[L’INVITÉ] « La bienveillance à l’école est un obstacle à l’instruction »
Au début de ce mois, 11,8 millions d’élèves et 850.000 enseignants ont repris le chemin de l’école. Les classements PISA qui font référence pour les pays de l’OCDE montrent que le niveau de la France en maths, en lecture et en sciences s’effondre depuis les années 2010. L’école soixante-huitarde bat de l’aile, et pourtant, elle reste l’otage de quelques théoriciens fous qui continuent à donner le la. Que s’est-il passé ? Où est le vice de l’école française, aujourd'hui ? Qui a écroulé l’école de nos enfants et pourquoi ? Comment redresser la barre, lorsque les conditions politiques le permettront ? Matthieu Grimpret a enseigné dans tous les niveaux, de la filière professionnelle jusqu’à bac+5 et à Sciences Po.
Il publie en cette rentrée, chez Magnus, une grande enquête-réflexion sur les démolisseurs de notre enseignement, Bullshit Bienveillance. Enquête sur la psychologie positive à l’école, sous-titrée : les Charlatans du bien-être à l’assaut de nos enfants.
Et décrit comme jamais, avec de nombreux exemples, les modes et les racines d’un incroyable saccage : celui de nos enfants.
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53 commentaires
« Qui a écroulé l’école de nos enfants ? » ne se dit pas.
C’est une faute de langage, un barbarisme.
On détruit, on démolit ou on fait s’écrouler.
En effet le verbe « écrouler » n’existe pas.
Il ne s’emploie qu’à la forme pronominale : s’écrouler.
Après une carrière dans l’éducation nationale, le mot bienveillance m’est devenu totalement insupportable.
Chaque matin ,durant 1 heure , dans chaque classe du primaire , un Légionnaire ,faisant une leçon
d’éducation civique.!
Après Une délobotisation des instituteurs (trices) , leur permettant d’apprendre en plein « MAITRES » à bord de leur classe, à nos chères têtes blondes ,rousses ou brunes , les bases des maths, sciences, français , histoire et géo de Notre pays,
Il faudra que , Notre enseignement National ne se consacre qu’à ces seuls buts .
J’ai eu des profs formidables dans ce contexte où on apprenait les choses basiques que vous citez . Lire ,compter , écrire et les rudiments de l’histoire , des sciences et de la géographie . Monsieur Jourde prof de math , monsieur Sabin prof de science naturel ,monsieur Allouache prof de français madame Petit instite en primaire cours élémentaire , madame Loie en primaire, madame Verdun . C’était dans les années 60 .
En mai 68 le jour ou mon fils de 16 ans m’a dit que son prof descendait de l’estrade pour tutoyer les élèves s’asseoir à califourchon sur les bureaux et revendiquer le copinage..j’ai compris que la « bienveillante » éducation allait ouvrir les portes à un autre monde.
Adieu à l’autorité au respect chacun pour soi et son épanouissement personnel, il « est interdit d’interdire » jusqu’à « plus de père..tous des fils «
Un malaise ? Non …une révolution.
Du blabla . Droite et gauche confondus sont les architectes de cette déliquescence, et qui continue . BV me fait rire..jaune..
Ce sont les acquisitions de l’Instruit qui lui donnent le bien-être . Le Maître est là pour élever l’élève, pas pour le maintenir dans la niaiserie des Bisounours qui le surinfantilisent .
Le maître d’école que j’ai eu que j’ai eu n’était pas un copain ainsi que les professeurs quand j’étais au lycée. il fallait des résultats et surtout du travail assidu de la tenue et du respect. Quand on a compris cela on traverse le temps sans difficulté majeure. Je ne peux que remercier mes parents de cet état de fait.
Et c’était une merveilleuse époque où le respect régnait à présent, c’est une catastrophe
Nous nous levions quand le maitre ou professeur rentrait dans la classe ou le Directeur
Cours de morale, vouvoiement bien sur
Là c’est devenu un grand n’importe quoi
Le premier Prof’ qui m’a tutoyé s’en est souvenu et n’a pas réitéré. C’était en Seconde à Marcelin Berthelot/St.Maur.
» Bienveillance » ce mot m’hérisse le poil , c’est un terme de gauche qui pour moi , veut dire laisser faire , démission .
Je ne veux pas juger , mais je peux constater simplement , mon père et ma mère ont été à l’école jusqu’à 12 ans , ils écrivaient avec une joli écriture et sans faire de faute et si ils avaient un doute le « dico » n’était pas loin !! Personnellement , j’ai commencé l’école dans les années 1950 et obtenu le certificat d’étude à 14 ans
Mais » l’instit » ,c’était le « Maitre » et pas un copain !! Quand je compare avec mes petits enfants , je ne veux pas faire « vieux jeu » mais où avons nous « fauté » ???
La faute fut de laisser la gauche écrire les manuels scolaires et de laisser la gauche diriger les cours
Et surtout effacer la notion de respect
En sacrifiant l’Exigence éminente.
Nous voyons les effets de la « bienveillance » depuis mai 68, plus aucun respect, avant nous vouvoyions les professeurs, nous levions quand il entrait, lui ou le Directeur dans la classe
Nous apprenions fort bien, et je regrette cette époque
Quand on voit maintenant, dans certaines classes ce sont des dompteurs qu’il faudrait
Je dois avouer que, debout pour l’entrée du Prof’de Maths qui boitait bas, nous avions pris l’habitude d’accompagner sa marche en susurrant « 5 et 3 font 8 » tous en chœur. J’en garde un peu de honte .
@Jean, quel gamin n’a pas fait cette blague de potache ? Maintenant ce sont les couteaux sortis pour une mauvaise note ou une remarque
Mal barré la « réforme »… Une tronçonneuse sinon rien !
Matthieu Grimpret aborde sur la pointe des pieds la solution pour réformer l’Education Nationale, le contournement, question fondamentale. Ce contournement est en marche mais discret car très contrarié. Osons mettre les pieds dans le plat : il est dans le développement des écoles alternatives privées. Fatalement, à terme, elles phagocyteront le public lequel sera progressivement réduit comme peau de chagrin. Il n’y a plus de miracle possible dans le système public actuel. Il est trop vérolé.
Observez l’industrie. Hormis quelques très très rares exceptions, toutes les entreprises ont trouvé leur salut par la privatisation. Lieu où les responsabilités doivent s’assumer, où le progrès est indispensable car soumis à rudes concurrences de l’étranger. Dans l’Education Nationale de ce jour, c’est l’irresponsabilité à tous les niveaux exceptés des enseignants qui ont leur métier dans la peau. Qui plus est, des ministres qui ne sont que des feux follets, simplement heureux d’être honorés par la fonction et ses avantages.
La cause en a été prudemment dévoilée. Des pédagogues hors sol, des programmes qui deviennent de plus en plus éloignés de la fonction première de l’école, enseigner par dessus tout les bases, lire écrire, compter. Nous limitons nos raisonnements de la maternelle au primaire. Mais ces trois notions restent les mêmes quel que soit l’âge ou le niveau de la classe. Pour chaque niveau il faut apprendre à lire (comprendre) écrire ( s’exprimer), à compter (exploiter des données). La gymnastique cérébrale nécessaire s’acquiert par la répétition, par la complexification progressive. Comme le musicien le fait dans l’apprentissage de la maîtrise de sa discipline.
Hélas les programmes imposés même au Privé sont propres à promouvoir des cancres à l’International