États-Unis / Russie : Trump peut-il forcer Poutine à plier en 12 jours ?
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump accentue la pression sur Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Passant d’un ultimatum de 50 jours à un délai resserré de 10 à 12 jours, le président américain menace d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur les partenaires commerciaux de la Russie, comme la Chine ou l’Inde, si Poutine ne négocie pas un cessez-le-feu. Cette stratégie cible une économie russe affaiblie par l’inflation, des taux d’intérêt élevés et des entreprises en difficulté, comme Mechel, géant de l’acier et du charbon en restructuration financière. Trump promet aussi un soutien militaire accru à l’Ukraine via l’OTAN.
Une économie russe à bout de souffle
L’économie russe, minée par les sanctions occidentales et les coûts de la guerre, montre des signes de faiblesse. L’inflation galopante, les pénuries de main-d’œuvre et les taux d’intérêt record pèsent sur les entreprises. Trump mise sur cet affaiblissement en menaçant de sanctions secondaires, notamment des tarifs de 100 % sur les acheteurs de pétrole russe. Ces mesures visent à couper les revenus pétroliers, vitaux pour le budget de guerre de Poutine. Cependant, la Russie contourne les sanctions grâce à une flotte fantôme et des exportations vers des pays comme la Chine, limitant l’impact immédiat. Le resserrement du délai à 10-12 jours traduit l’urgence de Trump, mais aussi le risque d’une escalade sans résultats concrets si Poutine reste inflexible.
Interrogé par BV, un professeur en science politique californien analyse : « Poutine, fort de ses gains en Ukraine, notamment dans le Donbass, perçoit ces menaces comme une tentative de bluff. » Et de poursuivre : « La Russie produit plus de munitions que l’OTAN et maintient une avance militaire, renforçant sa confiance. Les tarifs proposés par Trump pourraient perturber les marchés mondiaux, affectant les alliés des États-Unis et compliquant leur mise en œuvre. Sans une coordination internationale, que Trump a souvent négligée, ces sanctions risquent de perdre en efficacité. La réduction du délai à 10-12 jours reflète une volonté de montrer sa fermeté, mais elle expose aussi Trump au risque d’un échec si Poutine ignore l’ultimatum. »
Presser Poutine comme les alliés ?
Trump a démontré sa capacité à contraindre ses alliés, notamment l’UE, en les menaçant de tarifs douaniers lourds et en critiquant leur soutien à l’Ukraine. Il a ainsi poussé l’OTAN à financer des achats d’armes américaines pour Kiev, renforçant l’influence des États-Unis tout en limitant ses coûts. Cette pression a forcé des pays comme l’Allemagne à s’aligner, malgré des tensions. Mais Poutine est un adversaire d’une autre trempe.
Là où Trump peut humilier des alliés dépendants, Poutine opère dans un cadre où la Russie a moins à perdre. « Les sanctions, bien que potentiellement douloureuses, nécessitent une unité internationale que Trump pourrait compromettre par son approche unilatérale, analyse encore le professeur américain. Peut-être devra-t-il changer son fusil d'épaule et soutenir le projet de loi bipartisan au Sénat qui vise à taxer les partenaires commerciaux de la Russie à hauteur de 500 % pour faire définitivement plier Poutine. » Si Trump parvient à combiner pressions militaires via l’OTAN et sanctions économiques ciblées, il pourrait forcer Poutine à négocier. Mais le délai de 10-12 jours semble ambitieux, face à un adversaire qui a résisté à des années de sanctions, rendant l’efficacité de Trump incertaine comparée à celle exercée sur ses alliés. Affaire à suivre…
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90 commentaires
Sans la Russie à ses côtés, l’Europe est sous la coupe des US, qui se frottent les mains et vont nous asservir! « US first »…
Je n’ai ni la compétence, ni la culture, ni les infos pour tout comprendre de cette situation, mais j’imagine difficilement Poutine et le peuple russe ( celui du siège de Léningrad et de la bataille de Stalingrad ( céder sous quelques sanctions. Ou alors, Trump nous fait son cinoche et un deal avec Poutine en off…