[MÉDIAS] Après son soutien à Sarkozy, Karine Le Marchand dans le viseur de la gauche

En soutenant Nicolas Sarkozy, Karine Le Marchand a commis un péché médiatique que certains ne lui pardonnent pas.
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Une prise de parole pour le moins iconoclaste. Samedi 27 septembre, Karine Le Marchand s’est exprimée sur les réseaux sociaux, à la suite de la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite des financements libyens. Une décision de justice qui l’a « extrêmement choquée » et forcée à sortir de sa réserve habituelle. « Vous savez que je prends très peu la parole pour la politique, parce que je présente Une ambition intime et que j’essaie de rester neutre, commence-t-elle par rappeler, dans une vidéo manifestement filmée dans un parking. Mais en tant que Française, citoyenne, je ne comprends pas ce qu’il se passe avec Nicolas Sarkozy, 70 ans, ancien président de la République. » Et la présentatrice de L’amour est dans le pré d’évoquer le rôle joué par le document « probablement faux » de Mediapart ainsi que l’extraordinaire laxisme qui caractérise d’ordinaire la Justice. « Nicolas, tu as tout mon soutien. Carla, tu as tout mon soutien. Et si je peux faire quelque chose, vous me le demandez », finit par conclure Karine Le Marchand.

Sans surprise, cette prise de position n’a pas tardé à faire scandale, sur les réseaux. La star de M6 a été traitée de « facho » par un militant LFI, avant d’être affublée d’autres doux sobriquets : « bourgeoise réactionnaire », « idiote qui fait des émissions de beaufs », etc. La presse de gauche a également vu sa vidéo d’un très mauvais œil, à l’image du Huffington Post qui a accusé la quinquagénaire de reprendre à son compte une argumentation « très en vogue à droite et à l’extrême droite ». Autant de trolls rapidement remis à leur place par l’intéressée : « À ceux que mes opinions dérangent, je vous conseille de ne pas suivre mes réseaux, leur a-t-elle répondu. Rien ni personne (et surtout pas vos petites remarques désobligeantes sous pseudonyme) ne me feront taire ou changer. Passez votre chemin, bonne route ! » Et toc !

Une voix libre et courageuse

C’est peu dire que le point de vue de Karine Le Marchand détonne, dans un petit monde médiatique largement sclérosé par le conformisme et la bien-pensance. Il en faut, du courage, pour livrer une opinion dont vous savez par avance qu’elle vous vaudra le rejet de votre propre milieu professionnel. Dans sa vidéo, l’animatrice a notamment évoqué « des mecs sous OQTF condamnés jusqu’à 11 fois qui agressent des femmes ». S’agirait-il d’une discrète allusion à Claire Géronimi, cette jeune Parisienne violée par un Africain sous OQTF multi-condamné et dont le calvaire a été passablement invisibilisé par les médias et les associations de gauche ?

Résolument sans filtre, Karine Le Marchand n’a pas manqué, non plus, d’épingler une vidéo extraite de Quotidien dans laquelle l’animateur Yann Barthès donnait la parole a un journaliste justifiant la condamnation de Nicolas Sarkozy. « Condamné pour l’intention… », a-t-elle commenté ironiquement sous ladite séquence.

Soulignons aussi que les attaques visant Karine Le Marchand ne manquent pas de sel. Aujourd’hui, on lui reproche de sortir de sa réserve et de s’engager en faveur d’une personnalité de droite, mais il faut se souvenir qu’hier encore, les mêmes lui reprochaient justement d’être trop neutre ! Dans le cadre de son émission Une ambition intime, elle avait ainsi mis un point d’honneur à afficher un même ton et une même proximité envers les leaders de tous les partis politiques. Une égalité de traitement qui avait notamment choqué le journaliste Patrick Cohen. « On peut faire le reproche d’une proximité plus grande avec des personnages politiques pour lesquels il faut garder une distance », avait-il estimé, en mai 2025, sur le plateau de C à vous. On serait tenté de lui demander la liste des politiques pestiférés à garder à bonne « distance », mais on en a déjà une petite idée… « On ne me l’a pas reproché pour Jean-Luc Mélenchon, par exemple, à l’époque », lui avait alors rétorqué Karine Le Marchand.

