Lyon : quand l’éclat de la Fête des Lumières cache une controverse discrète
Chaque année, Lyon se pare d’un éclat particulier où les façades des monuments, les places et les ponts se transforment en véritables tableaux vivants. La Fête des Lumières devient alors à la fois un héritage populaire, une commémoration religieuse et un grand rendez-vous culturel attirant des millions de visiteurs. Son histoire profonde, sa dimension chrétienne et la manière dont la ville orchestre l’événement montrent comment la France peut adapter ces réjouissances au présent sans renier son passé et continuer à briller.
De la dévotion à l’événement populaire
L’origine de la Fête des Lumières remonte à 1852, lorsque l’inauguration d’une statue dorée de la Vierge sur la colline de Fourvière, initialement prévue le 8 septembre, dut être repoussée en raison d’une crue de la Saône. Une nouvelle date fut alors fixée le 8 décembre. Ce jour-là, la pluie menaçait une fois encore la cérémonie et laissait craindre une annulation de la part des autorités religieuses. Pourtant, comme un signe venu du ciel, les nuages noirs se dispersèrent, laissant apparaître le soleil et permettant l’inauguration tant attendue. Le soir venu, les Lyonnais déposèrent spontanément de petits lumignons sur le rebord de leurs fenêtres, illuminant la ville et scellant une tradition née d’une ferveur simple et populaire en hommage à la Vierge Marie. Deux ans plus tard, en 1854, l’Église proclama le dogme de l’Immaculée Conception, dont la fête est célébrée le 8 décembre, renforçant encore la portée de la tradition lyonnaise tournée vers la Vierge Marie, protectrice de la cité depuis le XVIIe siècle, lorsqu’elle fut invoquée pour préserver Lyon de la peste.
Au XXe siècle, la tradition des lumignons s’enrichit d’initiatives municipales. En 1989, Michel Noir, maire de Lyon, et son adjoint Henri Chabert lancèrent le « Plan Lumière », destiné à mettre en valeur le patrimoine architectural par des illuminations. En 1999, l’idée d’unir ces installations lumineuses à la tradition du 8 décembre donne naissance au premier festival structuré. En 2000, l’appellation « Fête des Lumières » fut officialisée sous le mandat de Gérard Collomb. Plus d’un quart de siècle plus tard, la manifestation poursuit sa vocation. Ainsi, l’édition 2025, se tenant du vendredi 5 au lundi 8 décembre, propose encore de nombreuses illuminations animées, notamment sur la façade de la cathédrale Saint-Jean et sur la colline de Fourvière.
À ce sujet — L’Immaculée Conception, fruit d’une longue réflexion
Les Lumignons du Cœur : une tradition charitable devenue instrument politique
Cependant, derrière l’éclat éblouissant des installations artistiques subsistent des choix municipaux qui soulèvent des interrogations légitimes. En effet, chaque année, lors de la Fête des Lumières, les Lumignons du Cœur proposent aux habitants d’acheter des lumignons au prix de 2 euros. Les bénéfices sont ensuite reversés à une association caritative. En 2025, la ville de Lyon, dirigée par le maire écologiste Grégory Doucet, a ainsi choisi comme bénéficiaire l’association pro-immigration SINGA Lyon, dont la mission affichée est de « changer le regard sur les migrations, d’en montrer la richesse et de favoriser les liens » et qui déclare qu’« une société se renforce quand elle s'ouvre aux migrations ». Pour cela, elle a la charge de créer « des opportunités de rencontres et de collaboration entre personnes nouvelles arrivantes et locales à travers de l’accompagnement à l’entrepreneuriat, des activités partagées et de l’hébergement citoyen ». L'une de ses fondatrices, Alice Barbe, avait d'ailleurs figuré, en 2015, parmi les candidats aux élections régionales de 2015 sur la liste d'EELV. Depuis, son engagement pour l’accueil et l’accompagnement des migrants s'est développé, notamment lors de la crise afghane en 2021, où elle aurait également aidé à l'arrivée en France de 80 à 100 Afghans présentés comme des féministes, d'anciens soldats ou encore des designers.
