[RÉACTION] « La seule candidature sans nuance de macronisme, c’est la mienne »

Législative partielle : Thierry Mariani entre dans l’arène parisienne face aux poids lourds du système.
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Candidat à la législative partielle dans la 2e circonscription de Paris prévue à la rentrée, Thierry Mariani sera aussi tête de liste du Rassemblement national pour les municipales de 2026 à Paris. Il revient ici sur les enjeux de cette élection partielle, les divisions dans le camp présidentiel et les ambitions du RN dans la capitale.

 

Aliénor de Pompignan. Vous êtes candidat à l'élection à la législative partielle dans la 2e circonscription de Paris qui se tiendra à la rentrée, et déjà désigné tête de liste RN pour les municipales à Paris en 2026. Que représente, pour vous, cette consultation partielle ?

Thierry Mariani. J’habite le VIIe arrondissement, j’habite dans cette circonscription et je vote dans cette circonscription. Il est évident que je me devais d’être candidat. Quand on écoute les médias, les électeurs auraient le choix entre un ancien Premier ministre de Macron, un ministre de la Culture de Macron et peut-être un autre ministre de Renaissance de Macron qui viendrait brouiller les cartes. Il y a un autre choix possible : celui des patriotes. C’est pour cela que je me présenterai dans cette circonscription avec les couleurs du Rassemblement national, et aussi celles de l’UDR d’Éric Ciotti. Nous devons être représentés systématiquement, même dans les élections partielles. Même si cette élection va se dérouler dans un climat très particulier, l’enjeu sera clair : faut-il un député de plus pour voter le budget de monsieur Bayrou, un budget comme rarement les Français en ont vu depuis la Seconde Guerre mondiale ?

 

A. de P. Face à vous : un ancien Premier ministre, Michel Barnier, un ministre en poste, Rachida Dati, et peut-être une candidate Renaissance et actuellement ministre, Clara Chappaz. Cette division à droite et dans le camp macroniste peut-elle vous permettre de tirer votre épingle du jeu ?

T. M. Je pense que rien n’est inéluctable. Il est évident que c’est une circonscription où, disons-le, la droite classique est favorite. Mais je pense qu’il y a autre chose à proposer aux électeurs que des nuances différentes du macronisme.
Cette division, et les polémiques qui commencent entre eux – visiblement, madame Dati considère que cette circonscription est son territoire et toute personne qui viendrait s’y présenter est vue comme un agresseur –, montrent bien que cette circonscription, en réalité, appartient aux électeurs. Et c’est à eux de s’exprimer.

 

A. de P. On dit souvent que Paris est un terrain difficile, pour le Rassemblement national. Vous sentez-vous capable de renverser la vapeur, à la rentrée et en 2026 ?

T. M. Se présenter à Paris, c’est un peu comme Mission impossible. Mais la question n’est pas de gagner ou de perdre. La question est de progresser. Si nous voulons gagner les élections présidentielles – et nous le voulons –, nous devons progresser dans les grandes villes comme Paris et Lyon notamment où, jusqu’à présent, nos résultats ne sont malheureusement pas à la hauteur de ce qu’ils devraient être.
Être candidat aux municipales, être candidat aux législatives, faire en sorte que désormais le Rassemblement national soit présent dans toutes les élections à Paris avec des candidats sérieux, formés – ce qui a été le cas aux dernières législatives, et ce qui sera encore le cas –, c’est aussi un moyen de préparer une alternance au niveau national.
Je sais qu’à chaque fois qu’on se présente à une élection, on doit dire qu’on va la gagner. Je pense que les électeurs sont tout à fait conscients que, lorsque je leur demande de voter pour moi, c’est surtout pour faire en sorte que les idées du Rassemblement national soient représentées et pour envoyer aussi un message au gouvernement.
Ensuite, quel que soit le député qui sera élu, je crains qu’il ne le soit que pour quelques semaines. Mais je le répète : on n’a pas besoin d’un député macroniste de plus, quelle que soit sa nuance. Et la seule candidature qui ne représente aucune nuance de macronisme, c’est la mienne.

Vos commentaires

33 commentaires

  1. Pour connaître la position des électeurs du 7eme,, un chien avec un chapeau, pourvu qu’il soit étiqueté LR, fera l’affaire.

  2. Il a raison: Retailleau avec son discours martial, et son inaction sur le terrain, est très fort teinté du macronisme.

  3. Bravo, je l’apprécie bien, il était député dans ma 11e circonscription des Français de l’Etranger en Asie, et a fait du bon boulot, pas comme la Genetet qui l’a suivi, et qui l’a remplacé parce qu’elle avait été adoubée par Macron 1er. Peut-être qu’aujourd’hui, il y aura suffisamment d’électeurs auxquels le macronisme aura donné la gueule de bois, et même dans ce quartier, il n’est jamais trop tard pour se réveiller.

