Massacre évité à Onzain : le « métis » fou voyait des nazis partout

Interpellé avant de pouvoir passer à l’acte, le jeune homme illustre la dérive d'un antifascisme devenu fou.
Photo Karola G - Pexels
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Une tuerie de masse avait été évitée de justesse. Le 14 juillet 2023, un jeune homme s’était rendu au bal des pompiers, devant la caserne d’Onzain (un bourg du Loir-et-Cher), dans le but d’y commettre un véritable massacre. Il était vêtu d’un treillis militaire, armé d’un pistolet et équipé d’un sac rempli de grenades artisanales. Sa détermination était totale. Grâce à un signalement sur la plate-forme Pharos, l’individu - rebaptisé « Rémy » dans la presse - a heureusement pu être interpellé par la police. « Je voulais y tuer au minimum 100 personnes. J’avais prévu d’envoyer des explosifs sur la foule, puis d’achever les survivants au revolver », expliquera-t-il en garde à vue, deux mois plus tard.

Sur son blog, le jeune homme avait publié un long texte intitulé « [Rémy], le premier chasseur de nazis ». L’auteur de ces « Mémoires », « très défavorablement connu » des services de l’État, notamment pour avoir incendié la voiture d’un gendarme, nourrissait un délire de persécution et était en conflit avec son village qui formait, selon lui, une « communauté néonazie ». Décrit comme un « métis », il aurait également été profondément marqué par le souvenir de « propos racistes » entendus durant l’enfance.

Saisi initialement pour entreprise terroriste, le dossier a finalement été clos pénalement le 17 décembre dernier, après une contre-expertise concluant à une psychose paranoïaque abolissant le discernement. Le fameux « Rémy » ne sera donc jamais jugé pour son projet d’attentat. Affaire classée.

Sur X, de nombreux internautes y ont vu le fruit prévisible du « délire de persécution de la gauche ». « Le gauchisme est une maladie mentale, épisode 1719937303 », a déploré un autre twittos. « "Persuadé que tout son village est nazi"… Ouais, comme n'importe quel gauchiste, en gros, quoi », a ajouté un autre. Des commentateurs ont également souligné le rôle des médias et de certains partis politiques dans le développement de cette dangereuse névrose antifasciste : « Voici les vrais ravages de la propagande médiatique gauchiste, des millions de débiles paranoïaques persuadés de devoir assassiner tous les Blancs qui seraient la réincarnation d'Adolf », a ainsi dénoncé un Français averti.

Une fragilité psychique accrue, à gauche

Depuis quelques années, plusieurs études ont démontré que la proportion de dépressions chez les personnes votant à gauche était plus importante que chez celles de droite. Le média progressiste 20 Minutes avait déploré cette réalité, fin 2023, et donné la parole à certains militants fragilisés : Dan, activiste antiraciste parisien, reconnaissait être « fortement impacté moralement par l’actualité, l’état du monde, ses inégalités » ; Emma, écologiste de 26 ans, expliquait son état dépressif par « l’impression que les combats sociaux sont vains, que l’inaction environnementale n’augure rien de bon ».

En 2024, une étude finlandaise avait, elle aussi, lié le positionnement politique à gauche et la mauvaise santé mentale. Son auteur, interrogé par BV, expliquait alors que l’empathie des progressistes et leur hypersensibilité au malheur des autres aggraveraient leur mal-être. On pourrait lui rétorquer que si certains électeurs du NFP sont sans doute très inquiets du sort de la planète et des migrants traversant les mers, les Français patriotes ont, eux, de bonnes raisons d’angoisser face à l’explosion de l’insécurité et la « submersion migratoire ». Il se pourrait aussi que des gens de gauche, à l’image du dangereux paranoïaque d’Onzain, s’inventent tout simplement des menaces fantômes et développent une fâcheuse tendance à voir d’affreux nazis partout…

Et comme si cela ne suffisait pas, notre pays a entrepris d’ouvrir grand les bras aux déséquilibrés du monde entier. Nos confrères de Marianne viennent ainsi de consacrer leur une à cette réalité invraisemblable : malgré la saturation du système de soins, notre pays est le seul au monde à proposer une prise en charge des étrangers malades avec, en sus, le titre de séjour… Au printemps 2024, BV dénonçait déjà cette folie. Après un nouveau crime commis par un clandestin déséquilibré, nous expliquions à nos lecteurs comment la présence de troubles psy aide parfois l’obtention d’une carte de séjour. L’État lui-même explique à « l'étranger malade » comment il peut obtenir un titre de séjour. Et ce, même s'il est en situation irrégulière ! Entre antifascistes d’opérette à tendance paranoïaque et polytraumatisés venus d’ailleurs, notre pays ressemble donc, de plus en plus, à un hôpital psychiatrique à ciel ouvert.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

26 commentaires

  1. La gauche, dont l’électorat s’étiole année après année, est obligée de ratisser de plus en plus large pour tenter de se maintenir. Déjà son obsession à appeler extrême-droite tous ce qui ne vote plus au centre ou pour la droite molle, est délirante. Voilà comment les amis de nos enfants, dont une bonne part est intéressée par Bardella, se retrouvent assimilés aux « heures sombres de notre histoire », à « Vichy et aux chemises brunes » : des jeunes de 18 ans, nés dans les années 2000, et aujourd’hui à fond dans leur formalités du bac et de Parcoursup, vous imaginez ce qu’ils pensent de cette grossière calomnie. La gauche dérive lentement en captant, peut-être malgré elle, des partisans du terrorisme aveugle, comme l’auteur du massacre perpétré en 2011 en Norvège, qui était persuadé, seul contre tous, d’agir pour le bien commun.

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