La justice est passée : la meurtrière de Lola a été condamnée à la perpétuité incompressible
Culpabilité. C’était le mot du jour. Le verdict a été rendu, dans le procès de la meurtrière de la petite Lola : elle a été condamnée à la perpétuité incompressible. Dahbia Benkired a été reconnue coupable, par un jury populaire, de viol, de torture et de meurtre. Mais on a cherché vainement chez elle, dans les jours qui viennent de s'écouler, l'once d'un sentiment de culpabilité. Pas de remords, chez Dahbia Benkired, tout juste l’esquisse, du bout des lèvres, en deux mots sans émotion, d’un « regret » et d’une « excuse » que même BFM TV qualifie d'« apathiques », comme une case à cocher qui lui aurait été soufflée par son avocat.
La seule culpabilité sincère a été exprimée par la mère de Lola. Déchirante, sans fondement et pourtant si naturelle. Toute mère, irrationnellement persuadée que son devoir est de protéger son petit en toutes circonstances et à tout âge, peut la comprendre. La culpabilité d’Ève, c’est cela. Pas d’avoir tendu la pomme à Adam qui, après tout, était un grand garçon - j’allais dire majeur et vacciné - qui a pris ses responsabilités, mais de ne pas avoir protégé Abel de l’ire de Caïn et Caïn du venin de la jalousie.
Mea culpa
Mais ce n’est pas tout. La culpabilité est inhérente à notre civilisation. Le catholicisme a développé la conscience, le fameux œil qui regarde Caïn jusque dans la tombe, dans le poème de Victor Hugo. Ce n’est pas impunément que, tous les dimanches, des générations de Français ont battu leur coulpe à la messe - Mea culpa, mea culpa, mea maxi culpa. Ce n'est pas sans en être intimement marqués qu’ils ont fait la queue au confessionnal, au moins une fois l’an, pour faire leurs Pâques, après une longue et désagréable introspection, afin d'avouer leurs péchés. C’est ainsi, et pas autrement, que s’est construit le lent processus de civilisation décrit par Norbert Élias dans La Dynamique de l’Occident.
Dans son dernier essai La messe n’est pas dite. Pour un sursaut judéo-chrétien (Fayard), Éric Zemmour décrit l’apparente antinomie singulière et féconde de la religion catholique : universaliste et identitaire, de foi et de loi… on pourrait dire, aussi, individuelle et collective. Car la conscience de chacun, en tant que corset d’autocensure, sert le bien commun. A-t-on assez reproché au catholicisme son admonition sur fond de « pastorale de la peur », selon les mots de Jean Delumeau ! Elle avait pourtant son utilité pacificatrice.
On a voulu retourner cette conscience aiguisée comme une chaussette contre les Français. On leur reproche de ne pas être plus accueillants, comme s’ils ne l’étaient pas bien assez, comme si un continent pouvait se déverser dans un autre sans dommage. Cette culpabilité dévoyée n’est pas pour rien dans l’arrivée puis le maintien irresponsables sur notre sol de la meurtrière d’une petite Lola ressemblant à l’agneau immolé sur l’autel de notre impéritie migratoire.
Non, Delphine Daviet n’est pas coupable. Il faut le lui répéter mille fois, deux mille fois : ce n’est pas « sa Lola », comme elle l’appelle, qui était au mauvais endroit au mauvais moment - peut-être se reproche-t-elle jusqu’à son travail de gardienne dans cet immeuble - mais sa meurtrière, comme l’a dit avec tant de justesse Blandine de Carlan, à propos de sa Philippine.
Éléphant au milieu du couloir
Et dans ce procès, c’est bien l’éléphant au milieu du couloir qui n’a pas été abordé. C’était pourtant LE sujet. La meurtrière est coupable, mais que dire de ceux qui l’ont laissée vaquer sur notre sol ?