Ce choix, pleinement assumé, s’inscrit ainsi de manière cohérente dans l’orientation idéologique du maire. Pour autant, il soulève un débat de fond : un événement financé, organisé et promu en partie avec l’argent public peut-il légitimement servir à soutenir une cause militante lorsque celle-ci ne fait pas consensus auprès de l'ensemble de la population ? En effet, selon un sondage CSA pour le JDD, CNews et Europe 1 publié en septembre 2025, 79 % des Français se disent favorables à un durcissement de la politique migratoire. Dans ce contexte, la décision de la mairie apparaît en décalage avec une grande partie de l’opinion publique. Ainsi, une fête jusqu’ici fédératrice, apolitique et simplement culturelle se voit détournée de sa vocation initiale pour devenir l’outil d’un agenda clairement idéologique et politique.
L’importance de cette fête
Malgré ces choix contestables, la Fête des Lumières conserve une portée qui peut dépasser, fort heureusement, les querelles politiques. En effet, l’âme de l’événement demeure profondément ancrée dans le patrimoine et l’attachement des Lyonnais à leur ville ainsi qu’à leur Histoire.
Lyon n’est pas seulement la scène de la Fête des Lumières, elle en est l’auteur vivant. Ce lien intime se lit à travers de nombreux témoignages comme celui de Rémi, ancien étudiant à Lyon, déclarant, auprès de Boulevard Voltaire : « La Fête des Lumières, c’est incroyable, c’est un rendez-vous à ne surtout pas manquer. Les créations présentées sont toujours belles, originales et chaleureuses. C’est un événement qui fait vibrer Lyon, qui l’anime, qui la fait vivre et qui contribue vraiment à la faire rayonner en France. » Pour Clothilde, catholique pratiquante, la Fête des Lumières revêt une dimension spirituelle profonde : « Pour moi, c’est bien plus qu’un spectacle. C’est une manière lumineuse d’entrer dans l’Avent et de se préparer à Noël. » Ce ressenti populaire résume la manière dont la fête nourrit l’identité lyonnaise, dynamise la vie locale et renforce sa renommée, participant ainsi au rayonnement culturel de notre pays.
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44 commentaires
A-t-on encore le droit à Lyon de na pas acheter ces lumignons ? Profitons-en…cela pourrait changer.
Accueil de « féministes afghans » ? Intéressant! J’attends des syriens bouddhistes…
Normal que l’argent soit pour les migrants, ils sont souvent présentés comme des lumières ahahah.
Cet argent devrait servir à renvoyer les migrants dans leur pays , ils sont entrés illégalement en France donc retour sans conditions et sans l’argent des Français , il y a beaucoup de nos compatriotes qui en ont besoins !
Il serait préférable qu’ils soient empêchés d’entrer. Ainsi, ols n’auraient pas à être expulsés. Et, si je puis me permettre, tant des nôtres seraient encore parmi nous.
Pendant que nous ouvrons la France comme un moulin a vent, venez comme vous êtes, pendant ce temps là les Français d’origine qui ont le malheur d’être pauvre voir même bénéficiant d’un travail a plain temps pour certains n’ont de logement que grâce a leur automobile eux s’il veulent un logement social ils passeront après un migrant venus sans y être invités sans contrainte aucune mais auront bien plus d’avantages sociaux qui font parti de la ruine du budget de la France.
OUI et ça fait longtemeps que ça dure. KESKONFÉ ? J’SAIS PAS…
Venez comme vous êtes me rappelle un slogan de fast-food. Imaginez, lors du covid, vous entrez comme vous êtes dans le fast-food et vous déclarer que nos n’êtes pas vacciné !
N’oublions pas que les Lumières sont avant tout anti-chrétiennes, donc incompatibles avec la glorification de la Vierge. C’est pourquoi je célèbre la Fête des lumières (avec une minuscule) et non la Fête des Lumières, n’en déplaise à nos révolutionnaires d’opérette…
La belle Fête des Lumières est victime elle aussi de l’immigrationnisme, comme toutes nos fêtes, nationales ou locales, religieuses ou laïques.
