Les retraites de demain menacées par la baisse de la natalité d’aujourd’hui
« La natalité, une obsession de l’extrême droite », titrait, en janvier 2024, Mediapart, jamais à court de caricature. Un article, du reste, dans lequel le site d’extrême gauche faisait l’honneur à BV de le citer à travers un extrait de l’interview que la députée RN de Vaucluse, Bénédicte Auzanot, lui avait donnée en octobre 2022. « Si nous ne relançons pas notre natalité, notre peuple disparaîtra », affirmait-elle. La députée mariniste avait alors déposé une proposition de résolution à l’Assemblée nationale visant à dédier l’année 2024 à la relance de la natalité française. Du pétainisme, carrément ! Début 2024, Emmanuel Macron en appelait à un « réarmement démographique ». Pas de lien de cause à effet entre la résolution de la parlementaire RN et le Président, comme on peut l’imaginer, mais, comme quoi… Et, depuis début juillet, une mission parlementaire d’information, présidée par la députée LIOT du Loiret Constance de Pélichy, avec pour rapporteur le député Horizons du Calvados Jérémie Patrier-Leitus, s’interroge sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité en France. Vaste programme. Comme quoi la natalité ne se résume pas à une obsession d’extrême droite.
Notre confrère Yves-Marie Sévillia évoquait déjà, le 2 octobre dernier dans ces colonnes, l’une des auditions menées par cette mission (elle achèvera ses travaux début décembre). Le haut-commissaire au Plan Clément Beaune, auditionné ce 2 octobre, avait d’ailleurs souligné la prise de conscience de notre pays de cette baisse de la natalité : un « choc ». Il est vrai qu'encore récemment, notre pays vivait dans l'illusion d'une démographie épanouie. On aime, on n’aime pas, l’ancien ministre de Macron, mais ce qu’il dit est une réalité qu’il convient d’appréhender, en dehors de toute prise de position idéologique : « La France s’est crue, jusque très récemment, épargnée par la tendance au décrochage démographique ou à la dénatalité que connaissent beaucoup de pays européens. Or, elle va hélas rejoindre, vraisemblablement dès cette année, le club des vingt pays de l’Union européenne qui enregistrent davantage de décès que de naissances. »
À ce sujet — [Entretien] Bénédicte Auzanot : « Si nous ne relançons pas notre natalité, notre peuple disparaîtra »
2070 : un retraité pour un actif ?
Ce jeudi 30 octobre, la mission parlementaire abordait la question de la natalité sous l’angle de la soutenabilité de notre système de retraites dans les prochaines décennies. À ce titre, elle recevait le président du Conseil d’orientation des retraites (COR), Gilbert Cette, et le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAV), Renaud Villard. Quelques chiffres, histoire de comprendre, effectivement, que la natalité n’est pas qu’une obsession d’extrême droite. Actuellement, le régime général des retraites (85 % de la population des retraités, selon le président du COR) présente un ratio de 1,5 actif pour 1 retraité. D’où une « tension budgétaire », pour reprendre les mots des audités. À l’horizon 2070, avec une fécondité de 1,8 enfant par femme, le ratio, selon ces experts, tendrait à 1 pour 1. Avec un taux de fécondité à 1,6 (s’il ne continue pas à baisser : l’Italie est à 1,2, l’ensemble de l’UE à 1,45, certes loin de la Corée du Sud à 0,8...), le système de retraites tel qu’il est actuellement ne serait donc plus tenable et se dégraderait de 60 % ! Vertigineux.
Alors, que faire pour éviter la dégradation de ce ratio ? Deux leviers existent, nous expliquent de concert les patrons de la CNAV et du COR : l’augmentation du taux d’emploi et l’effet démographique. Pour le premier levier, la France en a largement « sous le pied », comme dit le président du COR, avec un taux d’emploi des 15-64 ans de 69 %, contre 77 % en Allemagne ou encore 82 % aux Pays-Bas. Ce n'est pas gagné.
