Logements « sous-occupés » : l’État dénombre les chambres vides, et c’est mauvais signe
« Un quart des ménages vivent dans un logement en sous‑occupation très accentuée », selon une étude de l’INSEE publiée ce 8 juillet. On peut se réjouir que 25 % des Français aient plus de chambres qu’ils n’en peuvent occuper… tout en s’inquiétant de la connaissance quasi intime que l’État a de nos intérieurs.
Des « besoins théoriques » réducteurs
Premier enseignement : « Un quart des résidences principales ont au moins trois pièces de plus que les besoins théoriques de leurs habitants. » Car nous avons, en matière d’habitat, des besoins théoriques. Quels sont-ils ? Une salle de séjour, une chambre par couple, un chambre par enfant de plus de 19 ans, une chambre par enfant (une pour deux, éventuellement, en fonction des âges et des sexes). Ces besoins théoriques font penser à ceux du poulet Label rouge qui a droit à ses deux mètres carrés en extérieur - mais il peut avoir davantage, alors que ceux que la sociologie laisse à l’humain sont terriblement étriqués. Une pièce supplémentaire qui fait chambre d’ami, bibliothèque, bureau, atelier, lingerie… est à ses yeux superfétatoire.
Sans surprise, ces logements qui outrepassent les besoins supposés des habitants concernent majoritairement (à 60 %) des personnes de 60 ans et plus (les enfants ont quitté le nid et libéré des chambres), et des maisons individuelles (à 93 %). Et, toujours sans surprise, les habitants des logements sous-occupés « sont le plus souvent satisfaits de leurs conditions de logement ». Personne n’a envie de vivre dans une cage à lapins, s’il peut faire autrement. Et les pièces vides se repeuplent l’été, accueillant des petits-enfants. La vie, quoi, telle que chantée par Bénabar dans « Quatre murs et un toit ».
« Logement trop grand »
La conclusion de l’étude - « Un quart des ménages vivent dans un logement en sous‑occupation très accentuée » - a été immédiatement traduite en ces termes par BFM TV : « Un quart des ménages vivent dans un logement trop grand par rapport à leurs besoins ». BFM TV a-t-elle surinterprété l’étude en y ajoutant un jugement de valeur (« un logement trop grand ») ou a-t-elle juste exprimé le message implicite de l’étude ? Sous ses dehors neutres, celle-ci peut nourrir un sentiment d’« injustice sociale », générateur d’aigreur et d’envie.
Même en imaginant que ce n’était pas son but, l’étude apporte de l’eau aux moulins collectivistes. On connaît la chanson - pas celle de Bénabar, pour le coup. Premier couplet, stigmatisation de « la maison individuelle », que Geoffroy de Lagasnerie reliait aux « habitus réactionnaires », tandis que le ministre du Logement Emmanuelle Wargon y voyait un « non-sens écologique ». Deuxième couplet, appel à la réquisition des logements vacants, leitmotiv à l’extrême gauche. Ces deux idées se combineraient en un troisième couplet : réquisition des chambres surnuméraires. Pour y loger des bénéficiaires du logement social ou des migrants, c’est selon.
L’État nous connaît au mètre carré près
C’est dans ce sens que Marine Le Pen a commenté le post de BFM TV : « Vous allez obliger les Français à cohabiter ? […] S’ils ont envie d’avoir deux pièces de plus, c’est leur affaire, ils ont acheté leur maison ou la louent, c’est leur argent ! Non, mais ça devient l’URSS ! » En effet, l’URSS a été pionnière en la matière, avec les kommunalka, appartements communautaires : « On laisse aux bourgeois anciens propriétaires deux pièces et on logeait d’autres personnes dans les pièces restantes. » Adieu propriété, adieu intimité, et vive la surveillance mutuelle !
Mais n’exagérons rien, l’État se contentera peut-être de taxer les chambres vides. Il a déjà tous les renseignements sous le coude, comme l’a souligné Jean-Frédéric Poisson : « Voilà à quoi servent les déclarations immobilières fiscales obligatoires : fliquer. […] Tout est scruté, jugé. Nos libertés s’étiolent. Le crédit social se profile. » Pris entre des collectivistes irresponsables qui lorgnent à travers les vitres et un État intrusif qui met le pied dans la porte, le propriétaire qui outrepasse ses « besoins théoriques » a-t-il du souci à se faire ? L’INSEE ne fait pas des statistiques dans le vide. Il faut bien, à un moment ou à un autre, qu’elles inspirent une action ou une « solution » politique.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts


































131 commentaires
Un jour viendra où posséder une maison dite individuelle sera prohibitif tellement l’Etat la pilonnera de règlements coercitifs et de taxes de plus en plus abusives pour faire céder les « gueux » pour qu’ils aillent s’entasser dans les cages à lapins HLM en concurrence avec les migrants, et ainsi laisser leurs maisons aux mains de groupes financiers pour les louer cher ou revendre aux « zélites ». Quand à la dite surface normale par habitant, comparons-la à celle d’une cellule normale de prison, car c’est bien là mon sentiment. J’ai trimé jusqu’à 70 ans pour me payer une maison confortable avec un jardin enchanteur pour ne pas finir ni en Ephad ni en HLM!
Ça donne envie d’acheter un château pour préserver le patrimoine.
