Info BV : À Nice, un collège reporte les oraux du brevet à cause de l’aïd

Pour éviter l'absence d’élèves musulmans, la direction a choisi de déplacer les épreuves.
@Chaichaio/Wikimedia commons
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Il y a comme un air de fin d’année qui plane sur les établissements scolaires, en ce début de mois de juin. Alors que les épreuves du baccalauréat pour les classes de première et de terminale se dérouleront entre le 13 juin et le 4 juillet prochains, ceux qui s’apprêtent à quitter le collège devront encore passer le diplôme du brevet avant de profiter de vacances estivales bien méritées. Si les épreuves écrites doivent se dérouler les 26 et 27 juin, comme chaque année, la date des oraux a été laissée à l’initiative de chaque établissement, entre le mois d’avril et celui de juin.

Au nom de la paix sociale, la laïcité au placard

Dans un collège public de la ville de Nice, c’est le 6 juin que les classes de troisième auraient dû défiler pour se confronter à ces épreuves qui doivent marquer l’entrée au lycée. C’était sans compter la fête de l’aïd el-kébir qui doit se tenir ce vendredi... et le rétropédalage de la direction qui a tenu à déplacer la date des oraux pour éviter de trop nombreuses absences de la part d’élèves musulmans. Et ce, malgré une forte contestation d’une partie de l’équipe enseignante.

« Si cet oral est déplacé pour motif religieux, qu’on ne vienne plus me parler de laïcité. » Sur Pronote, le logiciel de gestion de la vie scolaire, le fil de discussion auquel BV a eu accès est animé, entre les enseignants de cet établissement d’un millier d’élèves. L’annonce du principal de modifier la date des épreuves pour des questions d’organisation et afin de ne pas « contraindre les musulmans à se signaler comme tels » a suscité une levée de boucliers dans le corps enseignant qui s’est empressé de rappeler le principe de laïcité et le combat que se doit de mener l’Éducation nationale face à l’entrisme religieux.

« Modifier la date pour des questions religieuses n’est pas recevable. C’est une porte ouverte qui nous mettra dans une posture très inconfortable à l’avenir », s’inquiète un enseignant, suivi de près par un autre : « La laïcité n’est pas un vague concept à géométrie variable. C’est une valeur non négociable qui doit s’imposer à tous. Changer la date de cette épreuve serait trahir cette valeur fondamentale de l’école républicaine. »

Quand l’école recule, l’entrisme avance

Les rappels à l’ordre ne manquent pas, tout comme les avertissements sur le climat de défiance venant d’un certain fondamentalisme religieux : « Nous assistons de plus en plus souvent à plusieurs formes d’entrisme dans le concept de laïcité depuis maintenant une trentaine d’années », écrit un professeur d’histoire-géographie, qui se dit « en première ligne » sur ces questions. « Ces formes d’entrisme sont, pour parler clairement, issues de la communauté musulmane », précise-t-il sans ambages, avant de confier avoir, cette année, été « accusé de racisme par plusieurs élèves et parents pour avoir évoqué le sort des femmes en Afghanistan ».

Certains collègues rappellent que la simple existence d’un menu différencié à la cantine montre déjà que la religion est affichée, et que si des élèves souhaitent s’absenter pour une fête religieuse, « c’est leur choix assumé ».

Pas de vagues, pas d’oraux

Face à la fronde, la direction campe sur sa décision et pour toute réponse, une circulaire, prouvant le droit des élèves à s’absenter certains jours de fête religieuse, est envoyée à l’ensemble des professeurs : la nouvelle date est donc confirmée « en prenant en compte à la fois les impératifs d’organisation, les droits des élèves et le climat serein que nous devons préserver », clôture le principal. Fin de la discussion, et tant pis pour la cohérence : « Que l’on ne me parle plus jamais d’un projet laïcité au collège », réagit sèchement un enseignant.

Devant cette volonté qu’ont certains d’imposer leur culte et leurs coutumes, la bonne réponse n’aurait-elle pas été, justement, de garder ce cap de la laïcité plutôt que de se plier ? À Nice, dans cet établissement, le choix a été fait. Reste à voir quelles conséquences cette décision entraînera, au sein de l’établissement comme au-delà.

Vos commentaires

96 commentaires

  1. Ne soyons pas étonnés
    Nous savons tous, notre PR mis à part, que LAÏCITÉ = ANTI CATHOLIQUE.

    [ « Que l’on ne me parle plus jamais d’un projet laïcité au collège », réagit sèchement un enseignant.]

