Pour Thomas Portes, parler de la « fête du Travail » fait de vous un pétainiste
Le 7 avril, sur X, le député LFI de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a critiqué avec véhémence les propos du ministre du Travail Pierre-Yves Farandou, sur CNews, au point de l’associer à Pétain. Qu’a donc fait ce membre du gouvernement pour mériter cette reductio ad Pétainum ? Il a simplement parlé de la fête du 1ᵉʳ Mai comme étant la fête du Travail et non la fête des Travailleurs. Un sacrilège, un crime de lèse-majesté, semble-t-il, pour cette extrême gauche qui, jadis centrée sur la défense du monde ouvrier, oriente aujourd’hui davantage son discours vers les banlieues. Cela a néanmoins suffi à Thomas Portes pour reprocher au ministre une formulation qui, selon lui, oblitère l’histoire de la lutte des classes et des syndicats. L'insoumis a ainsi assimilé l’usage de cette appellation à l’attitude du régime de Vichy, instigateur du changement de nom de cette fête. S’il fallait appliquer sa logique jusqu’au bout, il faudrait alors conclure que l’ensemble du pays est pétainiste depuis 1941, tant l’usage de la formule fête du Travail est devenu courant, de l’école primaire jusqu’aux paroles du membre du gouvernement.
Sur CNEWS le ministre @JPFarandou parle de « fête du travail » au sujet du 1er mai, reprenant les mêmes éléments de la langage que Pétain et Vichy.
Le 1er mai comme jour férié a été gagné dans le sang par les travailleuses et travailleurs de ce pays.
Honte à ceux qui veulent… https://t.co/4S5DdZRkwr
— Thomas Portes (@Portes_Thomas) April 7, 2026
Dans sa déclaration, le député LFI a également dénoncé ceux qui souhaiteraient travailler le 1ᵉʳ mai, estimant sûrement que cela argumenterait les positions de ceux voulant « supprimer la fête ». « Honte » à ceux qui voudraient le faire, telle est la parole de ce député. Pourtant, Thomas Portes semble oublier que de nombreux Français ne disposent pas du luxe de considérer le travail comme un choix facultatif, d’arrêter de travailler une journée, de réclamer ce « droit à la paresse » que Mélenchon défendait, en 1992. En effet, pour certains, travailler ce jour-là relève de la nécessité, notamment dans un contexte de concurrence économique et de pouvoir d’achat en baisse. Ce fait est d’ailleurs confirmé par un sondage de la CPME où 73,7 % des Français déclarent vouloir avoir la possibilité de travailler ce jour-là. Cette réalité trouve également un écho dans la proposition de loi, soutenue par Gabriel Attal, visant à encadrer et sécuriser l’ouverture des boulangeries et des fleuristes le 1ᵉʳ mai afin de permettre à ceux qui le souhaitent de travailler dans un cadre légal clair.
Histoire du 1ᵉʳ Mai
Contrairement à ce que laisse entendre la gauche, faire du premier jour de mai un jour de festivité n’est pas de leur fait. En effet, dès le Moyen Âge, cette journée était célébrée comme une fête de l’amour. En 1889, les socialistes de la IIᵉ Internationale ont fait du 1ᵉʳ mai une journée d’action mondiale pour défendre les droits des travailleurs, en mémoire de la répression survenue aux États-Unis le 1ᵉʳ mai 1886, et c’est alors que la gauche et les syndicats ont réorienté le sens des festivités. Deux ans plus tard, la mort de plusieurs militants lors des manifestations de Fourmies, dans le Nord, offre à la cause ouvrière française ses propres martyrs. Il fallait un jour pour leur rendre hommage : ce sera le 1ᵉʳ mai.
Le 23 avril 1919, le Sénat accepte de faire du 1ᵉʳ mai un jour chômé, mais ce n’est qu’en 1941, sous le régime de Vichy, que cette journée est officiellement désignée par la loi comme une fête dédiée non pas au « travailleur » (terme jugé trop conflictuel) mais au travail et à la concorde sociale. Après la Libération, la IVᵉ République conserve cette création du régime de Vichy et, en 1947, elle devient définitivement un jour férié et payé, tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Nazifier pour détruire le discours
Vouloir déposséder son adversaire politique de la possibilité de parler de la défense du travail en réduisant, et en ostracisant, ses propos en les rattachant à Pétain ou au fascisme constitue une simplification intellectuelle et politique dangereuse, tant pour la qualité du débat public que pour la cohésion sociale. Marion Maréchal a rappelé, sur France Inter, que réduire automatiquement des valeurs à des figures historiques négatives, comme le lien entre famille et pétainisme, revient à un argument de type reductio ad Hitlerum. Un tel procédé, de plus en plus fréquent dans le débat médiatique, appauvrit l’analyse, empêche toute discussion sereine et détourne l’attention des véritables enjeux de fond que la France doit affronter concernant la place, le sens et la valeur du travail.