Mais ce levier n’est pas suffisant. « L'augmentation du taux d’emploi ne peut être qu’une atténuation temporaire », estime ainsi M. Cette. À moyen et long terme, c'est évidemment l’effet démographique qui permettra de soutenir le système. Et la démographie, c'est l’immigration ou la natalité. Notons que ces experts n'ont pas fait de longs développements sur l'effet immigration... Mais derrière ces démonstrations d’experts autour de la question du financement des retraites dans les prochaines années, on en revient toujours à la question essentielle : celle de la survie de notre nation dans son identité. Cette mission parlementaire, qui aura sans doute eu le mérite de son existence, saura-t-elle proposer des recommandations pour des politiques à la hauteur de l'enjeu ? Ceux qui rêveraient que l'on en revienne à une véritable politique familiale, largement massacrée sous Hollande, risquent d'être déçus si, par exemple, les propos du directeur général de la CNAV (ancien membre du cabinet de Marisol Touraine... sous Hollande), sur l'efficacité du quotient familial, venaient à se transformer en recommandations : « À titre personnel, je crois assez peu aux incitations monétaires, y compris de court terme, pour les enfants. Mais là, on se rapproche du café du commerce... » C'est possible.
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79 commentaires
Croyez-vous que nous sommes encouragée à faire des enfants quand nous savons que nous allons être remplacés par des robots, par l’IA et de Humanoïde.
Regardez Amazone (- 14 000) et ce n’est que le début
Aucun des deux systèmes , répartition , capitalisation , ne peut échapper au problème de la diminution du nombre d’actifs et de l’augmentation du nombre de retraités .
Dans le système par répartition , quand le nombre de cotisants baisse et que le nombre de retraités augmente , il faut soit diminuer le montant des retraites , soit augmenter la durée de cotisation .
Dans le système par capitalisation, l’actif achète des produits financiers et le retraité vend ses produits financiers , si le nombre d’actifs (acheteurs) baisse et que le nombre de retraités (vendeurs) augmente , loi de l’offre et de la demande le prix baisse , le montant de la retraite baisse . Et , en plus, pendant toute la durée du placement , les fonds investis sont soumis aux aléas du marché .
Inconvénient du système par répartition , tout cet argent échappe aux marchés financiers , c’est là le problème que l’on dissimule .
Pourquoi les fonctionnaires ont ils la possibilité d’une capitalisation avec « Prefon » ? combien coûte au contribuable le déficit du régime des fonctionnaires,? regardez leur taux de cotisation par rapport au privé ?
Pour les AF si l’on favorisait et on augmentait celles des familles dès le 1er et jusqu’au 3ième de 20% et que l’on introduise une suppression au delà du 5ième du même père et ou de la même mère et je vise particulièrement les familles polygames, qui vivent aux crochets de l’assistanat , vous verriez au bout de qq années tout se redresserait !! on n’est pas en Chine les gens feront les enfants qu’ils veulent mais plus aux frais de la société et un équilibre long à arriver se redresserait , mais qui osera !! Famille Traoré 17 enfants avec combien de concubines, on continue ?
La Préfon est une assurance retraite complémentaire, et non obligatoire. Ce qui veut dire que les cotisants payent en plus de leurs cotisations retraites habituelles selon un barème qu’ils choisissent. (barème à points, selon ce que l’on veut payer et ce que l’on veut toucher suivant les points achetés)
Rien n’empêche les autres salariés de cotiser pour une retraite complémentaire, dans un système équivalent, cela existe. (Plan Épargne Retraite, Generali, Spirica, AG2R la Mondiale, etc….)
Mais voilà, il faut payer en plus des cotisations déjà prélevées, donc, penser à sa retraite plutôt que d’aller au restaurant toutes les semaines.
Le seul avantage est que les sommes cotisées sont déduites des revenus (et non des impôts comme nombre de personnes le croient).
Quant aux taux de cotisation des fonctionnaires, c’est le même que celui des autres salariés , si j’ai bien comparé le bulletin de salaire de mon mari fonctionnaire et le mien (salariée )
Je suis d’accord avec « vert 100 » immigration oui peut-être mais pas des bac-5 et des assistés au bout de 3ans!!!. En suite les entreprises doivent arrêter de considérer en France qu’à partir de 50 ans on est vieux et inemployable ! Moi à 50 ans ( je pratiquai encore des sports de combat et du vol à voile!) Et enfin mettre nos assistés pour le coup Franç, et pour finir ne pas laisser le financement à l’Etat, qui ne sais pas gérer mais à une commission mixte paritaire comme l’ARCCO et l’AGIRC qui sont excédentaire ensuite nous en Alsace nos compte sont à l’équilibre ( chercher l’erreur) et pour finir un peu de capitalisation. Car sinon les retraités et surtout future retraités oui, oui vous les jeunes seraient l’otage d’un état despotique.