    • Ma femme est enseignante dans ce collège niçois dont il est question. Elle vit de l’intérieur ce que vous déformez ici à travers un prisme idéologique dangereux. Le report d’un oral du brevet à cause de l’Aïd n’a rien d’une « soumission » : c’est une décision pratique et inclusive, prise en concertation pour éviter des absences, des rattrapages chronophages et une stigmatisation inutile. Une décision de bon sens.

      Je suis moi-même de confession chrétienne. Je suis français, né ici, « pur souche » comme certains aiment à le souligner quand ça les arrange. Et pourtant, j’arrive à vivre ma foi sans avoir besoin de nier celle de mon prochain. La laïcité, la vraie, permet cela : elle garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, dans le respect des lois de la République. Elle ne demande pas d’effacer les différences, mais de faire en sorte qu’elles coexistent paisiblement.

      Ce genre d’article, sans nuance, sans contexte, n’informe pas : il alimente les peurs. Il insulte le travail de terrain d’équipes pédagogiques engagées.

      Un enseignant, en violant son devoir de réserve, a transmis l’info à un ce média clairement orienté politiquement… Résultat : un article à charge, sans nuance, qui attise les tensions et met une cible sur le dos de ceux qui, comme ma femme, font simplement leur métier avec conscience et respect. Dans le climat actuel, c’est irresponsable. Les radicalisés d’extrême droite comme d’idéologie islamiste n’attendent que ce genre de polémiques pour justifier leur haine. Ce n’est pas défendre la laïcité que de jouer à ce jeu-là, c’est la trahir.

      Alors oui, on peut être français, chrétien, attaché aux valeurs républicaines, et défendre l’idée qu’accepter l’autre n’est pas une menace.
      Votre haine, votre peur de l’autre, vos fantasmes de « grand remplacement » me font vomir.
      Et parfois, c’est vous qui me faites détester ce qu’est devenue cette prétendue France des droits de l’homme.

      • Devoir de réserve? Chez les enseignants ? Je croyais que ce devoir ne concernanit que Armée-police-DST- DGSE !

  2. Ma femme est enseignante dans ce collège niçois dont il est question. Elle vit de l’intérieur ce que vous déformez ici à travers un prisme idéologique dangereux. Le report d’un oral du brevet à cause de l’Aïd n’a rien d’une « soumission » : c’est une décision pratique et inclusive, prise en concertation pour éviter des absences, des rattrapages chronophages et une stigmatisation inutile. Une décision de bon sens.

    Je suis moi-même de confession chrétienne. Je suis français, né ici, « pur souche » comme certains aiment à le souligner quand ça les arrange. Et pourtant, j’arrive à vivre ma foi sans avoir besoin de nier celle de mon prochain. La laïcité, la vraie, permet cela : elle garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, dans le respect des lois de la République. Elle ne demande pas d’effacer les différences, mais de faire en sorte qu’elles coexistent paisiblement.

    Ce genre d’article, sans nuance, sans contexte, n’informe pas : il alimente les peurs. Il insulte le travail de terrain d’équipes pédagogiques engagées.

    Un enseignant, en violant son devoir de réserve, a transmis l’info à un ce média clairement orienté politiquement… Résultat : un article à charge, sans nuance, qui attise les tensions et met une cible sur le dos de ceux qui, comme ma femme, font simplement leur métier avec conscience et respect. Dans le climat actuel, c’est irresponsable. Les radicalisés d’extrême droite comme d’idéologie islamiste n’attendent que ce genre de polémiques pour justifier leur haine. Ce n’est pas défendre la laïcité que de jouer à ce jeu-là, c’est la trahir.

    Alors oui, on peut être français, chrétien, attaché aux valeurs républicaines, et défendre l’idée qu’accepter l’autre n’est pas une menace.
    Votre haine, votre peur de l’autre, vos fantasmes de « grand remplacement » me font vomir.
    Et parfois, c’est vous qui me faites détester ce qu’est devenue cette prétendue France des droits de l’homme.

    • Dialogue de moins en moins possible. Votre cohabitation est utopiste. Avez vous lu l’île de Robert Merle ? Mon problème n’est plus de savoir si, mais quand?avant ou après ma disparition.

      • Vous parlez de cohabitation comme d’une utopie, voire d’un échec annoncé. Mais ce que vous décrivez n’est pas une fatalité, c’est un choix.
        Le choix de croire que l’autre est forcément une menace. Le choix de baisser les bras et de laisser la peur gouverner à notre place.

        Moi, je crois à une cohabitation possible, pas parfaite, pas naïve, mais réelle. Elle existe déjà, chaque jour, dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les quartiers. Des gens différents par leur foi, leur culture ou leur histoire y vivent ensemble, souvent bien mieux que ce qu’on voit dans certains médias ou commentaires en ligne.