La présentatrice avait visé juste. Tandis que la proximité des journalistes et figures médiatiques avec la gauche la plus extrême passe crème, la simple neutralité avec la droite est traitée comme une affreuse compromission morale. En apportant son soutien à Nicolas Sarkozy, Karine Le Marchand est allée encore plus loin dans l’interdit. Elle a brisé un tabou qui, s’il fait convulser à Paris, pourrait bien lui valoir, ailleurs, une nouvelle vague de sympathie.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

64 commentaires

  1. Bravo Karine pour votre prise de position et votre courage. Oui du courage il en faut pour affronter la meute de gauchistes assoiffés de sang….

  2. Bravo et merci. Soutien total comme pour les 20 signataires de la lettre pour la paix à Gaza. Leur bon sens et leur courage finiront par briller.

  3. Karine Le Marchand, tout notre soutien vous est acquis. Une certaine France devient de plus en plus débile, vociférante. Qu’elle soit de gauche ou de droite, il n’est plus possible d’entendre, d’émettre un avis sur un sujet donné sans que les arguments et expressions les plus déjantés soient vomis par une masse d’incontinents.

    Les réseaux sociaux ne sont que les réceptacles de cette vague d’inculture, de cette incivilité institutionnalisée. Ils ne sont que le reflet de notre société et non la cause. Ces réseaux nous permettent de nous regarder comme le ferait un miroir . Ce n’est pas joli, joli, dans toutes les strasses de la société, du plus haut au plus bas.

    Il est possible d’émettre un jugement sur toute idée émise mais on peut le faire avec des arguments solides et dans la tempérance. Ce point de vue est applicable en premier lieu aux parlementaires et journalistes lesquels devraient se faire valoir par l’exemplarité de leur pondération. Avec LFI nous sommes de plus en plus confrontés à des expressions de haines, à des positions à l’emporte pièce totalement déjantées, hors sol, à contre sens, non argumentées, que l’on devrait prendre pour du bon pain. Une bouillie d’inepties. Un totale mépris des personnes à qui ils s’adressent, une prétention démesurée. Des êtres qui sortent de leur fange pour nous asséner leurs fantasmes : « génocide », « la police tue », « extrême droite », leur moulin à prières. Leur haute intelligence en pleine liberté.

  4. Finalement elle a du bon sens (l’affaire avec Hanouna me faisait penser le contraire)! Mais qu’es que le bon sens face à la charia ou une fatwa de la gauche? Bienvenue en absurdi Karine

  5. Elle prend de sacrés risques pour sa future présence à la télé !! Pour quelle raison je l’ignore ,mais bravo !!

  6. Comme une gifle à la gauche pédante et minoritaire malgré des médias courtisans majoritaires, rappelons le!
    Pauvre justice intramuros antifrance!
    BRAVO MADAME

  7. Recevez Madame Lemarchand, tout mon soutien également. Votre audace vous attirera bien plus de reconnaissance que d’ ennuis. Votre grande popularité vous en préserve et c’ est heureux. Mille bravos !!

  8. Voilà, nous n’avons plus le droit de ne pas comprendre ce qui s’appelle  » la Justice » mais il faut comprendre que nous sommes maintenant dans un régime illibéral qui a comme caractéristique d’avoir une Justice qui dirige de fait le pays, la justice de la dictature.

  9. Merci à Karine d’avoir fait le boulot des chefs de partis de …Droite (?) faits par Nicolas Sarkosy et qui curieusement sont aux abonnés absents moins un. Certainement des problèmes de colonnes vertébrales.

  10. Je l’aime bien Karine Lemarchand . Elle a le courage qui manque à beaucoup de présentateurs TV.
    Penser que Michel Drucker a toujours refusé d’accueillir Marine Lepen dans son émission du dimanche mais a fait venir Olivier Besancenot …
    Ce n’était pas du courage de la part de Drucker de n’a pas accueillir la patronne du RN mais du mépris pour une grande partie de ceux qui lui avaient permis d’être ce qu’il était .

    • N’en déplaise, ces comportements démontrent que nous ne sommes plus en démocratie mais dans une république bananière ou tous le monde doit penser suivant un modèle préétabli. Un modèle de gauche bien évidemment, Fachos est devenu le cris de douleur d’une gauche a chaque fois qu’elle se heurte a un coin de vérité. Si ces gens là arrivent un jour au pouvoir nous prenons le risque de nous retrouver en prison pour défaut de pensées, un comble dans ce qui s’appelle normalement une démocratie

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