Paris : 2 millions par logement social ! Rien n’est trop cher, pour le vivre ensemble…
Le site Fdesouche relaie un article du Parisien qui évoque la création de 23 logements locatifs sociaux au 37, avenue George-V, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Cette affaire est un excellent résumé de ce qui se passe à Paris, en matière de logement social. La chronologie (non finie) s’étale sur deux décennies au cours desquelles l’immeuble a été inoccupé...
- préemption de l’immeuble par la ville en 2008 ;
- quinze ans de contentieux divers retardant considérablement le projet ;
- dépôt de permis de construire prévu en septembre 2025 avant le lancement des études et des travaux ;
- livraison des 30 logement (dont 23 sociaux) début 2028.
Paris (8ème) : la mairie de Paris va investir 48 M€ pour 23 logements sociaux grand luxe dans le triangle d'or
https://t.co/XrpZqb9zCf pic.twitter.com/P9noLRk1cj— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) September 2, 2025
Le coût total du projet (48 millions d’euros) est énorme, rapporté au nombre final de logements. Il est donc utile de s’arrêter sur ce dossier, comme on l’a dit, emblématique des politiques de développement du logement en France et dans la ville de Paris dirigée, depuis 2001, par une majorité de gauche : deux mandats Delanoë de 2001 à 2014, deux mandats Hidalgo depuis 2014 avec la délégation au logement confiée toujours, sous Hidalgo, à un élu communiste, Ian Brossat, puis Jacques Baudrier.
C’est d’abord un exemple pratique d’application de la loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains (« loi SRU »), loi votée sous le gouvernement Jospin et imposant 20 % de logements sociaux pour la quasi-totalité des communes françaises (à l’exception des toutes petites), niveau porté à 25 % en 2013 sous la présidence Hollande. La ville de Paris va bien au-delà de cet objectif, puisqu’elle vise 40 % de logements publics en 2035, dont 30 % de logements sociaux dans le cadre du nouveau plan local d’urbanisme « bioclimatique » en vigueur depuis début 2025. La ville de Paris a effectivement déjà doublé le nombre de logements sociaux : leur nombre est passé de 136.000, en 2001, à 271.906, au 1er janvier 2024, représentant ainsi 23,1 % des résidences principales parisiennes à date.
Magistère médiatico-moral du camp du bien
Un des effets majeurs de la loi SRU est « l’étalement » des logements sociaux sur l’ensemble du territoire. Il s'agit d'un combat de l’État, sous le magistère médiatico-moral du camp du bien du logement autoproclamé, incarné par la Fondation du logement (ex-fondation Abbé-Pierre), contre les communes et les habitats réticents. Ce combat passe par une répression forte des communes récalcitrantes et de leurs habitants, auxquels on applique de fortes pénalités financières et des sanctions pouvant aller jusqu’à la perte du contrôle communal sur l’octroi des permis de construire. Tout cela, dans un unanimisme politique qui n’a pas varié depuis le vote de la loi en 2000, quelles que soient les majorités politiques nationales successives.
C’est la version locale de cet étalement qu’on trouve au 37, avenue George-V, puisque le maire adjoint au logement communiste Jacques Baudrier indique au Parisien que la proportion de logements sociaux se limite à 2 ou 3 % dans le VIIIe arrondissement de Paris. Insuffisant, probablement, pour que les habitants profitent des joies du logement social. Cette politique de l’équipe Hidalgo correspond à des objectifs certes idéologiques, mais bien évidemment également électoraux, comme c’est le cas dans toutes les communes socialistes ou communistes qui sécurisent le peuplement et le bon vote via une proposition considérable de logements sociaux, rendant très difficile, voire impossible, le renversement des majorités municipales en place.
Des conséquences financières majeures
Les conséquences financières d'une telle politique sont majeures. À Paris, il n’y a pas beaucoup de parcelles constructibles et on ne veut pas construire en hauteur. Par conséquent, la façon prépondérante de faire du logement social consiste à transformer des logements privés en logements sociaux. C’est exactement ce qui s’est passé au 37, avenue George-V, dont l’immeuble a été préempté. La ville de Paris va d’ailleurs bien au-delà, pour réaliser son objectif de 40 % de logements publics en 2035 : le dernier plan local d’urbanisme « bioclimatique » met en place un mécanisme de « pastillage » qui impose des obligations de mixité sociale sur de nombreuses parcelles de la capitale : les propriétaires sont désormais tenus de réserver une partie de la surface de l’immeuble qu’ils possèdent à des logements sociaux ou abordables en cas de transformations importantes sur l’immeuble (construction neuve, restructuration lourde, extension ou surélévation, changement de destination…).
Tout cela coûte très cher aux finances de la ville, puisque les logements à racheter sont parmi les plus chers de France. Sans surprise, on note que la dette de la ville de Paris s’est envolée en passant de 1,4 milliard d’euros, en 2000, à 10,6 milliards, en 2024, dont 7 milliards sous les deux mandats d’Anne Hidalgo.
Bien entendu, ces dépenses considérables en matière de logement ont réduit les allocations de budget sur d’autres dépenses, par exemple la propreté de Paris, qui serait, selon un article du quotidien anglais The Guardian en 2019, la capitale la plus sale d’Europe, assortie d'une voirie usée ou vieillie.
