Kaja Kallas, diva européiste qui réécrit l’histoire de la Seconde Guerre mondiale
Kaja Kallas, vous connaissez ? Sans doute pas. Et pourtant, cette dame est haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l’Union européenne et vice-présidente de la Commission européenne, depuis le 1er décembre 2024. Pour faire court, elle est le ministre des Affaires étrangères de l’Empire bruxellois. Sa nationalité ? Estonienne. L’Estonie : pays balte d’un peu moins de 1,4 million d’habitants. Pas besoin d’être une grande nation par le nombre de ses habitants, par les milliards injectés dans le pot commun du machin, par le fait d'être une puissance nucléaire, avoir l’une des plus puissantes armées de l’UE, être membre permanent du Conseil de sécurité - comme c’est le cas de la France - pour prétendre à des responsabilités on ne peut plus régaliennes, au sein des instances dirigeantes de l'UE. On va dire que c’est la magie de l’Union européenne.
Dissertation à haute voix devant un parterre acquis à la cause
Cette dame, ancien Premier ministre de son pays, fille d’un ancien Premier ministre d’Estonie et aussi commissaire européen (hérédité des charges dans l’Empire ?), intervenait, ce 3 septembre, à la conférence annuelle de l’EUISS. L’EUISS, vous connaissez ? Sans vouloir être désobligeant envers nos chers lecteurs, sans doute pas, non plus. L’EUISS, c’est donc l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne, chargé de réfléchir sur les question de politique étrangère et de sécurité. Le machin est financé par les États membres, c’est-à-dire par vos impôts, comme vous pouvez vous en douter. Et donc, Mme Kallas a fait sa diva en dissertant à haute voix devant un parterre forcément acquis à la cause. Revenant sur la rencontre à Pékin, cette semaine, des dirigeants chinois, russe, iranien et nord-coréen, elle a déclaré que cette rencontre était un « défi direct » à l’ordre mondial. Objectivement, « l’ordre mondial », issu de la Seconde Guerre mondiale après la conférence de San Francisco au printemps 1945 qui donna naissance à la Charte des Nations unies, a volé en éclats depuis belle lurette. Que cela plaise ou pas, c’est un fait. Et les faits sont têtus. Donald Trump, qui est essentiellement un pragmatique, l’a d’ailleurs bien compris.
L’assurance de celles et ceux qui savent
Mais là où Kaja Kallas s’est surpassée, c’est lorsque, très doctement, très calmement, très sûrement (écoutez la vidéo à partir de 29 minutes), elle reproche à la Russie et à la Chine de revendiquer la victoire de 1945 et d’avoir vaincu le nazisme. « Et là, je me suis dit que c’est nouveau, ça », lance-t-elle, avec l’assurance de celles et ceux qui savent. « Mais vous pouvez constater que, si vous connaissez l’Histoire, que cela soulève beaucoup d’interrogations dans votre tête… De nos jours, les gens ne lisent pas vraiment l’Histoire… et on voit qu’ils adhèrent à ce discours. » « Ce discours » ? La contribution de la Russie (l’URSS, en fait) et de la Chine à la victoire contre les puissances de l’Axe (Allemagne, Italie, Japon) serait donc une invention ? Et en plus, il y a des gens qui y croient ! Que l’URSS n’ait rejoint les alliés qu’en juin 1941 après la rupture du pacte germano-soviétique est un fait, mais c’est un fait que la participation de l’URSS à la victoire sur l’Allemagne nazie fut déterminante : entre 22 et 27 millions de morts civils et militaires, ce n’est tout de même pas rien. Stalingrad, l’entrée dans Berlin, elle connaît tout ça, la dame ? Quant à la Chine, qui n’était pas communiste à l’époque, les pertes se compteraient aussi en dizaines de millions. Elle a entendu parler, Mme Kallas, du général Tchang Kaï-chek, l’un des « quatre grands » chefs des Alliés lors des conférences internationales, comme celle du Caire en 1943 ? Du reste, c'est pourquoi la Chine est membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, tout comme la Russie, héritière de l'URSS. Et dire cela, ce n'est pas être pro-russe mais tout simplement rappeler l'Histoire.
Alors, de deux choses l’une : soit la représentante par excellence de cette nomenklatura européiste croit vraiment à ce qu’elle dit parce qu’elle ne connaît pas son Histoire – ce qui serait un comble pour quelqu’un en charge de la diplomatie. Soit son idéologie la conduit à inventer un « discours », comme elle dit, ce qui est tout aussi grave. C'est pas ce qu'on appelle être révisionniste ou négationniste ? On pose simplement la question. Vous me direz que son ami Emmanuel Macron, qui appartient à cette même nomenklatura, avait bien parlé de la Guyane comme d’une île…
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84 commentaires
Et où en est-on sur l’affaire des milliers d’euros inexpliqués découverts chez cette jeune femme et son compagnon euro député italien ? … Affaire glissée sous le tapis, avec tout le reste ? …
Sans oublier que la Chine a été attaquée par le Japon dès 1931, ni oublier les conseillers soviétiques envoyés par milliers en Chine (du côté de Tchang Kaï-Chek de surcroît) dès 1937, la victoire de Joukov à Kalkhin-Gol en 1939 et enfin l’annihilation de l’armée japonaise de Mandchourie en trois semaines.