Excellent commentaires à l’heure des pros2, un des intervenants , disait très justement, qu’on ferait mieux de voir dans tous ces organismes d’état, les fameux comités Théodule et assimilés, les « fonctionnaires » qui travaillent si peu et nous coutent tant, et tous ces locaux, puisqu’il est de notoriété qu’ils ne servent à rien, donc qu’on mette ces gens à un autre poste et qu’on mette les locaux à disposition puisqu’ils y tiennent tant , j’avoue trouvé cela très pertinent
Y. Brossat a raison, les logements en sous-occupation sont très nombreux… dans les logements sociaux et jamais contrôlés. Il s’agit bien de l’Etat.
que ce gouvernement s’occupe de ses fesses ce gouvernement na rien à faire pour s’occuper de cela on peut faire des économies en virant c’est gens qui n’ont rien à faire .
Il serait intéressant de connaître les logements et leur occupation de ces experts.
Je suis d’accord pour que l’on mène une enquête sur Y Brossat
J’ai besoin de plusieurs chambres pour jouer à cache-cache avec mon épouse. Ceci est essentiel à notre équilibre psychique.
Le communisme revient , on accueille plus de 500 000 migrants en France tous les ans , il faut bien les loger .
Mais quand est-ce que le délire va s’arrêter ? Haro quotidien sur les retraités qui auraient des revenus supérieurs aux actifs: chacun sait pourtant qu’à la retraite on ne dépasse pas 70% de ses revenus de la vie active. Et maintenant on va nous culpabiliser parce qu’on a une chambre utilisée en bureau ou pour accueillir grands-parents qui viennent se faire soigner en ville ou enfants pour les vacances. On s’étonne que nos jeunes font preuve de peu de motivation pour évoluer dans leur carrière professionnelle, mais comment pourraient-ils en avoir envie quand on ne cesse de leur promettre de leur voler le peu qu’ils pourraient acquérir avec beaucoup d’efforts : maison, voiture SUV, cantine scolaire au prix fort, etc…. Aujourd’hui l’INSEE parle de sous occupation de logements, de pièces surnuméraire, mais qu’ils ne se gênent pas tant qu’à faire, et parlent en mètres carrés: allez soyez fous, 10 mètres carrés par personne, c’est bien suffisant! Un célibataire n’a pas besoin de chambre, le canapé du séjour est bien suffisant, ou plutôt non, un lit picot une place, sinon obligation de partager la couche du canapé deux places avec un nécessiteux. La France sombre dans la folie collective, quand est-ce que cela va s’arrêter ?
Euh…Pour le commun des (vieux) , c’est plutôt 50%, non ?
Sinon : Quand les enfants ( parisiens) et les petits-enfants viennent ( enfin ! ) prendre l’air à la campagne : on les met où, s’il advient une averse nocturne ? Dans la cabane qu’on n’a même pas le droit de construire au fond du jardin, entre le rateau et la tondeuse ?
Bientôt les appartements communautaires comme dans l’ex-URSS ?
Il y eut des précédents: ça se nommait l’URSS.
les enfants sont partis mais reviennent pour les vacances n’ayant pas les moyens de partir en vacances.
A la campagne beaucoup de maison en mauvais état sont en vente à des prix excessifs, avant d’empoissonner la vie des gens que les communes s’occupent de ces logements avant qu’ils ne soient squatter.
quand les premières subventions pour les communes pour des logements destinés aux immigrés ont été annocés nous avons vu un maire faire le tour de la ville à la recherche de logements.
Peu lui importait que les subventions sortent de nos poches.
Commençons par régler le problèmes de l’immigration et il y aura moins de problème de logements.
Votre dernière phrase me parait une évidence; mais demander du bon sens logique, de nos jours, c’est trop ?
Bien d’accord avec vous et comme DM ci dessous, la dernière phrase résume tout, mais le dire fait de nous de vilains (ça commence par un F ) !!! Et pourtant la clef est là, si nous étions 20 millions de moins (à la louche ça ne doit pas être loin), nous pourrions même démolir ces horribles barres d’immeuble et faire des petits bâtiments en plus, et ce serait bien pour tout le monde
Génial !
Et avec la généralisation de l’euthanasie des anciens, le pouvoir mondialiste va libérer des mètres carrés qui faciliteront le logement des chances pour la France nouvellement débarquées.
Nous sommes sur la bonne voie.
C’est bien, beaucoup de maisons sous occupées l’étant par des veuves restées seules après la mort du mari et le départ des enfants, on va pouvoir les obliger à héberger (et nourrir … elles ont aussi des retraites supérieures à leurs besoins) des migrants…..Sauf à faire passer le RN au pouvoir, mais là tout est prévu pour l’éviter, il y a la « Justice »….
A voir ou revoir, le film « le docteur Jivago » avec le gens qui occupent un logement trop grand selon les critères communistes et doivent loger chez eux un certain nombre de familles. C’est un film des années 1960…
J’allais mettre le même commentaire quand j’ai lu le vôtre en tête de celui des autres….La gauche, une horreur sans nom….
Mais il n’y a pas que les déclarations immobilières fiscales qui nous fliquent il y a aussi le recensement il ne faut pas l’oublier celui là.
Ca me fait toujours grincer des dents quand je dois remplir leurs questionnaires pour leur recensement, on a vraiment l’impression d’être décortiqué de toute part, et je me demande toujours à quoi ça sert d’ailleurs, sinon à nous fliquer !!!! Et le refuser vous expose à une lourde amende, bien dissuasive !
Je ne savais pas qu’on n’avait pas le droit de refuser…. Bref si l’on ne sait pas qu’on est en dictature on ne le saura jamais
@Ice, si si justement, avec la paperasse à remplir, il y a un « mode d’emploi » et à quoi ça sert le recensement enfin à quoi il est sensé servir et si refus, l’amende est salée !!!