[ÉDITO] Vous voulez que je vous dise ? Ce budget 2026, c’est pas gagné !
Franchement, entre nous, qui savait, il y a encore deux ou trois ans, ce que signifiaient les acronymes PLF, PLFSS ? Pas grand monde, sans doute. Pas grand monde se souciait vraiment des projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de notre pays. Si on s’intéressait un tant soit peu à la politique, on savait vaguement que ces projets de lois étaient discutés et votés au Parlement durant l’automne. Lorsque les impôts (sur le revenu, foncier) augmentaient, il était de bon ton d’incriminer l’État. « L’État n’arrête pas de nous ponctionner », « Y en a marre que l’État nous matraque », « L’État va encore augmenter les impôts, cette année », « L’État va baisser la dotation allouée aux communes ; comment on va faire ? »… Brèves de comptoir ou de conseil municipal, mille fois entendues ! L’État n’est pourtant, en principe, que le bras armé, l’exécuteur des hautes et basses œuvres décidées par le pouvoir politique avec les moyens que le Parlement lui a consentis, notamment à travers le budget qu’il lui alloue chaque année avec le PLF. En principe, mais en réalité ?
En réalité, c’est plus compliqué que ça. On pourrait, par exemple, évoquer ce qu’il est convenu d’appeler « l’État profond » (frère siamois de « l’État de droit ») qui peine, pour ne pas dire autre chose, à se réformer et, donc, à réduire ses dépenses et, au final, dicte au politique, c’est-à-dire au pouvoir exécutif - d’ailleurs, quel pouvoir pour quelles exécutions ? -, ce qu’il doit faire et surtout ce qu’il doit dire lorsqu’il se retrouve face aux parlementaires.
Avant, les choses étaient d'une simplicité biblique
Lorsqu’il y avait encore une majorité à l’Assemblée nationale, les choses, pour le coup, étaient d’une simplicité biblique : la majorité votait comme un seul homme le budget. En général, depuis trente ans et plus : plus de dépenses et plus de recettes (qui, au final, ne rentraient pas toujours, car il s’agit d’un budget prévisionnel). Et l’on poussait devant la boule à facettes du déficit. Si la majorité était ric-rac et que ça ruait dans les brancards, un coup de 49.3 venait remettre tout ce petit monde à sa place. Et, au final, lorsque le citoyen recevait sa feuille d’impôt et voyait l’avalanche de taxes qui lui tombait sur le coin du nez, il ne voyait pas forcément le lien de cause à effet entre son vote à la dernière élection présidentielle ou aux dernières élections législatives et le bout de son petit nez meurtri. C’était la « faute à l’État », point barre. Pratique. Ça, c’était avant. Avant que le Français moyen, c’est-à-dire nous tous, n'apprenne qu’il y avait un PLF, un PLFSS et – petit détail de l’histoire – un déficit public de plus de 3.400 milliards…
Et l’on en vient à la discussion sur le PLF 2026
Après que, la semaine dernière, la partie recettes du PLF a été rejetée par la commission des finances, donnant ainsi un avant-goût de ce qui va suivre dans les prochains jours, le débat a donc débuté dans l’Hémicycle, vendredi 24 octobre, s’est prolongé jusqu’à tard dans la soirée de samedi et reprendra dès potron-minet, ce lundi 27 octobre. Le vote devrait avoir lieu le 4 novembre prochain.
Et l'on a droit, faute de majorité, à des débats épiques. En fonction de l’article du PLF discuté se constituent des alliances de circonstance qui peuvent parfois sembler contre-nature pour les tenants d’un manichéisme de stricte observance. Rappelons encore que les choses sont plus compliquées qu'on veut bien l'imaginer. LFI/RN contre Macronie-LR, Macronie/LR/RN contre gauche ou – top du top ! - LR/RN/LFI/une partie de la Macronie ! Cela a été le cas, samedi soir, pour balayer une mesure défendue par le gouvernement : le gel du barème de l'impôt - en clair, dans le texte, une augmentation de l’impôt sur le revenu pour tous les contribuables en 2026.
Cet amendement, défendu par Laurent Wauquiez et largement voté par les députés, a naturellement fait réagir Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, décidément bien seule dans la fosse aux lions, la Macronie parlementaire (du moins, ce qu'il en reste) faisant désormais comme il lui plaît. Mme de Montchalin a pointé du doigt la conséquence de cette mesure : deux milliards en moins de recettes pour l’État. C’est sans doute vrai. Mais c’est là que le génie de Bercy, dont Mme de Montchalin défend les positions - il faut dire, avec courage et aplomb - devant les députés, réside plus dans sa capacité à trouver des recettes supplémentaires que des dépenses en moins. On se demande pourquoi.
