[MUNICIPALES] Poitiers : six décisions qui ont fait chuter le maire vert Moncond’huy
Ce 22 mars, les élections municipales à Poitiers ont marqué un tournant historique en mettant fin à près d’un demi-siècle de gestion de la ville par la gauche. La défaite de Léonore Moncond’huy face au centriste Anthony Brottier sanctionne logiquement un mandat éloigné des réalités locales et source de défiance.
Une politique écologique excessive
Première décision fatale. Dès le début de son mandat en 2020, Léonore Moncond’huy engage une transformation ambitieuse de la cité au nom de la transition écologique. Parmi les mesures les plus controversées figure ainsi en premier lieu sa prise de position en faveur de la fermeture de l’aéroport de Poitiers et la réduction des financements envers l’aéronautique local, lorsqu’elle déclare dès 2021 que « l’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants aujourd’hui ».
Deuxième décision peu heureuse. L’ancien maire de Poitiers a également entrepris la transformation des axes routiers de la cité poitevine et la réduction de la vitesse à 30 km/h sur une large partie des boulevards intérieurs. Ces mesures ont contribué à une saturation accrue des petites rues de la ville et à... une augmentation ponctuelle des niveaux de pollution dans certaines zones, en raison d’embouteillages plus fréquents, gênant ainsi le quotidien de nombreux habitants et des automobilistes. Un comble !
Troisième choix contesté, l’édile a voulu végétaliser les trottoirs de la ville. Un choix esthétique mais peu sécurisant pour les piétons, souvent contraints de se déporter sur la chaussée pour partager la voie avec les voitures... D'où de nombreuses critiques obligeant la municipalité à revenir en partie sur ces aménagements, tout cela financé par les deniers publics ! La démonstration d’une gestion hasardeuse de l’argent du contribuable.
Une insécurité croissante
Quatrième mesure insupportable. La ville de Poitiers est le théâtre de plusieurs évènements symboles d’une dégradation du climat local. Ainsi, en 2024, un projet d’attentat islamiste fomenté par trois jeunes radicalisés avait été heureusement déjoué, révélant l’existence d’une islamisation locale. Poitiers est régulièrement la cible d’actes faisant l’apologie du terrorisme. L'occasion d'une levée de boucliers de la mairie verte ? Pas vraiment. En octobre 2024, certaines rues sont rebaptisées des noms d’Ahmed Yassine, un fondateur et dirigeant du Hamas, Yasser Arafat, le dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ou Georges Ibrahim Abdallah, le militant libanais propalestinien condamné à la prison à perpétuité pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates.
Ces noms de rues n'ont pas évité des tensions : aux Couronneries, en novembre 2024, la ville a fait face à des rixes liées au trafic de stupéfiants. Ces affrontements ont culminé avec la mort d’un mineur de 15 ans. Nouveau choc pour les habitants de Poitiers.
À ce sujet — Le grand désastre des villes vertes : à Poitiers, la saturation des petites rues augmente la pollution !
Le maire affichait durant la campagne des intentions très politiquement correctes : elle ambitionnait de faire de Poitiers « un modèle de coexistence apaisée et de dialogue entre les cultures, entre les spiritualités ». Un voeu resté sans effet auprès des habitants.
Un accueil des migrants assumé
Cinquième échec : la sécurité. La municipalité de Poitiers s’est inscrite dans une démarche d’accueil active des migrants. Elle a ainsi rejoint le réseau de l’Association nationale des villes et territoires accueillants et soutenu plusieurs initiatives locales d’hébergement et d’accompagnement. En 2023, la ville avait également affiché son soutien à des actions humanitaires en Méditerranée, notamment celles liées au navire Ocean Viking.
Une priorité, alors qu'il ne fait pas bon vivre à Poitiers pour les femmes, en dépit des volontés affichées par Léonore Moncond’huy. Mais en mars 2022, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la municipalité avait souhaité mettre en avant une femme voilée comme figure symbolique. Une décision qui a profondément divisé la ville, une partie de l'opinion considérant non sans raisons que le voile est incompatible avec les principes d’émancipation féminine.
Pendant ce temps, la ville montre une détérioration de la sécurité des femmes. Ainsi, en 2019, une enquête menée auprès de 1.396 femmes révélait que 83 % déclaraient avoir subi du harcèlement de rue, 28 % des insultes et 10 % des agressions sexuelles. En 2023, sous le mandat de Léonore Moncond’huy, un nouveau sondage élargi à 2.000 personnes, révélait que 87 % des répondants déclaraient avoir déjà été sifflés, 57 % suivis et 47 % victimes de commentaires sexistes, traduisant ainsi une situation globalement inchangée depuis la dernière enquête. Il faut dire également que la décision d’éteindre l’éclairage public la nuit n’a pas amélioré les choses.
L’alliance de la honte
Enfin, sixième erreur, l’alliance honteuse conclue par le maire sortant avec LFI lors du second tour des municipales de 2026 a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de ce mandat en éloignant certains de ses électeurs plus modérés.
Le résultat des élections municipales de ce 22 mars apparaît ainsi comme le reflet direct du bilan municipal de Léonore Moncond’huy. Les orientations prises durant ses six années de mandat ont progressivement installé un climat de défiance, y compris parmi ses propres électeurs, dans une ville devenue le laboratoire d’expérimentations écologistes menées au détriment de la qualité de vie et de la sécurité quotidienne des Poitevins.
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12 commentaires
Idem à Bordeaux. Dehors et Ouf!
Même punition à Strasbourg pour Barseghian. Même si Trauttman est socialiste (elle n’en a que l’étiquette) on sait aujourd’hui que la ville retrouvera un peu son panache
Le « vert » battu à Poitiers, tout un symbole !
Excellent
bien fait pour elle.
Elle ne pensait qu’à faire du mal à la communauté aéronautique sur l’aéroport de Poitiers.
Bon débarras !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Petite bourge parisienne parachutée à Poitiers, adieu j’espère
Vous avez tout bien dit !
Les verts conservent quand-même Grenoble, Lyon et Tours. Ce n’est pas rien. Ils n’ont pas subi la déculottée attendue. Pour Tours faudra qu’on m’explique comment ce fief royaliste en pleine Touraine, excentré des grands axes a pu devenir un bastion écologiste.
J’ai regardé sa formation une littéraire pure jus .
Quand on met des littéraires hors sol , ayant aucune formation pratique et scientifique.
Cela donne cela.
Elle a fait hypokagne.
Comme les énarques ce genre de formation est totalement inadapté pour diriger une entreprise, une ville .
Ils ont aucune idée des processus industriels , de l’écologie, de l’économie.
J’ai une formation littéraire et en plus je suis professeur. Et je ne suis absolument pas hors sol. Certes j’ai aussi fait du droit et travaillé avec des avocats mais je suis quand même majoritairement littéraire. Cependant être littéraire ne veut pas dire être lobotomisée ni imprégnée d’idéologies qui elles sont hors sol.
Qu’avez-vous contre les littéraires ? c’est vraiment réducteur et à courte vue ! Tous les littéraires ne sont pas hors sol, seuls les idéologues sans beaucoup d’intelligence comme cette dame se conduisent comme elle. Dans les années 70 nous avons eu un président de la république, Georges Pompidou pour ne pas le nommer, qui était un vrai littéraire et un pragmatique… Un de nos meilleurs présidents.
Cette brave dame était aussi réputée pour son orgueil et son arrogance.
Sinon, « aéronautique » est un mot féminin. Aéronautique localE, donc.
Il faut comprendre « secteur aéronautique »