Bah, ils sont entre eux. Ils peuvent réviser tant qu’ils veulent, ça ne prendra pas. Parce que c’est trop gros. Subtil n’est pas dans leurs cordes.
Je remarque que les ex des pays satellites de l’URSS peuvent aussi bien passer d’une bureaucratie totalitaire communiste à une autre européiste . Et employer les mêmes errements historiques avec le même aplomb et pour être bien vus par l’oligarchie au pouvoir que les ex collaborateurs propagandistes de l’URSS des pays Baltes , de la Pologne ou autre pays sous le joug de l’URSS, suite aux accords de Yalta de Staline .Madame Merkel n’a-t- elle pas été une propagandiste active du communisme de l’Allemagne de l’est, jusqu’à intéresser la Stasi elle même ? C’est elle qui est à l’origine de l’envahissement de l’Allemagne par des centaines de milliers de migrants du monde entier . En tout cas , ces gens ne perdent pas le main qu’il passe de l’une à l’autre des bureaucraties .
Cette dame comme tous les membres de la commission européenne sont des doctrinaires forcenés « européistes ».
Tous les moyens sont bons pour désinformer les peuples de cette Europe, y compris la falsification de l’Histoire; non point qu’ils soient ignares (quoique?), mais leur idéologie les conduisent à dire n’importe quoi.
Vivement un bon coup de balai là dedans.
L urss n à fait que se défendre de l attaque de son ex allié et à profité de la chute de l Allemagne pour envahir l Europe de l’est. Je n appelle pas cela une contribution
Il y a bien des poissons-volants…alors pourquoi pas de hauts « dirigeants » de l’Europe en plein délire ?
« C’est pas ce qu’on appelle être révisionniste ou négationniste ? » Non, tout simplement idéologue. Comme toute dictature totalitaire, l’UERSS est un enfant (bâtard) de l’idéologie triomphante. Dont les principaux piliers sont l’écologie autoritaire et la haine du nucléaire, toutes deux compatibles avec l’économie allemande, comme par hasard.
Bien. Notre « diva Kallas », comme vous dites, n’est pas calée en histoire contemporaine ? Cela se peut, l’ignorance est souvent une culture partagée par les politiques qui s’en servent. On leur demande trop, alors qu’ils tient leur énergie de ce qu’ils ignorent. Savoir, n’est pas leur métier. Ils ont autre chose à faire que d’éplucher les livres ou se noyer dans les archives. Combien de nos leaders communistes (et autres) ont turbiné au seul charbon de leur idéologie ouvre-boîte, pince-monseigneur qui leur ouvraient le pouvoir. Rien de nouveau sous le soleil. Kallas a donc chuté sur le sujet de la Libération et ignore sans doute jusqu’à l’existence de Tchank, qui fut à un poil de mettre la Chine parmi nous. Mais son énergie apparente à nier les sacrifices de l’axe (Je n’ai pas mis de majuscule !) russo-chinois devant le nazisme vient sans doute de la douleur d’avoir été lituanienne sous Moscou. Ils en ont « bavé », tous ces pays de l’Est, gavés à la propagande de la Pravda, cette machine, pire que le « machin ». Alors, bon, excusons-là, et, n’étant pas son défenseur, je me permets, non de la défendre, mais de ne pas crier haro sur elle, que je ne connais pas, même si mes sous, comme ceux de tous, pleuvent sous ses fenêtres. Et puis, savez-vous, l’Histoire n’est jamais écrite que par des historiens qui ne trempent leur plume que dans leur encrier. L’encre rouge stalinienne n’a pas encore été écrite.
Un conseil: gardons nos vieux manuels d’histoire et de géographie tout comme les « Lagarde et Michard » pour la littérature .Un jour , espérons le, ils pourront revenir pour rétablir la vérité.
Dans un premier temps les Etats Unis ne voyaient pas Hitler d’un mauvais oeil , après tout il avait été mis au pouvoir pour éviter la main-mise des communistes sur l’Allemagne .
Et puis il y avait la doctrine Monroe. La doctrine Monroe condamne toute intervention européenne dans les affaires « des Amériques » (Nord et Sud), tout comme celle des États-Unis dans les affaires européennes.
En 1941, les Etats-Unis aidèrent massivement les pays amis (Angleterre et URSS) , la loi prêt-bail , une photo interdite en URSS montre le commissaire politique Nikita Krouchtchev posant fièrement en uniforme de soldat américain prés d’une Jeep.
Et puis il y eu Stalingrad , Staline écrase l’armée nazie , il fallait donc pour les Etats-Unis intervenir rapidement en Europe afin d’éviter que Staline occupe toute l’Europe . Merci l’oncle Sam !