Quoi qu’il en soit, si vous voulez mon avis, que je partage avec moi-même : ce budget 2026, c’est pas gagné ! Pour qui, d'ailleurs ?
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92 commentaires
C’est pourtant simple un budget national,c’est comme celui d’une famille. Toute ma vie de travail je l’ai expérimenté en calculant d’abord les dépenses obligatoires,loyer, EDF,eau, assurances, nourriture, vêtements etc… Ensuite en fonction de ce qui restait,nous nous octroyions certaines choses en plus,puis si on voulait améliorer notre train de vie,nous faisions des heures supplémentaires pour gagner plus et nous mettions de l’argent de côté pour les vacances et pour les coups durs et exceptionnellement un crédit raisonnable pour l’achat d’un véhicule ( d’occasion) le tout sans jamais être à découvert et je n’ai jamais distribué mon argent à mes voisins près ou lointains en privant les miens .
Et qu’on ne me sorte pas les âneries du genre que c’est plus compliqué que ça n’est pas pareil, ça c’est juste des paroles pour embrouiller les gens peu lucides sur la question. Il faut être conscient que les politiques qui prétendent nous gouverner actuellement dépensent sans compter des sommes astronomiques qui ne leur appartiennent pas et qu’ils n’ont pas contribué à gagner, c’est notre fric qu’ils dilapident avec le fruit de notre boulot. Pas besoin de faire l’ENA pour être aussi nuls, après réflexion si , cet organisme ne produit plus que des technocrates profiteurs,menteurs,voleurs et j’en passe.Je ne peux plus les blairer tellement je les trouve exécrables et haïssables à cause de leurs agissements. Pour finir, depuis 40 ans des électeurs ont voté pour ces gens,donc,oui,et contrairement à ce que je lis parfois,voter sert à quelque chose, ou du moins a servi par le passé,car ceux-ci ne sont pas arrivés au pouvoir en venant du ciel à bord d’un vaisseau spatial, des français les ont choisis et élus. Alors voter a bien servi à quelque chose, à nous ruiner, donc le contraire est possible.
tout a fait d’accord avec vous aujourd’hui les jeunes veulent avoir une maison avant de travailler pour l’avoir alors ils jalousent les anciens qui se sont privés pour l’acquérir. Maintenant changeons de camp nos élus se préservent de toutes attaques et surtout leur magot ! pendant ce temps il y a 14 préfets que l’on paient gratuitement sans rien faire, ils ne suppriment pas 77 députés pour en avoir 500 alors que la constitution en donne 328 ! en ce qui concerne les sénateurs en supprimé 100 serait bien suffisant a 228 ils n’ont pas de pouvoir de décision, le gouvernement depuis 8 ans nous empoisonne avec nos faibles retraites alors qu’un député en 2 mandat 10 ans touche une retraite plus haute que celle d’un salarié ayant travaillé pendant 40 ans ! retraite d’un fonctionnaire il est choisi les 6 deniers mois de travaille et parte a 70% alors qu’un du privé on lui compte les 25 meilleurs années et a la sortie 50% alors s’il y a 10% a supprimé que le gouvernement commence par là et encore ils seront en bénéfice de 10% pour des improductifs ? .
et j’en ai encore plein mon sac mais là ils n’y touchent pas car ils en sont bénéficiaires.
Une nouvelle fois « en accord » avec votre commentaire ! …
Vous « dites TOUT » en ce qui concerne la genèse des coucous poly-tocards avec cette phrase:
« Je n’ai jamais distribué mon argent à mes voisins près ou lointains en privant les miens » …
Ils se le permettent car ce n’est pas leurs argent et surtout c’est de l’ANTI FRANCE donc ils ne gênent pas ! …
N’oubliez pas la réglementation Européenne qui oblige les etats a présenter leurs budgets vers le mois d’octobre. L’Etat a certe la liberté de son budget, mais une liberté surveillée sous contrôle de l’Europe qui utilise l’arme de destruction massive de la dette. En l’occurrence en jouant sur la cotation des agences de notations et quelques autres joyeusetés comme menace de contrôle de la France et intervention salvatrice du Saint FMI pour notre bien. Macron faute de guerre y voit certainement une belle opportunité de devenir Roi Européen. » C’EST MON PROJET »
Mettez un billet de 100 € sur le comptoir d’un bar et vous verrez qu’il a bien plus « d’experts efficaces » chez les « pilliers de bar » que dans les bureaux de Bercy ! …
Une fois les 100 € usés, les « gueux » ne dépensent plus rien ! …
SI vous vous leurs redonnez une seconde fois un billet, ils savent l’économiser pour avoir de quoi « tenir » et font vite des choix de « bon sens » ! …
Hormis les « pochtrons » qui « boivent tout très vite, les « normaux » savent prioriser et même économiser ! …
Quand un ministre vient dire « mettez des pulls à col roulé » pour avoir moins froid c’est un signe du degré de compétence et du cynisme du nocif ! …
Ce n’est pas de l’incompétence, c’est pire : ces gens-là mettent consciemment la France au pillage au profit des pirates mondialistes richissimes, notamment via l’union européenne : l’UEP (l’Union d’Exploitation des Peuples).
