[PEOPLE] K. Le Marchand cloue P. Cohen et l’entre-soi médiatique anti-RN

Sur le plateau de C à vous, Karine Le Marchand refuse de rentrer dans le rang de la doxa du service public.
Patrick Cohen K Lemarchand Bardella
capture X France5

Mercredi 28 mai, Karine Le Marchand était sur le plateau de C à vous pour évoquer son émission Une ambition intime présentant, entre autres, Jordan Bardella et diffusée dimanche 1er juin. Patrick Cohen avait bien répété sa partition du front républicain, bien révisé ses fiches de l’indignation convenue, était prêt à ressortir sa chanson habituelle et communément admise sur le service public. Quelle cruelle déconvenue ! Il aurait pu se douter, pourtant, que Karine Le Marchand ne se chauffait pas du même bois.

Tout le monde ne déteste pas le RN ?

« Avant même de regarder l’émission, certains fâcheux vous ont reproché de recevoir Jordan Bardella, comme d’autres, avant, vous reprochaient de copiner avec Marine Le Pen... », commence Patrick Cohen, confortablement installé dans l’entre-soi du service public avant d’être coupé par Karine Le Marchand. « Enfin, les fâcheux qui n’aiment pas Marine Le Pen ni Jordan Bardella », lui rétorque la présentatrice, qui ne s’en laisse pas compter. « Peut-être », concède le journaliste circonspect. « Bah oui ! », renchérit Karine Le Marchand, forcée d’assener des évidences face à son collègue manifestement déçu que Jordan Bardella n’ait pas dû faire face à une levée de boucliers unanime et sans équivoque. « Ah, vous croyez ? », persévère le compère d’Anne-Élisabeth Lemoine, incrédule. « Ah, bah oui, parce que ceux qui les aiment bien ne me le reprochent pas », retoque la journaliste, encore une fois obligée d’enfoncer des portes ouvertes… Quelle déception, pauvre M. Cohen, si sûr de détenir la seule opinion valable et de pouvoir l’étaler insolemment sur le service public.

Karine Le Marchand ne rentre pas dans le rang !

Il persiste et signe pourtant, la réalité est trop dure ! Puisque la rengaine « tout le monde déteste le RN » ne fonctionne plus, il joue la carte des extrêmes : « Oui, mais on peut faire le reproche plus général d’une proximité plus grande avec des personnages politiques pour lesquels il faut garder une distance », lance-t-il, bravache. On serait tenté de lui demander la liste des politiques pestiférés à garder en quarantaine médiatique, mais on a une petite idée. Déjà, sur le plateau de C à vous, en 2017, il avait reproché à Karine Le Marchand d’avoir « copiné » avec Marine Le Pen. Le « comme d’autres », c’était lui, tout simplement! Et, déjà, l’animatrice avait dû se défendre, expliquer « copiner » avec tout le monde, arguer, par déontologie, d’avoir « la même tenue avec tous ». Sauf que c’était déjà, sur le service public, briser un tabou. Non, on ne traite pas avec le RN comme les autres. Elle aurait dû le savoir et, déjà, elle faisait figure de dissidente simplement parce qu’elle était intègre dans son travail journalistique.

Cette fois encore, Karine Lemarchand ne rentre pas dans le jeu de Patrick Cohen, elle joue sa partition : celle de l’honnêteté. Une démarche courageuse sur le service public, puisqu’elle continue : « On ne me l’a pas reproché pour Jean-Luc Mélenchon, par exemple, à l’époque. » « Si », affirme Patrick Cohen, qui perd peu à peu et sa contenance et ses repères. « Ah, non ! », est encore obligée de lui rétorquer l’animatrice, qui est quand même la mieux placée pour le savoir ! Pauvre Patrick Cohen, tout est perdu, c’est la fin d’un monde : « Ah bon, vous êtes sûre ? », questionne-t-il une dernière fois, désespéré de se raccrocher enfin aux branches. L’animatrice est « certaine ». Adieux veaux, vaches, cochons, couvées, mais il veut garder la face : « Il me semble quand même », on est gêné pour lui. Karine Le Marchand vient de saper tout le discours convenu et bien confortable de l’audiovisuel public. On aurait presque de la peine pour Patrick Cohen, que va-t-il bien pouvoir dire, maintenant, si même dans le service public, les journalistes commencent à briser le plafond de verre, à ne plus se soumettre à la doxa policée voire même, ultime provocation, à dire la vérité telle qu’elle est.

« Aujourd’hui, c’est dangereux de s’afficher ami de Jordan Bardella quand on ne fait pas partie du sérail du RN. Même sa mère n’a pas témoigné à visage découvert, elle porte une perruque. Son père a assumé, on a réussi à le convaincre », racontait aussi Karine Le Marchand. « Ma mère témoigne à visage caché pour des questions de sécurité, explique le président du RN, dans le documentaire, car elle habite encore dans la cité dans laquelle j’ai grandi. » Que la mère du chef du principal parti d’opposition ne puisse pas montrer son visage par peur des représailles aurait dû bien plus scandaliser Patrick Cohen qu’un prétendu « copinage ».