C’est ainsi que les deux véritables ennemis , les capitalistes et les communistes , s’allièrent pour liquider l’enfant maudit du capitalisme , Hitler .
On connait la suite , les deux blocs face à face pendant des décennies , la guerre froide comme on disait.
« C’est ainsi que les deux véritables ennemis , les capitalistes et les communistes , s’allièrent pour liquider l’enfant maudit du capitalisme , Hitler. » C’est la conséquence indirecte du traité de Versailles 1919, mis en place et téléguidé par Owen Wilson, président américain, qui profitait ainsi de la vacance des nations européennes saignées à mort par la guerre. Mais son but initial était de mettre en place un Hitler pourbarrer la route à Lénine. Problème : leur créature leur a vite échappé, forçant les deux ennemis à s’allier pour l’abattre.
M.Michel est trop sévère. Mme Kallas (dont le pays a tant souffert – comme sa sœur Finlande – des Russes) relève simplement que la Russie et la Chine affirment sans nuances « we won the WWII ». Oui c’est vrai que c’es deux pays ont participé – mais pas tout seuls – à la défaite de l’Allemagne et du Japon. Mais ils sont restés des dictatures qui menacent le monde libre.
La question de savoir si l’UE doit avoir un »ministre des affaires étrangères » est d’une autre nature et , évidemment, indéfendable. Merci à la gauche et à la droite (?les LR) d’avoir violé la démocratie et fait adopter sans referendum le Traité de Lisbonne qui a permis d’avoir une Kallas. Le poison est chez nous : les LR
parfaitement d’accord
qui demande à sarko comment il propose de sortir du bourbier qu’il nous a imposé ?
Désolé mon colonel mais vous avez une perception très primaire des faits historiques !
Non seulement il y a eu le pacte germano soviétique de 1939 qui explique le sentiment de trahison ayant enflammé la colère de Staline, merveilleux petit père des peuples pensez vous sans doute, mais des éléments essentiels manquent à votre analyse.
Si les troupes allemandes et italiennes n’avaient pas joint leurs efforts (souvent héroïques) et si les alliés n’avaient pas poussé les feux au maximum pour barrer la route aux forces soviétiques nous serions peut être sous le joug communiste aujourd’hui !
Deux références pour étayer mon propos que je vous conseille…
Le Cheval rouge de Eugenio Corti. Il montre de manière réaliste et quasi insoutenable la barbarie soviétique et les tueries par la faim et le froid de la quasi totalité des populations conquises. On ne peut qu’y voir un précédent de ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine.
Le prix Goncourt de 2007, les Bienveillantes, qui confirme que les russes attendaient les allemands en libérateurs et venant à leur rencontre, la colossale erreur allemande étant alors d’ouvrir le feu, retournant contre eux une population qui ne rêva plus que de vengeance à partir de là … mais pas du tout pour libérer le monde du nazisme !
Staline a bien su ensuite exploiter ce sentiment au service de l’impérialisme soviétique en espérant courir jusqu’à l’atlantique en sacrifiant horriblement sa « chair à canon » principe de combat toujours d’actualité non ?
Je ne regrette pas le nazisme et encore moins le communisme auquel nous avons échappé de peu !
Les communistes n’étaient pas les combattants de la liberté ! Ni hier ni aujourd’hui !
Qu’on se le dise au lieu de tomber naïvement dans le piège de la propagande russe ( qui n’est que le résurrection de l’ère soviétique ! ). Écoutons Vladimir Poutine dire que la chute de l’empire soviétique est la pire chose qui soit arrivée à la Russie !
Le costume n’a pas la même couleur mais la réalité est toujours là quoiqu’en disent ceux qui n’ont sans doute pas beaucoup fréquenté le terrain (j’ai passé une large partie de ma vie à travailler en Russie et j’ai aussi cru un moment que la réalité avait changé… mais non ! L’alliance avec la Chine et la Corée du Nord devrait suffire à convaincre les imbéciles !
Bien dit Dado. Il y a chez nous dérive psychologique qui fait que – même si on a des reproches à faire aux Ricains – le monde libre EST libre du moins quand on laisse les peuples exprimer leurs choix. Et le reste (Russie, Chine, Corée) n’a JAMAIS été libre et n’est pas nos amis.
Réécrire l’Histoire, n’est ce pas là le mantra de toute idéologie? Il appartient à chacun de s’informer et aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir croiser tous les récits.
Belle représentation des efforts que doit faire »Nicolas » pour rétribuer cette personne qu’il n’a jamais élue.
Mais…c’est de sa faute, bien entendu, n’est ce pas M. Bayrou ?
La forme , dans la délivrance d’un message, en l’occurrence le revirement tactique de la Russie communiste après son alliance ignoble avec l’allemagne nazie, nous dit tout du véritable message pro russe que vous souhaitez faire passer. Vous n’avez donc aucune compassion pour les pays baltes saignés sous le joug communiste?