L’un d’entre eux, tout au sommet de l’État, en 2019, avait promis, s'agissant des OQTF, 100 % d’exécution. S’il avait tenu son engagement, Lola comme Philippine s’apprêteraient à fêter la Toussaint en famille. Il faut savoir que le 17 octobre, jour du début du procès de la meurtrière de Lola, une Algérienne sous OQTF - on sait avec quelle bonne volonté l’Algérie reprend ses ressortissants -, le Président Emmanuel Macron a dépêché notre ambassadeur en Algérie faire repentance au nom de la France pour le « jour sombre de son Histoire » qu’a été le 17 octobre 1961, pendant la guerre d’Algérie. Quel sens du calendrier ! Pourtant, en 2022, au moment du meurtre de Lola, il avait parlé d'« atrocité », de « mal radical et de crime inqualifiable ». Il avait même rajouté que la famille « avait besoin du respect et de l’affection de la nation ». La nation respecte et affectionne la famille de Lola. Mais peut-il en dire autant ?
Emmanuel Macron, on s’en souvient, avait été le premier à parler de décivilisation… celle-ci l’a atteint : il ne se sent, de toute évidence, dans cette affaire comme dans les autres, coupable de rien. Comme si toute conscience l’avait déserté. Inutile d'attendre le moindre mea culpa.
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59 commentaires
La peine prononcée contre cette barbare est à la hauteur de ce que peut infliger la justice, or cette sentence à la perpétuité incompressible ne peut aller au delà de 30 années (si l’on en croit les experts) et ce parce que le code européen le prévoit ainsi , donc cette femme diabolique qui a si je ne m’abuse 27 ans , et qu’elle a déjà acquitté 3 années d’incarcération sortira dans 27 ans à savoir au seuil de ses 54 ans , il lui restera encore quelques belles années à sévir car je ne crois pas qu’en détention elle ait soudain un repenti sincère et par déduction une « bombe à retardement » , il faudra d’ici là que les choses changent et que l’on puisse expulser ces dangereux personnages dès leur sortie . Tous ces horribles criminels ont dû applaudir le jour de la panthéonisation de Robert Badinter .
Macron et ses promesses! Les français ont élu un guignol, menteur, psychopathe et incapable de faire ce pourquoi il a été élu : protéger les français.
Remontons la chaine des causalités.
La justice a fonctionné de façon impeccable pour condamner la meurtrière porteuse d’une barbarie moyenâgeuse venue d’ailleurs. ,
Mais , cette même justice avait laissé en liberté cette future meurtrière alors qu’elle présentait un danger évident pour la société , et , hélas ce n’est pas un cas isolé , de futurs meurtriers du même calibre circulent librement chez nous , toujours à cause de la justice .
Et enfin, à l’origine , ces futurs meurtriers sont venus avec l’immigration , que les politiciens refusent de limiter sévèrement .
Les politiciens et les juges ont-ils une conscience ? ils sont responsables devant qui ? ils se confessent à qui ? Dieu étant parti selon certains philosophes .
Le jury était un jury populaire et non pas des juges professionnels
J’enchaîne sur cet article qui pointe avec justesse le sens des responsabilités, avec un exemple dans l’industrie où j’ai beaucoup travaillé: bien que des rappels constants soient faits auprès du personnel travaillant sur des machines dangereuses pour éviter des se blesser, de nombreux équipements (barrières matérielles et immatérielles,…) stoppent les organes en mouvements en cas de geste malheureux et contrevenants! Dans cette affaire, la mère ne tarissait pas de conseils de prudence auprès de sa fille bien-aimée, mais la part de responsabilité de l’Etat laissant le danger s’épandre dans notre société est grande!
Parfait
J’aurais porté plainte contre l’Etat pour manquement à son devoir : une OQTF non exécutée. C’est trop facile pour le gouvernement : la Justice a fait son travail, la coupable est punie. Mais elle n’aurait pas dû être là. Julien Dray, en bon socialiste à côté de la plaque mais en quête d’électeurs, défendait, hier soir sur Cnews, les OQTF : ce ne sont pas tous des monstres. Mais ce sont des OQTF : il y a bien une raison pour que ces gens soient expulsées et la raison c’est leur dangerosité.