        C’est imparfait, bien sûr. Il y a des tensions, des maladresses, des excès parfois. Mais il y a aussi une majorité silencieuse qui travaille, éduque, soigne, écoute, échange — et qui fait tenir ce pays debout.

        La France ne s’écroule pas parce qu’elle accueille la diversité. Elle s’écroule quand on cesse d’y croire ensemble. Quand on laisse la peur, la haine ou le repli sur soi définir ce que nous sommes.

        Je ne suis pas un utopiste. Je suis un citoyen lucide, attaché à une République qui ne demande pas d’effacer nos différences, mais de les faire vivre ensemble dans le cadre des lois communes. Et je crois qu’on peut encore tenir ce cap. Mais pour ça, il faut commencer par refuser de se résigner.

  3. Je ne peux que reprendre les mots de W. Churchill:

    « Entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ».

    Le pantalon sur les chevilles depuis 45 ans nous a conduits à ce désastre

  4. J’avais déjà remarqué à Montpellier comment le principe de la laïcité était bafoué par la municipalité. Les associations devait pour avoir droit a subvention signer une charte de la laïcité et pourtant des associations musulmanes dont les membres affichaient leur religion étaient présentes lors du forum des associations , y compris les libres penseurs qui tiraient a boulet rouge sur les chrétiens mais pas sur les musulmans. Après avoir donné les clés de la France aux racailles la voici donnée aux musulmans. Qu’on ne me parle plus de laïcité. Que fait d’ailleurs notre ministre de l’éducation nationale.

  5. Et Estrosi qui vient faire le beau sur les plateaux pour nous dire que l’on doit se soumettre.

    • Estrosi se soumet à tout sans résistance. Il a même accepté de retirer les caméras de vidéosurveillance devant les écoles sur ordre de la CNIL…!!! Irresponsable et honteux, après l’attentat terroriste monstrueux sur la Promenade des anglais, et les meurtres perpétrés dans des lieux religieux.

  6.  » Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques nous vous dominerons. »
    Le précepte de  » laïcité « , est bien une vaste hypocrisie à géométrie variable..
    Un étendard fallacieux pour abriter toute lâcheté et autre compromission.

  7. Voilà une atteinte à la laÏcité que nous ne manquerons pas de ressortir, dans six mois, à la prochaine polémique contre les crèches de Noel.

  8. Après le laxisme judiciaire dont ont bénéficié les casseurs, voleurs et agresseurs de policiers, voici un report d’examen qui tombe à pic. Ceci n’est pas un hasard. Est-ce cela l’Etat de droit ?
    Nous voilà soumis peu à peu à une charia qui grandit, grandit.
    Attention aux prochaines élections le potentat d’extrême gauche est aux aguets.

    • Je vais finir par avoir le plus profond mépris pour les français du moins pour 60% d’entre eux. Ils ont activement participé à notre destruction inéluctable et programmée par les élites mondialistes.Je ne le reconnais dans pratiquement rien dans cette France qui m’est devenue étrangère

  9. Déjà qu’ils ne sont pas « aidés », cela ne va pas leur faciliter l’accès à l’assimilation !

  10. Inadmissible ! quand ils interdisent nos crèches à Noël !!!
    Nice est devenue par son Maire actuel soumise à l’islam radical !

  11. Nice est devenue telle que l’a souhaité le maire actuel , après 8 ans de bravades médiatiques et une soumission bien orchestrée .

  12. Si certains syndicats restent fermés sur la laïcité ce n’est pas le cas partout. Dans un autre établissement où la direction avait refusé le report des épreuves, des enseignants s’étaient opposés à cette décision sous l’égide de SUD, la laïcité de ce syndicat d’extrême gauche étant a géométrie variable suivant les religions.

  13. La date des oraux est fixée par chaque établissement. Ce collège de Nice avoue ainsi qu’une très grande majorité de ses élèves sont musulmans et que leur famille les fera rater les cours, les examens ce jour là. Ceci prouve d’abord un remplacement de la population niçoise par une population issue de l’immigration musulmane. Ceci prouve aussi l’entrisme musulman dans l’Ecole. Ce directeur de collège a déplacé la date suite à des pressions ou en signe d’allégeance. Enfin, j’ai une pensée pour tous les animaux qui vont être sacrifiés aujourd’hui, dans une grande douleur, dans des abattoirs sauvages ou spécialement installés. Je doute que les protecteurs des animaux manifestent.

    • On attend les coups de menton de M. Aymeric Caron au sujet de cette ignominie qui se pratique au nom de la religion musulmane mais visiblement il a piscine .

      • Dur, dur pour la piscine. Elle n’est accessible que dans de petits créneaux placés entre ceux des hommes importés et ceux de leur femmes.

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