ils se croient dans « Hunger games » ! …
VITE un « gaie moqueur » ! …
J’ai discuté récemment avec un de mes petit-fils. Nous avons élaboré ensemble un programme politique. Dans ce but, je lui ai demandé de répondre à un certain nombre de questions : faut-il partir à la retraite très tôt ? Faut-il que ce soit les autres qui payent les impôts à notre place ? Faut-il diminuer la durée du travail ? Augmenter la durée des vacances ? Etc. etc.
Son programme ressemblait beaucoup, en fin de compte, à celui des partis de gauche. Mais mon petit-fils, lui, a l’excuse d’avoir 8 ans.
La France est mal partie et ce ne sont pas les élections avec les mêmes incompétents qui changeront quoi que ce soit. C’est maintenant aux Français eux-mêmes de décider
Ce n’est pas de l’incompétence, c’est pire que ça (voir ma réponse plus haut).
L’état socialiste providence , parodie politique de la chrétienté du bon samaritain , qui fabrique de l’assistanat , entretien les sangsues d’en haut et d’en bas , ne peut pas supprimer des aides et des subventions car cela ferait des mécontents donc une perte de clientèle . Le système ne peut que s’effondrer.
La dissolution ne réglera rien. L’élection présidentielle non plus. Le pouvoir sera toujours aux européistes (LFI, écolos, PS, Macronistes, LR, RN). La France a délégué sa souveraineté à l’UE qui elle-même est vassalisée aux USA. Et n’attendez pas de cadeaux de la part des USA. Allez voter bonnes gens mais sachez que vous ne pouvez être que déçues. Dans l’immédiat seule une abstention massive supérieure à 60% pourra ébranler le système mais bon, je prêche dans le désert. Tant que les gens votent pour le système car tous les partis mainstream sont pro système (oui tous), c’est à dire de gauche ; le système pourra continuer sa sape totalitaire, en toute légitimité, avec l’aval des français.
L’abstention ne règlera rien non plus, et c’est même pire : ça ne fera que laisser carte blanche aux élus mondialistes car ils ne seraient pas « ébranlés » pour ça, ils continueraient à revendiquer victoire, c’est tout. Seuls les partis voulant sortir du joug mondialiste qui nous exploite, c’est-à-dire concrètement sortir de l’union européenne, peuvent nous sauver de cette déchéance.
La question est : quand le peuple s’en rendra-t-il compte ? Combien d’années de pillage devront nous subir, avant que le peuple dise : Stop !
Les partis dont vous parlez font 1% chacun (voir 3/4% pour Dupont Aignan) et en plus, ils ne sont pas capables de s’accorder pour une candidature unique. Je m’en éloigne aussi car agissant ainsi, il font preuve d’irresponsabilité. Quant au « peuple » ; il faut comprendre qu’il souhaite devenir esclave contre un peu de garantie sociale et ne veut surtout pas de la liberté et de la souveraineté car çela demande risque et effort. La seule façon qu’il nous restera pour sortir de l’UE c’est d’en sortir physiquement, individuellement, et encore si on en a encore la liberté…
Je ne comprend toujours pas pourquoi on discute d’abord des recettes et ensuite des dépenses !
La seule chose importante dans un budget devrait être son équilibre et il faudrait donc discuter recettes et dépenses en même temps !
Au niveau d’un ménage, les recettes sont connues (salaires). Équilibrer le budget consiste à ne pas dépenser plus que ce qu’on gagne…
Si on ne veut pas augmenter les impôts (ou mieux : les diminuer), c’est donc aux dépenses qu’il faut s’intéresser de façon à ne rien gaspiller !