L’électorat de Julien Dray est venu en France pour une vie meilleure pas pour retrouver les malfrats de leurs pays d’origine.
L’OQTF n’est pas une expulsion, c’est d’ailleurs un peu là le problème.
Remontons la chaine des causalités.
La justice a fonctionné de façon impeccable pour condamner la meurtrière porteuse d’une barbarie moyenâgeuse venue d’ailleurs. ,
Mais , cette même justice avait laissé en liberté cette future meurtrière alors qu’elle présentait un danger évident pour la société , et , hélas ce n’est pas un cas isolé , de futurs meurtriers du même calibre circulent librement chez nous , toujours à cause de la justice .
Et enfin, à l’origine , ces futurs meurtriers sont venus avec l’immigration , que les politiciens refusent de limiter sévèrement .
Les politiciens et les juges ont-il une conscience ? ils sont responsables devant qui ? ils se confessent à qui ? Dieu étant parti selon certains philosophes .
Remontons la chaine des causalités.
La justice a fonctionné de façon impeccable pour condamner la meurtrière porteuse d’une barbarie moyenâgeuse venue d’ailleurs. ,
Mais , cette même justice avait laissé en liberté cette future meurtrière alors qu’elle présentait un danger évident pour la société , et , hélas ce n’est pas un cas isolé , de futurs meurtriers du même calibre circulent librement chez nous , toujours à cause de la justice .
Et enfin, à l’origine , ces futurs meurtriers sont venus avec l’immigration , que les politiciens refusent de limiter sévèrement .
Est ce que la famille est dédommagée ? combien ?
Frais d’emprisonnement à perpèt. à la charge de qui ?
Merci pour cet article remarquable
Ils sont si nombreux ceux qui n’auraient pas dû mourir sous les coups de ceux qui n’auraient pas dû se trouver là, dans notre pays, dans nos rues. Ils sont si nombreux, chaque semaine nous apporte de nouveaux drames, de nouveaux prénoms, de nouveaux visages, certains nous hantent plus que d’autres, mais ils sont si nombreux, hélas, que nous oublions certains de ces visages, certains de ces noms. Et en effet, il faut bien que nos politiciens, à tous les niveaux jusqu’au sommet de l’État, les activistes subventionnés, les journalistes et les intermittents du parti de l’étranger soient dêpourvus de conscience et de toute humanité pour livrer sans frémir leurs concitoyens, leurs enfants, à la merci de barbares venus d’ailleurs.
La pratique exclusive de l’idéologie, activité reposante pour l’intelligence, vous apporte, outre un certificat de vertu, une disparition complète de toute culpabilité, car vous faites partie du camp du bien. Et tant pis pour tous et toutes les Lolas, qui en paient seules le prix fort.
Merci madame Cluzel. Puissent tous les proches de la Petite Lola trouver l’apaisement. Amen.
Une pétition lancée par Institut Pour la Justice avait recueilli 210.000 signatures. Cela prouve que nous pouvons changer les choses.
Souhaitons beaucoup de courage pour la maman de Lola , pour son frère et pour toute sa famille, et surtout l’apaisement .
Depuis trois ans nous n’avons cessé de penser à eux et à Lola…
Une fois de plus , malheureusement, vous avez raison. J’espère que votre article sera envoyé et lu par notre bien triste président…
Malheureusement, ce qui nous sert de président se fiche de Lola et des autres comme de sa première chemise ! ce qui l’intéresse ? parader dans les réunions de chefs d’états à l’international… ce qui se passe en France ne l’intéresse absolument pas. Merci aux inconscients, et je reste polie, qui ont élu ce fossoyeur de la France !
Même s’il le lisait, le comprendrait t’il ? Macron est l’enfant roi qui pense que tout est la faute des autres et ne se remet jamais en question. Sa réélection, trafiquée ou pas, est notre guillotine