Paris : près de 10.000 manifestants défilent contre le projet de loi sur la fin de vie

La traditionnelle Marche pour la vie a rassemblé des milliers de personnes, place Vauban à Paris.
crédit : LMPLV

Ce dimanche 18 janvier, la Marche pour la vie a voulu marquer son opposition au projet de loi sur la fin de vie. Une mobilisation qui répond à une actualité, puisque le projet de loi sera étudié ce mardi 20 janvier au Sénat.

 

Sur la place Vauban, face aux Invalides, 10.000 participants selon les organisateurs et 7.500 selon la police ont agité des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « La vie vaut la peine d'être défendue » ou « Soigner, pas supprimer ». Le médecin gériatre Geneviève Bourgeois avait déclaré, lors de la conférence de presse : « Cela sonne faux, les promoteurs de l’aide à mourir parlent de liberté, de droit, de dignité. »

Auprès de BV, elle insiste : « Quand on fait du soin palliatif et qu’on soulage les gens, c’est là qu’on aide les patients à mourir. Pas en les tuant. C’est extrêmement violent pour les soignants qu’on puisse galvauder ces mots pour parler d’euthanasie. »

Cette mobilisation courageuse suffira-t-elle pour faire reculer le président de la République ? « Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité », déclarait Emmanuel Macron, lors de ses vœux. « La dénatalité ne semble pas toucher (du tout) ce public qui aime la vie. Un jour, leur voix comptera », promet Gabrielle Cluzel, dans un message sur X. La bataille se poursuit.

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Jean Bexon
Journaliste

Vos commentaires

35 commentaires

  1. Merci BV et CNEW car les radios et télés publiques avaient piscine ?? Comme pour les affrontements et dégradations suite au match de Foot Africain . On les paye pour une information Sélective !! Il y a ce qui est bien ou mal !!

  2. « en aucun cas donner la mort ne peut être un soin »—–« Quand on fait du soin palliatif et qu’on soulage les gens, c’est là qu’on aide les patients à mourir. Pas en les tuant. C’est extrêmement violent pour les soignants qu’on puisse galvauder ces mots pour parler d’euthanasie. »

    Pour moi, tout est dit avec ces deux citations.

  3. Marche pour la vie, mais qu’est-ce que la vie ? À 98 ans, être alité 24h/24, couches… perfusion, totalement inconscient et sans AUCUN espoir d’amélioration. Ah oui, le cœur bat encore, mais est-ce le cœur ou le pacemaker ? Respect de « la vie », mais c’est quoi cette « vie » essentiellement végétale ! Comme le dit l’entourage familial dans son unanimité : « c’est inhumain » (et il n’y a pas d’héritage en vue !!!)

    • On ne choisit pas de vivre et on te refuse le droit de mourir dans la dignité.
      J’aimerai qu’on me définisse ce qu’est la vie. Etre alité, nourri par perf et inconscient 22h sur 24 pour avoir la visite des proches, ce n’est pas ce que j’appelle vivre.
      J’ai accompagné mon père en fin de vie, cancer. A la toute fin, ils ont augmenté la dose de morphine, c’est exactement la même chose que mettre fin au calvaire.

    • je vous réponds ce que l’une de mes patientes de 100 ans, après un AVC sans aucun espoir d’amélioration = « je remercie Dieu tous les jours de m’avoir imposée d’être dans ce fauteuil sans pouvoir bouger. Cela me permet de prier toute la journée pour ceux qui en ont besoin ».

  4. Encore une dernière de Micron pour faire des économies, tuer les gens, pas de retraite à payer, économies des soins
    Au lieu de dépenser des Milliards en aides au développement à l’étranger ceux ci devraient être dirigés vers des soins palliatifs
    Le pauvre garçon veut marquer en bien et là plutôt en mal son passage comme (mauvais) Président de la République

  5. Et une loi que les LR laisseront bien passer en ne votant pas la censure aujourd’hui. Couchés devant le PS, acceptant l’euthanasie par absence de programme de politique de santé, c’est leur euthanasie politique qu’en attendant ils programment.

  6. Sénateurs mollasses, incapables de résister à la sornette progressiste, sous les faux prétextes de « gardes-fous » qui tomberont bientôt les uns après les autres.

  7. Si peu de monde pour s’opposer à l’euthanasie. Les gens ne comprennent pas les enjeux. Il y a des « gardes/fous » affirment ils pour se rassurer. Ces contraintes disparaîtront sans bruit et un jour aller à l’hôpital deviendra un risque majeur. En vérité c’est déjà le cas, le surnombre aux urgences oblige les médecins à trier.

