Marina Foïs : après ses propos pro-migrants, son film boudé au cinéma

Le très faible démarrage du film "Moi qui t’aimais" doit-il être mis sur le compte des récents propos de Marina Foïs ?
MOI QUI T'AIMAIS

Déception, pour les fans de Marina Foïs. Sorti le 1er octobre sur les écrans, le nouveau film de l’actrice, Moi qui t’aimais, n’a pas vraiment attiré les foules. Seulement 8.700 curieux se sont déplacés dans les salles obscures pour découvrir, le jour de sa sortie, ce long-métrage de Diane Kurys consacré au couple mythique Simone Signoret-Yves Montand. Soit sept spectateurs par séance… Selon le site de référence Boxoffice Pro, il s’agit d’un démarrage bien faible, largement inférieur à ceux d’autres biopics récents, comme Boléro (22.000 billets) ou Bonnard, Pierre et Marthe (15.000 entrées). C’est d’autant plus décevant que ce film aurait bénéficié d’un très confortable budget de six millions d’euros.

Il faut dire que la presse n’a pas été tendre, avec Moi qui t’aimais. Le Figaro, par exemple, a peu goûté ce film qui « s’abîme dans le ridicule ». De son côté, France Info a déploré un biopic « pataud » dont le pari s’avère « un peu raté ». Même le très bienveillant Télérama a éreinté le long-métrage, le qualifiant de « film poussif ».

Comme si cela ne suffisait pas, l’œuvre a été descendue en flammes par Benjamin Castaldi, petit-fils de Simone Signoret. « Aujourd'hui, c'est Simone Signoret et Yves Montand qu'on bafoue, a-t-il commenté, très remonté contre la réalisatrice Diane Kurys. On falsifie leur histoire, on défigure leur vérité. […] Trahir la mémoire, c'est assassiner l'éternité. »

Une promo catastrophique

Marina Foïs n’a pas aidé, non plus, à la promotion du film. Samedi 27 septembre, alors qu’elle était l’invitée du Journal inattendu, sur RTL, pour parler de son actualité cinématographique, l’actrice s’est lancée dans une longue tirade dénonçant « le problème d’empathie » qu’aurait le peuple français vis-à-vis des migrants. « Comment se fait-il que ce soit si compliqué de se projeter dans l’histoire des gens qui se déracinent ? Ils abandonnent leur famille, leur terre et leur culture. C’est un déchirement. Pourquoi n’auraient-ils pas le droit d’avoir des perspectives que nous nous accordons ? »

Emportée par une fibre humaniste qui est manifestement hors de portée du commun des mortels, la comédienne n’a pu s’empêcher de donner à son propos un tour encore plus politique. Elle a ainsi affirmé qu’aucune « submersion migratoire » n’était à l’œuvre dans notre pays, que la France n’était absolument « pas menacée » par l'immigration et qu’elle avait, par ailleurs, un pressant besoin de « main-d’œuvre ». Et de poursuivre : « L’intégration culturelle, je m’en fous. Mais [l’intégration économique, NDLR] marche. Une famille syrienne qui s’installe dans un village fait marcher l’école et rouvrir la boulangerie. C’est une réalité dont on ne parle jamais. C’est une faute morale de dire que ça ne fonctionne pas ! ».

Triste coïncidence : peu après cette prise de parole, nous apprenions la mort de Mary-France, une femme de 80 ans, violée à Niort par un jeune Afghan. Un migrant qui, lui non plus, n’en avait probablement rien à « foutre », de l’intégration culturelle…

Une actrice récidiviste

Marina Foïs n’en est pas à son coup d’essai. En 2022, elle avait joué dans le film Ils sont vivants, racontant le parcours d’une militante du FN qui tombe amoureuse malgré elle d'un migrant sortant de la jungle de Calais. Un pitch dont elle avait eu elle-même l’idée. « Je suis très touchée par les histoires liées à l'exil, à la migration. Ça me touche, ça me bouleverse et, parfois, ça me met en colère de voir le traitement qui est réservé aux personnes exilées », avait-elle alors confié, à Amnesty International.

Malheureusement pour la vedette, sa bluette immigrationniste avait été un échec cuisant : moins de 50.000 Français avaient accepté de payer pour la découvrir sur grand écran. Il semble, d’ailleurs, que Mme Foïs enchaîne les bides au box-office, ces derniers temps : 115.000 spectateurs pour Captives, 50.000 spectateurs pour Je le jure, 45.000 pour Magma… La comédienne ferait-elle de mauvais choix de films ? Autre possibilité : ses déclarations politiques pourraient avoir un effet repoussoir sur le grand public. Allez savoir…

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

94 commentaires

  1. Le cinéma étant devenu un art pour les riches, je propose, pour des raisons d’équité et de social, que nous supprimons les aides aux films français. Effectivement vu l’audience et le nombre de bouses que produit le cinéma français, il est évident que c’est un art dédié seulement à ceux qui ont les moyens d’aller au cinéma : les riches ! Je propose une taxe sur le cinéma (cela devrait plaire aux LFI, non …. ?)
    Tiens encore quelques milliards d’économisés que les gouvernements incompétents n’arrivent pas à trouver …

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