Nous avons déjà nos Talibans en France, et ceux qui accueillent leur installation, à nos frais.
La riposte est simple pour nous, ne plus rien donner ou de ne jamais donner à ces associations, Croix-Rouge,secours populaire,secours catholique, restos du coeur etc … Car toutes en font bénéficier les migrants,des étrangers ou autres bénéficiaires de la diversité heureuse,donc pour ma part,pas un centime d’euro pour tout ce monde. Après si des personnes veulent le faire,c’est leur droit et grand bien leur fasse, mais toutes ces associations prônent l’ouverture des frontières, l’accueil et la régularisation des migrants, c’est à savoir.
À sa retraite, mon frère a travaillé aux restos. L’écœurement venu (notamment les matrones qui exigent une marque de lait précise, ceux qui viennent s’approvisionner pour revendre) donc après avoir vu ce qu’il a vu, il en est parti.
Toujours bénévole, il enseigne désormais notre langue aux étrangers souhaitant se faire une place (honorable) dans notre pays.
Je ne donne jamais rien aux restos. L’esprit Coluche s’est évaporé.
Je fais des dons réguliers, mais PAS UN CENTIME à ces associations.
Certains croient bien faire parce qu’ils ne s’informent pas suffisamment.
Alors, éteignez moi vite ces lumières si vous ne voulez pas l’obscurantisme.
J’allume les bougies chez moi. Ça me suffit.
Il faut mettre fin à ces pratiques qui sont des aspirateurs de migration.
N’oublions pas non plus que les activités de toutes ces associations se pratiquent en toute opacité. Il n’y a aucun contrôles, aucune exigences.
Il faut bien çà pour essayer de faire oublier l’ouverture des jeux olympiques
Combien de jeunes Lyonnais connaissent encore l’origine chretienne et Mariale de cet evenement ? Je suis certain que les chiffres d’un tel sondage vous donneraient un bon apercu du grand remplacement …!?
j’adhère.
Je plussoie.
Dans les années 60, à Lyon et dans les villages alentours, nous sortions du placard les petits verres de couleur et les bougies qui allaient avec. S’il en manquait, nous allions chez le quincailler pour faire le complément. Et le huit décembre, tous les enfants aidés de leurs parents disposaient les verres sur les rebords des fenêtres et allumaient les bougies qui brûlaient toute la nuit. Et on recommençait ainsi souvent plusieurs jours et même jusqu’à Noël. La nuit, lorsque l’on traversait des villages, que c’était beau toutes ces lumières qui sintillaient dans le froid de l’hiver. Anonymes, ces lumières révellaient la présence derrière les volets, les fénêtres, de personnes qui partageaient le même instant, les mêmes traditions.
En tant que Lyonnaise, j’apprécie votre commentaire.
À cette époque nous étions dans la simplicité. Toutes ces petites lumières qui tremblotaient aux fenêtres créaient un lien.
J’ai aimé ces années-là.
Pour le soutien des ruraux de la Creuse, non?
« » »Ben Voyons » » » Pourquoi se géner… aurait dit un certain écrivain célèbre et apprécié …
L État, les associations etc… distribuent l argent du contribuable pour des causes qui ne profitent pas aux français dans le besoin. L État compte sur le bon coeur des citoyens pour pallier à ses carences en faisant des dons en nature ou en alimentaire comme chaque année. C est un scandale quand on y pense.
C’est une idée.
Il est urgent de supprimer le droit du sol et remettre l’aide aux clandestins comme étant un délit pénal .
D Trump vient de redire le danger de l’immigration pour l’europe .
Et surtout de renvoyer tout ce jolie monde dans le pays de leurs ancêtres.
Singa association dirigé par un certain Benoît Hamon generation.s .
Hamon qui vit a issy ville de droite , et ayant pour compagne une femme qui travaille pour un grand groupe de luxe.
Singa qui soutenait l’occupation du théâtre comique par des clandestins.