  8. J’ai bien regardé la physionomie des manifestants, c’était l’impression que ce n’était pas des gens comme nous avons l’habitude d’en voir, pas de voitures brulés pat de commerces cassés et pillés, pas de poubelles en feux ni de mortiers lancés sur les forces de l’ordre.
    En fait c’était pas les LFI, j’en suis persuadé.
    En fait çà concernait que le peuple qui n’en peut plus d’une gouvernance incapable de prendre de bonnes décisions pour le pays et sa population, qui préfèrent supprimer ceux qui souffre au lieur de les accompagner avec des moyens que la médecine sait faire, çà coute moins cher et pas très morale quant on sait que le serment d’Hippocrate qui dit que je ne remettrai à personne du poison.
    Quelle société on nous fait tomber.

  9. Il y a quelque chose de profondément troublant dans notre époque : pour éviter l’acharnement thérapeutique, il faut désormais rédiger des directives anticipées. Autrement dit, il faut prévenir la médecine qu’elle ne doit pas nous transformer en survivants malgré nous.
    Comment en est-on arrivé là ?
    Pourquoi faut-il écrire noir sur blanc que l’on refuse d’être maintenu en vie coûte que coûte ?
    Ce simple fait est déjà un aveu :
    l’acharnement thérapeutique n’est pas un accident, mais une dérive structurelle d’une médecine devenue si puissante qu’elle peut oublier sa finalité. Quand la machine prend le dessus sur la personne, quand prolonger la vie biologique devient plus important que respecter la vie vécue, quelque chose tourne au monstrueux.
    Le plus choquant n’est pas que les directives existent.
    Le plus choquant, c’est qu’elles soient nécessaires.
    Elles sont devenues notre dernier rempart pour rappeler une évidence :
    le soin n’a de sens que s’il respecte la volonté, la dignité et l’humanité de celui qui le reçoit.
    la médecine moderne, forte de ses prouesses techniques, peut parfois oublier que soigner n’est pas prolonger, mais accompagner

  10. 10000 voir 7500 , autant dire une goutte d’eau dans ce beaucoup imaginaient et en premier Bld Voltaire, en un véritable torrent de contestation contre un projet de loi. On dénature à volonté le sujet pour attiser la peur, il n’a jamais été dit qu’il s’agissait de soin, mais d’abréger des souffrances devenues insuportables et ceci 24 H/24 , dans le cas de pathologies incurables et en phase terminale. Associer cette future loi, à celle des pros IVG dénote une parfaite malhonnêteté en tentant de faire un amalgame. Les pros suicide assisté ne sont pas loin de là des pros IVG. Il semble façile à comprendre que le suicide assisté sera un choix personnel et que toute personne contre ne sera obligée d’y recourir. D’ailleurs elle doit être le fait même du seul requéreur en dehors de toute autre décision, qu’elle puisse être familiale ou de l’équipe médicale. Le demandeur devrait par écrit, lors de la rédaction de directives anticipées faire part de son choix ! je respecte le choix de ceux qui sont contre, est-ce si compliqué pour eux de faire de même pour les « pros » suicide assisté !

  11. Pas assez de monde mais les aînés..eux les plus menacés…n’ont ni à force ni le courage de venir marcher et manifester…

  12. C’est bien mais c’est peu. Il est vrai que ceux qui manifestaient étaient plutôt jeunes. Les plus concernés n’ont plus toujours les jambes pour défiler, voire certains d’entre eux sont peut être devenus fatalistes à force de n’être plus entendus.
    Un pays qui choisi d’éliminer ses vieux et qui décourage l’enfantement est un pays qui a choisi de disparaître.
    Adieu la France.

  13. On peut me dire ce que l’on veut mais c’est bien peu de monde pour défendre la vie et que les Français n’en ont que faire du reste et des autres ce qui laissera une fois de plus bien des places pour le pire lors des prochaines élections d’autant que dans un pays dit démocratique les votes blanc ou nul ne sont pas pris en compte ce qui ne permet même pas de se démarquer entre la peste et le cholera.

    • Plus personne ne se mobilise pour les grandes causes comme celle ci. Je pense que les français ne se sentent pas concernés … CA PASSE.. On peut faire n’importe quoi tout est voté, ficellé, emballé.
      Comme l’a déjà dit un homme politique, tant que l’on peut manger et boire, rien ne bouge…. Il n’y a que la faim qui fera sortir les « français » du bois. Alors attendons la famine pour se mobiliser …Mais le risque est le « TROP TARD »

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