Enfin, il y a bien entendu des conséquences sur la structure du peuplement de la capitale et la place de l’immigration dans la population parisienne. Notre article de juin 2024 indiquait, sur la base de données publiques INSEE, que près d’un logement social sur deux était occupé par une personne immigrée ou descendante d’immigrés de première génération. Cela s’applique bien évidement à Paris.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































45 commentaires
Pourquoi pas inclure dans ce beau projet egalement les voisins du George 5 et le Prince de Galles????? cela ferait encore plus joli et nos immigrants bien aimes seront peut etre contents a condition qu’on leur donne les services qui leur sera dus. Qu’est ce la Mairie de Paris ne ferait pas pour eux et les deux hotels nous en avons bientot plus besoin cause la diversite proclamee.
Des logements sociaux dans un immeuble du 8 em, Avenue Georges V , qui va acquérir un logement dans cet immeuble dont une partie sera dédiée à la diversité , à mon avis ce seront probablement des investisseurs mais certainement pas des particuliers. Il y a quelque temps une partie de l’ancienne samaritaine avait été réhabilité en logements sociaux dans lesquels au moins une famille issue de la diversité et balayeur à la mairie de Paris s’est vu attribuer un logement . (info passée à la TV)
Sur le fond, je suis contre, sur la forme je souhaite qu(ils intègrent les lieux des Pd, Ministres, hauts fonctionnaires : parc Monceaux, villa montmorency, le Touquet…
Combien de logements sociaux dans le 3ème arrondissement qui refuse une mini grande surface au prétexte que la fréquentation dénaturerait la vie du quartier… J’aimerais comprendre.
C’était dans le 6ème mais bon pour le reste
Je ne sais pas si cette superette a bien ouvert au fait
Je ne comprends pas, depuis quand les logements sociaux sont devenus des appartements de grand luxe ?
Les bobos parisiens ont ce qu’ils méritent…Pourtant, le reste à venir. Sauf si l’année prochaine, abandonnant la lecture du « Monde » , ils se tournaient vers la droite. Scandaleux n’est-ce pas très chers ???
Si les gens travaillaient ils n’auraient pas besoin de logements sociaux. Ils sont financés par qui ces logements sociaux ? Réponse : par ceux qui travaillent. Et ils profitent à qui ces logements sociaux ? Réponse : à ceux qui ne travaillent pas et préfèrent rester au chômage.
Les prochains logements sociaux, j’espère que ce sera dans le 6ème , au fait elle a ouvert la superette ?
Non mais c’est une manie chez les gauchistes les logements sociaux
Et dire qu’on finance via les Livrets A et LDD, perso avec moi ils vont pas aller loin, j’en ai pas !!!
Ca me ferait mal de financer pour ne pas avoir droit !!!
alors cette édile n’a pas encore fini d’abimer Paris ? Ceci étant ces logements » sociaux » ne seront accessibles qu’aux employés de la mairie de Paris… tu dis que c’est » sociale » et du propose à tes potes, bien de gauche çà !
Je pense en effet que c’est le but et la destination. On commence à les voir venir ! C’est comme les logements de fonction gratos ( pieds- à- terre parisien pour nos diplomates, consuls et fonctionnaires des DOM-TOM en transit ) dans les somptueux hotels particuliers du Marais..
Voilà de quoi réjouir LFI et consorts partisans de la créolisation de la FRANCE bien entendu, alors, des BEAUX QUARTIERS DE LA CAPITALE ???? ! Renversement des résultats électoraux locaux à la clé !!!
Hidalgo = Macron et vices »Versailles » !
Rassurez-vous, ces logements ne seront pas attribués aux familles des employés au ramassage des ordures de la vile de Paris. Il seront attribués à des employés de la ville de Paris travaillant dans les bureaux de la mairie et dont les revenus seront à la limite supérieure prévue pour l’attribution
Comme ça les livreurs UBER EATS avec ou sans poudre blanche auront moins de route à faire et seront donc moins polluants. Elle a de la suite dans ses idées Hidalgo la même chose que Macron mais lui c’est à l’échelle du pays entier.
Pas d’affolement. Aucun risque que des immigrés viennent loger dans ces appartements. Par contre des hiérarques de la ville de Paris…
PS. La droite Française qui est la plus c… du monde n’a jamais songé à faire interdire de manière constitutionnelle le droit de préemption qui permet depuis 50 ans à la gauche de se faire une clientèle aux petits oignons dans les grandes villes du pays. Et tout ça avec l’argent du contribuable.
Il faut virer Hidalgo et son barnum d’incapables malhonnêtes, incompétents, idéologues ! Il faudra que la nouvelle équipe mettent en vente ces logemements « sociaux » (comprendre socialos) pour récupérer l’argent fichu par les fenêtres par le camarade Brossat qui met des guillemets avec ses doigt lorsqu’il parle des « prétendues victimes du communisme » !
Ce serait intéressant de vérifier ensuite qui habite ces « logements sociaux » dans ce chic quartier … Près de chez moi les logements sociaux sur le square Boucicaut (à la place de l’hôpital) sont très bien habités. Les appartements sont superbes, bien situés.
Heureusement pour le quartier, on ne s’en plaint pas