Vos commentaires

41 commentaires

  1. M. Cohen est pas mal dans son émission sur le cinéma. Sinon, il offre le spectacle dans l’émission d ‘E. Lemoine, d’un militant dont je situe le discours, à la gauche du PS. PS-LFI quelque chose comme ça. C’en est gênant de le voir ramer face à K. Lemarchand en feignant le doute, le malentendu… Ce M. ne comprend pas qu’il est payé avec l’argent de « tous » les contribuables ?

  2. Je ne regarde pas l’ADLP mais je regarde et J’apprécie Karine Lemarchand dans cette émission.
    J’ai vu d’un œil différent les autres intervenants même si je conserve mon opinion envers eux.
    Elle ne copine pas, elle exerce son métier et réussit à faire ressortir ce que certains réservent à l’intimité.
    Elle est objective comme Christine Kelly, Gabrielle Cluzel ou Charlotte D’ornellas et bien de leurs collègues devraient prendre exemple sur elles.

  3. Qu’il s’agisse du RN ou d’un autre sujet, Monsieur Cohen (Patrick) a réussi à se faire détester presque partout. Un grand bravo.

  4. Je rêve d’un prochain président réellement de droite qui privatisera le sévice public de l’audiovisuel …. Mais, comme pour tous les autres sujets, je n’attends pas grand chose de la personne élue, homme ou femme, qui n’aura pas le courage de s’attaquer aux problèmes.
    Et pourtant il serait grand temps de supprimer ce nid de gauchistes et de supprimer aussi toute subvention publique à l’ensemble des media, syndicats, partis politiques et j’en passe. En plus de faire des économies (très) substantielles cela rééquilibrerait les choses en termes d’information et de propagande.

  5. Cohen n’a pas d’opinions personnelles, il n’a que celles dont il condére qu’elle vont lui rapporter le plus. La chaîne de son employeur est à gauche ? Alors allons-y :  » plus à gauche que moi, tu meurs »… Que demain le vent tourne (ce qui commence à se produire) et il jurera qu’il refusera de recevoir Mélenchon… il me fais penser, lui,aussi, à une réplique du regretté Maurice Biraud dans « un Taxi pour Tobrouk »

  6. P Cohen, un journaliste qui fait honte à son métier, je me souviens pour Thomas ce qu’il avait osé dire, Karine ne se laisse pas faire et c’est tant mieux, il fallait lui rabattre son clapet et apparemment elle l’a fait

  7. Sûr, Cohen n’a pas l’habitude de s’entendre dire que deux + deux, font quatre, et peu importe qui les portent.
    Merci madame Le Marchand.

  8. Qu’il aille jouer avec Apathie et quelques autres journaleux du service Public qui est en fait le service privé de la Macronie et de son complice aux dernières législatives : LFI.

  9. Tous ces chroniqueurs télé qui ne peuvent flaire « Politique » car trop mauvais (comprendre pas assez méchant et pas assez menteur) et qui sont de très mauvais journalises ont le cul entre 2 chaises… la meilleure façon de se casser la gueule !!! pour preuve…

  10. Cohen ? Le seul aperçu que j’en ai, les trainées de poudre qu’il laisse derrière lui. Il peut s’exprimer, c’est son droit, jusque là il n’est pas à blâmer. Si des reproches sont à formuler, ils sont à adresser à sa hiérarchie. Une hiérarchie qui ne respecte pas l’équilibre indispensable d’un service public. Parmi ses animateurs on devrait trouver des personnalités comme P.Praud par exemple ou autres de même nature. Mais la Delphine Ernotte a bien fait comprendre que l’audiovisuel public était à sa botte, un pré-carré personnel. Et sa botte est rouge tout comme l’Arcom qui l’a maintenue en poste. Ce qu’ils appellent en macronie « des actes démocratiques ». Ce que nous corrigeons par « soviétiques ».

  11. Ces journalistes de gauche devront s’habituer comme nous le faisons depuis des décennies avec des élus que nous ne voulions pas. Il faudra patienter à leur tour ou changer de métier. On demande des serveurs et des soudeurs. Le bâtiment embauche. On ne fait pas de discrimination à la main d’œuvre quand il faut couler le béton, même un ancien journaliste de gauche comme Patrick COHEN est le bienvenue.

  12. Et à part ça, la France est un pays où les libertés d’opinions et d’expression sont jalousement gardées. Quand donc comprendrez vous qu’avec , en plus , des élections truquées, vous n’avez aucune chance d’arriver au pouvoir ? Inspirez vous pour une fois de DeGaulle : quittez ce pays sans foi pour organiser la reconstruction demain .Les autres seront broyés par nos chères forces de l’ordre républicaines…!

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