner comme l'humain, et les tenants de « l'IA dite faible », destinée à concevoir des machines capables d'aider les humains dans leurs tâches. Si cette dernière définition de l'IA ne fait pas polémique, le développement d'une intelligence artificielle forte génère quelques angoisses, avec le risque de développer une machine supérieure à l'homme et dotée de sa propre conscience.
Dans les domaines médicaux très spécialisés comme la radiologie, le développement de « systèmes experts » qui s'appuient sur l'ensemble des connaissances médicales dans un domaine donné a permis de développer des systèmes d'aide à la décision et de gestion des connaissances de plus en plus sophistiqués, et de plus en plus précis, qui permettent au médecin qui les utilise d’être aidé dans un diagnostic fondé sur l'ensemble des connaissances médicales de sa spécialité. Peut se poser alors un problème de responsabilité professionnelle si une décision est prise avec l'aide d'un système décisionnel automatique, car le professionnel doit connaître le degré de fiabilité de l'IA dans ce domaine et prendre sa décision en fonction de ces critères.
L'IA, la solution miracle aux déserts médicaux ?
Les professionnels de ces spécialités médicales particulièrement concernées par l'intelligence artificielle estiment qu'il y a un besoin urgent de construire un cadre législatif, des normes et des règles éthiques pour encadrer l'utilisation de ces systèmes prédictifs.
En médecine générale, certains voient dans l'intelligence artificielle la solution miracle qui permettrait de pallier le manque de médecins dans de nombreuses zones géographiques. Il suffirait de décrire ses symptômes réels ou ressentis à un ordinateur pour qu'il décide d'un diagnostic et édite une ordonnance. Hélas, les choses ne sont pas aussi simples.
La médecine générale n'est pas une science exacte, elle se situe au carrefour de nombreuses disciplines médicales et fait le lien entre l'humain et le savoir scientifique. C'est ainsi que le médecin va chercher à savoir ce qui, dans le discours du malade, est véridique et ce qui ne l'est pas, ce qui semble important et ce qui semble accessoire, car les symptômes ressentis peuvent être très variables d'un individu à l'autre pour une même lésion ou altération pathologique. Pour l'instant, les machines ne sont pas capables de faire ce tri, ce qui limite l'utilisation de l'IA pour prendre des décisions médicales et confirme que le médecin doit être responsable d'une décision, que ce soit avec l'aide d'une intelligence artificielle ou avec d'autres outils.
Si, sous couvert de scientisme, nous décidons de confier notre santé à des automates, nous acceptons une relation qui exclut tout empathie ou chaleur humaine, cela même qui, en agrémentant les relations interindividuelles, permet souvent d'atténuer la douleur et la souffrance. Car là où la machine ne peut qu'apporter une réponse technique même très pertinente, le médecin peut apporter une réponse humanisée, parfaitement adaptée au cas du malade, prenant en compte non seulement son problème pathologique, mais aussi tout son environnement moral, familial, culturel et social, quitte à ce que cette réponse perde un peu de sa pertinence en osant s'éloigner du consensus thérapeutique. Il faut espérer qu'à l’avenir, le rôle du médecin ne se résumera pas à celui d'un technicien uniquement capable d'interpréter un arbre décisionnel, car cela, l'intelligence artificielle sait le faire mieux que lui...
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39 commentaires
Il n’y a aucune intelligence dans ça que vous appelez IA … juste des 0 ou des 1 à travers une programmation.
Je cosigne à 100% le commentaire de François 47, ce jour à 11h09.
Bonne jounée
Je préfère avoir a faire à un docteur humain qui , s’il se trompe pourra corriger son erreur , plutôt qu’à une machine si stupide qui , en cas de bug , ne saura revenir sur ses errements .
Les médecins généralistes dans leurs grandes majorités sont aujourd’hui de simple représentant des laboratoires la preuve ils vous pondent des ordonnances à rallonge et c’est gratuit… la sécu paie!
Les médecins généralistes
« ce sont des médecins qui connaissent rien sur tout” , pourtant ils sont utiles quand ils font bien leur job et savent passer la main quand le problème les dépasse.
A quand l’IA pour décider de l’euthanasie ça allégerai la conscience de ces assassins à venir !
OK pour l’analyse d’une radio, par exemple. Une machine correctement réglée, pourra sans doute déceler de minuscules tumeurs qui pourraient échapper à un œil humain. Pour le reste si e médecin soigne les corps, la guerison vient aussi de l’échange avec son patient. Le problème de l’IA est qu’elle va fabriquer des abrutis. Voyez déjà ces élèves qui ne reflechissent plus, n’analysent plus, sont incapables de chercher à l’aligner trois mots corrects se contentant de demander à l’IA de rédiger à leur place… ils n’auront, à terme, qu’un cerveau vide. Pour eux ce sera la mort en cas de panne d’électricité.
L’IA pour certaines choses oui mais pas pour la médecine où le contact humain est important, même pour certains médecins l’empathie est en option !!! Tout cela ne me plait pas
« Humble » par nature , je fais partie des gens qui pensent que , « Tout comme la Nature Humaine peut se dégrader , elle doit pouvoir aussi se perfectionner » . Ainsi , après avoir « découvert sur le tard » les incommensurables progrès et avantages procurés par l’informatique , dont je n’utilise pourtant qu’une infime capacité , je suis convaincu que l’ I.A ne sera qu’une étape supplémentaire allant dans la même direction . A mon sens , le seul vrai « souci » que cela représente pour l’humanité sera , tout comme pour l’informatique en son temps , le nombre encore plus important de citoyens du Monde qui en seront « décrochés » , volontairement ou pas . Autrement dit , je ne pense pas que l’Homme qui crée , se laisse dépasser par sa création . Particulièrement pour la Médecine , Science empirique , l’apport de l’ I.A ne me parait présenter que des avantages .
Il faudrait surtout en injecter dans le fonctionnement de nos partis politiques.
on ne peut même pas dire que ce robot ne pourra pas ausculter le patient, car depuis quelque temps les médecins ne nous auscultent plus !!! on doit les dégoûter !!!!
L’intelligence artificielle pour remplacer le médecin généraliste ?… Je ne sais pas, mais ce que je sais est que l’IA pourrait avantageusement remplacer un président qui n’assume plus ses responsabilités… Mais de quel président voulez-vous parler, me dit-on dans l’oreillette ?… Devinez !
Et dans le cas du suicide assisté ??????. La boite de pandore.
L’intelligence artificielle est parfois d’une aide salutaire à la défaillance de son équivalent naturel…est-elle nonobstant capable d’exercer « l’art » de la médecine et de remplacer les hommes dudit art ?
Les médecins se sont tués. Plus de médecin qui vient à la maison, plus de médecins tout simplement. Plus de considération du contexte médico social ou fereditaire du patient ou du client.