Mais les pauvres chéris ne vont pas s’auto supprimer
Moins de députés
Sénateurs
Ministres
Fonctionnaires (les hauts surtout)
Comités theodule pour recaser les copains
ONG
Associations
Financement presse et cinéma (ce qui libérerait la parole des acteurs qui ne se sentiraient plus obligés d’être bêtement de gauche)
Et tout le reste
Et tout le gâchis
Cette caste politique est une calamité, corrompue jusqu’à l’os
Sarah Knafo a proposé un super contre budget. Mais voilà, il faut du courage pour l’appliquer et c’est ce qui manque le plus à ce gouvernement.
Ce n’est pas du courage, c’est tout simplement une volonté de livrer la France au pillage de l’aristocratie mondialiste richissime, celle qui nous tient à la gorge par notre immense endettement.
Il est clair qu’on va atteindre un point de rupture, rupture entre le peuple français ( celui qui se lève et va payer plus, celui des retraités qui se sont levés et qui vont payer plus ..) et ces minorités profiteuses aux idéologies uniquement tournées sur eux .
Il est clair vu les comportement de tous ces profiteurs que le peuple doit reprendre le pouvoir , à commencer par des manifestations massives de rejet, des blocages du système jusqu’au départ de toute cette clique qui s’accroche à ses énormes privilèges jusqu’à forcer leur départ, on est au bord de la dictature, laFrance ne le supportera pas.
Les Français n’en peuvent plus de payer
Arrêter de dépenser
1 Réserver les prestations sociales non contributives aux Français : 15-20 milliards
2 Supprimer l’aide publique au développement 15 milliards
3 Privatiser l’audiovisuel public 4 milliards
4 Supprimer laide médicale d’état AME 1,3 milliards
5 Supprimer les subventions aux associations politisées 1-2 milliards
6 Supprimer tous les soutiens publics aux énergies renouvelables 8 milliards
7 Supprimer le soutien public à la politique de la ville 8 milliards
8 Supprimer les ARS, l’ADME,l’ANAH,le CSE,l’ARCOM 8 milliards
On dirait un sketch mal joué, mais c’est la politique française. Les médias d’État répètent leur refrain avec la même ferveur qu’un opéra soviétique : “c’est plus violent qu’un 49.3”.
Macron et son Premier ministre souriant comme un VRP en fin de mois préparent l’article 47.
Ah, l’article 47 !
Cette arme budgétaire massive, qui vous impose un budget sans vote, sans débat, sans opposition, bref, sans démocratie, mais avec politesse.
Sébastien Lecornu, travesti en comédien du compromis, distribue des sourires à l’Assemblée comme des cacahuètes dans une cage à hamsters.
“Dialogue jusqu’au bout !”, dit-il… pendant que le scénario est déjà bouclé depuis Matignon.
On discute, on palabre, on applaudit et au final, l’acte tombe : ordonnances, contraintes, silence. Rideau.
Vous avez raison, la pièce est écrite et la fin connue. Mais il faut bien donner du spectacle au peuple
Ce cirque a assez duré..censure dissolution…et surtout disparition de tous les « macrono compatibles » ..du ps la maison mere. du Centre et des LR..ne plus jamais voter pour ces gens là…
oui mais le comble vous oubliez les fossiles qui reviennent comme De Villepin vendeurs des autoroutes et Hollande qui a suivi les 24 ans de gauche depuis 1981 ?
La majorité des députés, des sénateurs et des élus de tous niveaux (maire, conseillers gaux, etc.) sont fonctionnaires. Par conséquent l’état profond c’est eux.
Pour le dire de manière schématique, mais cependant exacte, ces gens sont les premiers bénéficiaires des augmentations d’impôts.
Là réside toute la perversité du système. Pourquoi se gêner ? Pour ces gens, décider d’augmenter la fiscalité revient à s’augmenter soi-même… Oh bien sûr on habillera cette quasi corruption de noms pompeux genre « solidarité nationale », « faire payer les riches parce qu’ils peuvent payer », « on ne prendra que 2% du chiffres d’affaires des grandes vilaines pas belles et trop méchantes multinationales capitalistes », etc. etc. etc. En matière de langue de bois et d’hypocrisie la classe politque sait faire.
Prenons le cas d’Amélie . Sous des airs d’experte-comptable, ce qu’elle est réellement, ayant appartenu aux LR, elle est, de facto, une socialo puisqu’elle n’envisage aucune économie dans le train de vie de l’état et qu’elle ne réfléchit qu’en termes d’impôts nouveaux pour boucher les trous. Pourtant cela fait 50 ans que l’on utilise cette méthode et que les choses s’aggravent. Mais pas pour Amélie.
La réalité c’est que la droite n’existe pas en France. C’est cela qui va détruire ce si merveilleux pays.