[MUNICIPALES] À Toulon, les électeurs LR font tomber Laure Lavalette
Au QG de Laure Lavalette, la déception est immense. Avec 47 %, la candidate du Rassemblement national échoue à faire de la ville le trophée tant espéré. Douze points d’avance au premier tour devant Josée Massi avaient créé une grande espérance. D’autant que le faible score de la liste de gauche faisait espérer un réservoir de voix limité pour le maire sortant. C’était sans compter les électeurs LR qui se sont massivement reportés sur la candidate affichée divers droite mais qui, en réalité, était une incarnation du macronisme, une candidate centriste par excellence. Josée Massi ne fut-elle pas la première adjointe d’Hubert Falco, maire condamné à l’inéligibilité, soutien fervent d’Emmanuel Macron ? N’avait-elle pas, sur sa liste, Geneviève Levy, ancienne députée LR, devenue suppléante du député Yannick Chenevard, qui siège dans le groupe EPR que préside Gabriel Attal à l’Assemblée ? « Je n’ai pas réussi à vaincre le front du rejet qui s’est levé de LR à LFI pour faire barrage au projet de proximité et d’avenir que nous avons porté pour tous les Toulonnais », regrette Laure Lavalette.
La droite LR fait barrage
La défaite est amère, pour Laure Lavalette, qui, dans sa courte prise de parole, prend soin de dénoncer « les pudeurs de gazelle des Retailleau et le mépris des Wauquiez ». Et de souligner, a contrario, la victoire d’Éric Ciotti à Nice, « symbole éclatant de cette droite intelligente, fidèle, courageuse et sans peur, une droite qui gagne parce qu’elle tend la main aux patriotes de tous les horizons » - une droite qui lui a tant fait défaut à Toulon. Avec cet avertissement fatidique : « Il ne faudrait pas que le cordon sanitaire soit le tremplin qui mènerait demain Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République. » Signe que l’enjeu à Toulon était symbolique, Renaud Labaye, bras droit de Marine Le Pen, était descendu soutenir la porte-parole du RN « par amitié ». Dans les rangs militants, « la déception » règne. « On aura tout donné », nous explique l’un. « Ce n’est pas normal, qu’il y ait deux tours, c’est toujours pareil », constate un autre, lassé de ces victoires au premier tour et qui tournent trop souvent en défaites au second. À Toulon, le constat est cinglant pour les patriotes : les électeurs LR se sont reportés très majoritairement sur le maire sortant. « Les bourgeois ne veulent pas de vagues », se lamente, découragé, un supporter de Laure Lavalette. Autour de la candidate défaite, des mines déconfites et des soupirs. « La droite nous a abandonnés », fustige, écœuré, un proche conseiller.
Des villes en cascade
« Le système se défend bien », analyse Frank Giletti, député du Var qui figurait sur la liste toulonnaise. Le parlementaire salue « un superbe vote d’adhésion » mais souligne l’éternel barrage « de LFI à la droite molle » qui a empêché la victoire de sa candidate. « C’est une belle soirée, néanmoins. » Si la défaite de Toulon ternit le tableau, le RN se réjouit de victoires significatives dans le Var, où il compte sept des huit députés du département. Victoire à La Seyne-sur-Mer (62.000 habitants), qui est la deuxième ville du département, à La Valette (23.000 habitants), où Julien Argento, patron de l’UDR du Var et suppléant de Laure Lavalette, l’emporte dans une triangulaire. Succès significatif à Six-Fours (36.000 habitants), où le député RN Frédéric Boccaletti, est élu dans un duel au coude-à-coude avec le maire sortant LR Jean-Sébastien Vialatte (31 ans de mandat). Victoire à Salernes et Signes (3.000 habitants) des candidats RN. Des villes qui viennent rejoindre le succès très net de David Rachline à Fréjus (60.000 habitants) ou du candidat UDR de Puget-sur-Argens (8.000 habitants), réélus dès le premier tour. Le député Philippe Schreck (RN) échoue, quant à lui, de quelques voix à Draguignan.
Au RN, on a désormais en ligne de mire les troisième et quatrième tours de ces élections municipales : la métropole toulonnaise et, en septembre, les sénatoriales.
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103 commentaires
Quel bel échantillons de haine et de niveau !! les électeurs se montrent enfin sous leur vrai jour!! Comment Mme Cluzel peut elle accepter un tel déferlement ? les dons seraient ils en baisse à ce point pour que l’on autorise tout !!
Je ne peux pas croire qu’il existe encore des « aficionados » du parti des félons ( LR). Comment peux-t-on encore en 2026 apporter son soutien à des « gamellards » sans foi ni loi ; à des » faux culs » ; à des individualistes ; à des libéraux , européistes, mondialistes, immigrationniste ( pour le travail) … des gens, identiques à LFI finalement.
Les gens sont stupides.
Elle aurait fait un bon maire lavalette.
L’idéal du système ( du PS courant Gluksmann aux LR ) serait un cordon sanitaire LFI/ RN : équivalent ! « On » veut bien le faire pour LFI mais pourquoi pas au RN alors ? Simple, mais faux, tendancieux, avec pour seule explication , le mantra : lutte contre le fascisme ! ( pour le moins ) auquel s’agrège LFI. Ce mantra est tellement puissant ( bien que faux ) qu’il peut faire illusion. Après tout, lutter contre le fascisme… ( quand ce n’est pas le nazisme ). Au RN de continuer son travail. RN qui serait bien inspiré de penser aux alliances ( plutôt qu’ à la seule « main tendue » vers… le RN ) et aussi à ne pas trop critiquer des partis qui se présentent démocratiquement ( S. Knafo à Paris ). Le mot est : humilité.