Cherchez l’erreur : Les retraites du privé Agirc-Arcco se portent bien . Le public veut nourrir la terre entière pas le privé .
NON ne déplaise aux crétins, c’est avant tout parc qu’il faut payer les grosses retraites du public pour lesquels leur employeur, l’Etat n’a jamais ou peu cotisé et qui grossit de jours en jours, ensuite le fuite des entreprises en raison des taxes pharaoniques de l’Etat, le paiement des minimums retraites à des milliers d’étrangers qui n’ont pas cotisés un centimes décidé par l’Etat et seulement après la natalité mais elle aussi due à la sinistre gestion publique alors que nous avions le meilleur système mondial. On a déjà pu voir ce qui se passe avec certains fonds de pension des US ou les retraités n’ont plus que les yeux pour pleurer.
1- La menace des retraites a cause de la natalité n’est pas pour demain mais plutôt pour après demain
2- La vraie menace pour le système de retraite, c’est de la donner a des étrangers fraichement débarqués et qui n’ont jamais cotisé. Ils touchent plus que des artisans ou commerçants qui touchent 500, 600, voire 800€, et j’en connais…
3- Le système actuel est basé sur la solidarité, un concept bien français: le système par capitalisation ne bénéficie qu’aux banquiers. Et dans ce cas autant se faire sa retraite soi même: en achetant un louis d’or par mois par exemple.
4- les caisses ont un excédent grâce notamment a la CSG, de 100 Milliards de quoi faire durer le système.
5- Le système par capitalisation, ils ont ça en amérique et pour la sécu également. si on n’y prend garde ,en France on tend a ça: celui qui aura une complémentaire sera soigné, l’autre non. les médocs sont de moins en moins remboursé, comme les soins(ostéo, kiné) …sauf celui qui a une bonne complémentaire. Ca sera pareil pour la retraite
« La vraie menace pour le système de retraite, c’est de la donner a des étrangers fraichement débarqués et qui n’ont jamais cotisé. Ils touchent plus que des artisans ou commerçants qui touchent 500, 600, voire 800€, et j’en connais… »
Absolument exact.
je me rappelle une vieille amie (qui aurait eu 100 ans l’année prochaine), qui m’appelait « ma petite fille »).
j’arrive chez elle et je la vois en pleurs devant sa carte d’identité.
je lui demande ce qu’il arrive. Elle me dit = « ma petite fille fille, si je déchire ma carte d’identité, crois tu que je toucherais plus que maintenant? »
(Elle avait une toute petite retraite, car avait élevé ses enfants,t fait des tas de petits métiers mal payés et avait fini sa carrière comme artisan .)
« Le système par capitalisation, ils ont ça en Amérique et pour la sécu également. »
L’avantage est qu’ils ont une retraite à points .
Pour les soins, le système est différent, à savoir que les cotisations « sécus » obligatoires n’existaient pas jusqu’à l’Obama care.
Les salariés pouvaient choisir le salaire brut ou le salaire net (avec cotisations santé et retraite déduites). Nombre d’américains choisissaient le salaire brut mais ne payaient pas d’assurances santé ni de retraites!
Depuis, le paiement d’assurances est obligatoire. Je ne sais pas si avec choix de l’assurance ou pas, car l’ami que je connais là bas, a choisi le salaire net bien avant l’Obamacare.
En tous cas, ce que je constate c’est que ses lunettes ne lui coûtent que 10$,à comparer -pour un même degré de myopie que moi- à 17€ de remboursé pour les miennes ( paire à presque 1000€, monture la moins chère. Car oui, je suis une vraie taupe au niveau de la vue, bien sur ;-) )
Pour palier à la dénatalité l’immigration est un miroir aux alouettes, les migrants feront des enfants en quantité comme actuellement mais comme leurs parents seront au chômage et plombera encore les caisses de la SS.
C’est en tout cas mon avis
De toutes façons, grâce à une immigration débridée, le système social aura rendu gorge bien avant car le nombre d’ayant droitsss non contributifs augmente tellement vite que les retraites ,c’est l’arbre qui cache la forêt.
Avec un taux de natalité de 1,8, la France fait office de bon élève. Il faut cependant modérer cet élan: les femmes de souches européennes ont le même taux que les italiennes ou les allemandes. Les femmes de souches extra européennes ont un taux supérieur à 2. Le grand remplacement passe par le ventre des femmes. Je suis pessimiste pour l’avenir de mon pays…
Méconnaissance de la société du Pays!