  4. Mariani est instruit, cultivé et intelligent. En plus, il ne sait pas faire de selfies. Au RN, c’est un handicap. C’est pour ces raisons qu’il obtient l’investiture à des élections quasiment perdues d’avance.

  5. Compte tenu des soucis judiciaires de Rachida et le trop plein d’exaspération provoqué par la championne des socialistes au dernières présidentielles, Mr Mariani à peut-être une chance dans les arrondissements gangrénés par la came et les campings de migrants, reste l’écueil de la gauche caviar dans les quartiers à 20000 balles le m². Je ne suis pas et ne serais jamais un parigot, plutôt loger dans une cabane aux fonds des bois, mais je prie pour que Mariani soit élu. Sinon il pourra toujours tenter sa chance aux régionales et virer le Muselier qui a fait allégeance à Macron, trahissant ainsi copieusement les électeurs de droite.

  6. Monsieur MARIANY a raison, le combat va étre trés dur, il faut y croire, se défendre coute que coute – avoir de l’ambition, le RN doit gagner, doit être placé à la fin en première place, j’y crois Thérésia

    • Franchement,vu comment les parisiens votent depuis 30 ans au moins,je trouve que ceux-ci ne méritent pas que quelqu’un de la trempe de monsieur Mariani s’intéresse à eux. J’irais plutôt tenter ma chance ailleurs car tous ces bobos parisiens doivent maintenant payer le prix de leurs choix électoraux successifs et bornés. Paris est une ville perdue pour les patriotes, je vous donne mon billet pour qu’en 2027 elle soit encore à gauche ou peut-être LR, ce qui est pareil en fait. Aucune confiance et aucun crédit ne peut être accordés à la majorité des habitants de cette capitale qui récidivera. On prend les paris ?

  7. Cet homme est bien courageux,nous connaissons les détestables orientations politiques de la majorité des bobos parisiens .

  8. Thierry Mariani est un homme courageux, qui a choisi très tôt l’Union Nationale, apportant sa compétence au R.N. E Ciotti , LR et ex patron du groupe, de surcroit, a fait le même constat, en 2024.
    Deux pointures qui ont quitté les LR pour se battre pour la France.
    La candidature de Th.Mariani à Paris 2026 donne matière à réflexion sur ce que sont les LR maintenus, avec Retailleau , tartuffe du jésuitisme comme pas un!
    Retailleau qui dit sur la une de V. A de cette semaine  » Je ne crois pas au « en même temps », alors qu’il a « choisi » de collaborer avec macron dans son gouvernement de survie 2024-2027!
    Candidats paris 2026: Barnier, LR tendance infirmerie; Rachida Dati, LR devenue macroniste par calcul électoral; Clara Chappaz, du parti du renégat LR Philippe, le Philippe co-responsable avec Lemaire, Darmanin et d’autres LR, des 1200 milliards de dettes macroniste. Th Mariani est le seul, en effet, qui ne soit pas suspect de compromission avec macron.
    Mais avec les bobios parisiens qui se croient encore dans la plus belle ville du monde, ce sera coton!

    • Bernard 37, d’accord avec vous, Retailleau est en train d’essayer d’enfumer les électeurs de la vraie droite, mais si ceux-ci le sont vraiment ils ne tomberont pas dans ce piège grossier. Il bouffe à la gamelle de Macron et lui mord ensuite la main ou du moins il fait semblant. A rejeter ce type et vite.

  9. Monsieur le Maire,
    J’ai vécu dans votre belle ville de 1986 à 2004, croyez que je la connais bien. Vous parlez du quartier de Beaubreuil, je travaillais tout à côté, en zone nord. Il y avait à cette époque déjà, une population originaire des pays du Maghreb, certes, mais aussi beaucoup de personnes issues des pays asiatiques suite aux Boats Peoples, donc expliquez moi pourquoi ces derniers se sont si facilement intégrés à notre pays, notre culture sans vouloir nous imposer la leur ??? J’ai été stagiaire au Greta de Limoges, une de mes camarades de stage était vietnamienne, elle avait soif d’apprendre. Ces émigrés là se faisaient fort d’acquérir notre langue très rapidement, afin d’intégrer le monde du travail. Alors pourquoi cette catégorie d’immigrés ne pose-t-elle aucun problème ??? Et ce n’est pas le seul exemple que nous pourrions citer…

    • A la Légion étrangère, ils apprennent le français en un mois ! Mais il est très différent de devenir français par le sang versé et devenir français pour les allocations versées.

  10. Il a bien du courage ce Thierry Mariani que je connais. Devoir faire front constamment aux mensonges des tenants du « front républicain », c’est usant. Mais la progression est bien là. Il faut savoir persévérer et c’est ce qu’il fait. Soutien à Monsieur Mariani.

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