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67 commentaires
Il faut dire qu’en matière de travail, ce ne sont pas les meilleurs connaisseurs. Le ou laquelle a déjà travaillé dans cette clique de braillards ?
Pour tenter de se crédibiliser, les « progressistes » en sont réduits à nous ressortir des vieux trucs d’il y a 80 ans tellement éculés que, même dan leurs rangs, certains ne savent pas de quoi ils parlent. Monsieur Delogu, par exemple avoue qu’il ignore qui etait Pétain. Je pense que ramener à la Saint Barthélémy pourrait aussi leur fournir de la matière.
Delogu répond : « Je ne sais pas qui est Pétain. J’ai entendu parler de lui. Je sais qu’apparemment, c’est un raciste. Je ne connais pas tellement l’Histoire. J’apprends. » Voici ce que j’ai trouvé pour Delogu. C »est tout simplement ahurissant pour un qui veut être en politique.
Surtout qu’en 1942, le maréchal Pétain c’est adresser à la radio aux femmes en ces termes : » Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne ».
Deloglu a du faire bien souvent l’école buissonnière pour dire autant d’âneries.
Arrêtez de prêter attention et au sérieux les appréciations débiles de tous ces demeurés
présentez simplement leurs fadaises dans un style humoristique, pour l’info
est-ce que vous entamez un dialogue avec un fou qui vous déclare qu’il a vu une vache voler ?
M. Portes avec ses indemnités de parlementaire peut se permettre de ne pas travailler le 1er mai, alors tous les petits vendeurs de muguet seraient des Pétainistes, on m’aurait donc tromper de bonne foi ?
M. Portes pour reprendre les paroles d’un bon président Français : « Arrêtez d’e……..er les Français ! »
LFI, ou la descente aux enfers.
C’est plus que les enfers avec eux qui nous attend.
La gauche nous a déjà fait le coup il y a bientôt 40 ans en exigeant que la fête des mères soit accordée à toutes les femmes. Or, on récompense celles qui ont donné la vie. Les autres n’ont qu’à faire la même chose.
Nazi, facho, pétainiste, ‘xtrèm-drouâte, nauséabond, … mais où on est là ?
Qu’ont-ils à proposer à part sortir des vieux trucs dont ils croient que ça va faire peur ? Tellement peur que Mélenchon peine à atteindre 10% dans les sondages quand MLP et Bardella dépassent les 35%… Ils se glorifient de la « grande victoire » de monsieur Bakayoko élu au 1er tour par 50,77% des voix exprimées, mais avec 57% d’abstention… Ce qui signifie que ce monsieur ne représente qu’un peu plus de 21% des Dionysiens. Bon, il est vrai aussi que madame Panot a vu samedi dernier à St Denis « des dizaines de milliers de manifestants » là où ils étaient à peine 6000…
Ne sachant plus quoi dire, ces sinistres individus de LFI et associés tapent dans tous les coins pour faire croire qu’ils sont intelligents; raté et pitoyable.
tout à fait
Si la fête du travail est un souci, Portes n’a qu’à fêter Saint -Joseph- Artisan.
Pétain….Pétain,n’est ce pas celui dont mitterrand ,le pote des communistes,faisait fleurir la tombe chaque année,début novembre ?
Conclusion : pour LFI, tout ce qui n’est pas lfiste est facho
Si ce Thomas en veut une autre il a aussi la Fête des Mères…
Ils parlent tous d’une époque qu’ils ne connaissent pas pour paraitre cultivés, il faut quand même leur rappeler que c’est majoritairement la gauche qui est partie à Vichy et que Mitterrand a reçu la francisque, mais les collabos existent toujours et ceux qui veulent donner la France aux étrangers en savent quelque chose. Delogu a quand même avoué qu’il ne connaissait pas Pétain, mais qu’il étudiait, j’espère qu’il a commencé par la lecture.
C’était la gauche aussi, au pouvoir lors de la guerre d’Algérie.
C’est la gauche qui est majoritairement partie à Vichy et c’est, après une majorité de français durant l’occupation, l’extrême droite qui est amené à défendre parfois ce régime anti gaulliste. C’est ballot.
Ce député de gauche Portes ferai bien d’aller sur Wiki et regarder la bio d’un certain René Belin , éminent syndicaliste CGT et socialiste , devenu en 1940 jusqu’à 1942 ministre du travail de Vichy . Et donc c’est lui qui a instauré la fête du travail le 24 avril 1941et mis au point le STO . Alors les gauchos ont a pas révisé sa leçon ?? et cerise , il a eu la francisque aussi comme un certain Mitterand . L’extrême droite qu’on vous vomi a longueur de temps !
Et vous nous parlez encore des tweets d’un fou furieux mélenchoniste sur un sujet oh combien sans intérêt. Par pitié ne relayez plus les divagations des membres de LFI. Merci d’avance.