Toutes les semaines, le gérant de ma boîte me demandais quand je prendrais ma retraite. J’ai commencé à 17 ans. Je lui répondais que n’en savais rien vu que c’était Covid et les fonctionnaires aux abonnés absents et grassement payés. Vrai que je n’étais pas l’ouvrier modèle, défendant mon casse croûte bec et ongle.
Quand les patrons vous trouvent trop vieux, pas assez docile : ils cherchent à vous éjecter.
« Les retraites sont menacées par la baisse de natalité »…c’est surtout le nombres de « non-actifs » qui pose problème…Et nos têtes « pensantes » continuent d’alimenter la France avec une immigration incontrôlée venant chercher le social.
Si la jeunesse ne fait plus d’enfants, pourquoi ne pas se tourner vers les « vieux » encore en état de servir ? Plaisanterie à part, rappelons que les barbons de Moliere avaient la quarantaine et que le christ, à 33 ans, faisait figure de senior pour son temps. Faire des enfants pour sa patrie, les Spartiates savaient le faire. Enfanter pour bénéficier d’immunité fiscale fut la politique de Louis XIV, celle qui fit la France. Aujourd’hui, l’Europe, qui n’a pas notre stupidité, tend à la retraite à 70 ans. Demain, les centenaires en bonne santé seront légions. C’est donc aux seniors de montrer le chemin de l’avenir à une jeunesse impotente, réfugiée égoïstement dans son ego. La patrie est en danger, mobilisons les « réservistes » qui ne demandent qu’à la servir. Nos législateurs devraient serieusemenr se plonger vers cette option qui ouvre l’avenir.
La capitalisation permet un meilleur rendement.
Les hollandais ont un système mixte.
Un fond souverain serair une bonne chose
Absolument vert100. Mais pour ça :
PAS D’IDÉOLOGIE QUE DU BON SENS.
Retraite par capitalisation. (Système mixte)
– le rendement moyen des marchés, sur le long terme est supérieur à la revalorisation par répartition.
– ça diversifie les sources de financement. Ce n’est plus uniquement le ratio : actifs/retraités.
– c’est des milliards d’intérêts par an, et ça réduit le COÛT des retraites.
– il y a baisse de la fiscalité et des cotisations. Les rendements s’ajoutent à ce que paient les actifs.
– ça permet d’avoir un levier économique NATIONAL : Investissements industrie, innovation…
– ça permet de créer un grand fonds de retraite français.
Finalement c’ est ce que font les pays qui ont les meilleurs systèmes de retraite du monde.
Ah oui, SURTOUT NE PAS laisser l’État gérer. (Tenté de boucher d’autres déficits).
Ce système mixte existe déjà en France depuis 20 ans pour les fonctionnaires. Mais c’est l’état qui gère et le % est faible.
J’oubliais :
l’ état doit arrêter de dilapider l’argent qui n’est pas à lui.
Pour ça vous mettez Sarah knafo.
Sarah knafo le responsable politique qu’il vous faut !
Bon c’est simple au final.
Alors qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?
La rue doit s’armer… mais il nous manque une Gen Z !
« Sarah knafo le responsable politique qu’il vous faut ! » si vous voulez que notre pays soit le vassal d’un autre.
Donc NON.
On ne règlera pas le problème en refusant de voir la réalité. Des incitations financières pour la natalité seront bienvenues parfois, mais la dénatalité a d’autres raisons très profondes. On est donc obligé d’inventer un nouveau système. Prenons exemple sur le Japon, développons la robotique, puis consacrons une partie des richesses produites par des machines au bien-être de la vieillesse de tous. En parallèle, il faudra chercher les remèdes à la dénatalité, en espèrant que cette pente suicidaire soit seulement temporaire. La « pire mauvaise fausse » solution est évidemment de compter sur l’immigration, celle-ci nous remplaçant à terme et ne laissant aucune chance de survie à notre culture.
Surtout qu’on importe des bacs moins 5 inemployables .Qui plombent les comptes sociaux
Et à notre système social
Tout à fait d’accord avec Volente et vert100. En effet, plus de politique familiale, pas assez de crèches, un congé de maternité est mal perçu dans des entreprises, avoir des enfants pour des salariés aux revenus modestes représentent un coût important