[ÉDITO] Tant de sacrifices vains : un vétéran anglais dit son chagrin, honte à l’Occident !

Pour lui, « le sacrifice » « ne valait pas la peine » quand on voit l'état de la Grande-Bretagne aujourd'hui.
Capture d'écran ©GoodMorningBritain

Le petit extrait a fait le tour du monde. À l’approche du 11 Novembre, un vétéran britannique de la Seconde Guerre mondiale a été invité, vendredi dernier, dans l’émission Good Morning Britain.

Alec Penstone est impressionnant. Il est tout courbé, a le visage parcheminé et les mains noueuses. Mais tout centenaire qu’il est, celui qui se battit jadis dans la Royal Navy a belle allure, avec son béret blanc, son placard de décorations sur la poitrine et le coquelicot - chez nous, c’est le bleuet - qu’il arbore fièrement en souvenir de ses copains tombés à ses côtés.

Mais l’entretien du « Poppy Day », comme on appelle le 11 Novembre là-bas, ne s’est pas tout à fait passé comme prévu. Car à la question « Quel est votre message ? », il répond, visiblement très ému : « Je vois en pensée ces rangées et ces rangées de pierres blanches et ces centaines de mes amis qui ont donné leur vie, pour quoi ? Pour le pays d’aujourd’hui ? » Pour lui, « le sacrifice » « ne valait pas la peine », quand on voit l'état de la Grande-Bretagne aujourd'hui. La présentatrice Kate Garraway tente de le réconforter, lui dit que « toutes les générations » qui l’on suivi, « y compris [elle] et [ses] enfants », « sont très reconnaissantes de [son] courage », comme de celui des autres militaires… mais il n'en démord pas.

Commandeur

Il est la statue du commandeur. Un reproche vivant. Les vétérans sont presque tous morts. Ou bien trop affaiblis pour faire montre de colère. C’est bien commode, on leur rend hommage - parfois très mal, d’ailleurs ; on se souvient du dobitchu mémoriel de 2016 : 3.400 jeunes avaient couru sur les tombes, devant les mines ravies de François Hollande et d’Ursula von der Leyen -, on dit que « leur sacrifice nous honore et nous oblige » - tu parles -, et après avoir déposé la couronne de chrysanthèmes, on s’estime quitte.

Il m’est souvent arrivé, lors d’une des ces commémoraisons qui sonnent, dans beaucoup de villes, comme une case que l’on coche rapidement, la « génuflexion oblique des dévots pressés » à la sauce républicaine, de penser à une vieille histoire qui circule entre chiens et loups dans les internats, les tentes de scouts et les maisons de famille quand les enfants cherchent à se faire peur : « Rends-moi ma jambe ! Rends-moi ma jambe ! », chuchote, d’une voix sépulcrale, un vieil unijambiste, du fond de son tombeau, à ses héritiers qui tentent de revendre sa prothèse.

Ce sont le Soldat inconnu, l’ossuaire de Douaumont et tous les cimetière militaires qui pourraient bruisser d’une même voix : « Rends-moi ma France ! Rends-moi ma France ! » L'inclinaison pleine de componction de ceux qui nous gouvernent devant ces cénotaphes sont l’hommage du vice à la vertu, celui du cambrioleur qui boit aimablement à la santé du propriétaire dont il a crocheté la cave et bradé les bouteilles : la famille, l’armée, l’agriculture, l’industrie, la culture, l’éducation, la santé, la religion, rien que des valeurs sûres, des siècles d’âge, allez hop ! toi, tiens, prends-ça, tout doit disparaître. C’est la FOB. La France-Open-Bar. Et dire qu’ils sont morts pour elle. Et pour ses frontières ouvertes à tout vent.

Tombe pillée 

Mais Alex Penstonen lui, a encore bon pied, bon œil. On ne peut pas faire semblant de prétendre que les fantômes n’existent pas : ce n’est pas une voix d’outre-tombe. Mauvaise nouvelle pour Keir Starmer, déjà bien en peine avec Nigel Farage qui s’envole dans les sondages.

Honte à l’Angleterre. Mais soyons honnêtes : nous ne valons guère mieux. Comme tous les Occidentaux dont les aïeuls se sont battus dans l’enfer de ces deux guerres mondiales.

Il y a quelques jours, à Thézillieu dans l’Ain, la tombe du capitaine Barrucand, héros de la Première Guerre locale, a été vandalisée et pillée. Quel symbole !

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

81 commentaires

  1. Une question me taraude. Pourquoi en mai 40 les Français n’ont-ils pas accueilli les allemands avec des fleurs ? J’oubliais, les communistes l’ont fait. Ils ont même pratiqué des sabotages pour faciliter leur arrivée.
    Pourquoi après tant de vies sacrifiées, nous avons des politiques qui ont fait de la France une terre d’invasion ? une terre de saccage ? Une terre où l’envahisseur est mieux considéré que le Français ?

  2. l angleterre venant de toucher ,a force de descendre,le fond des chiottes,commence a rebondir et se rebeller
    quand la france suivra t elle ?

  3. Alec Penstone divague un peu. Il voit des bombes (allemandes, ou autres) dans le ciel britannique, aujourd’hui ? Il a vu ce qu’était un pays occupé par les Nazis (il a demandé aux Français, par exemple) ? Il peut critiquer la situation de son pays, actuellement, mais sa comparaison est inacceptable et même ambiguë sur lui-même : pour dire de telles âneries, on peut se demander où était dans les années 40. Où exactement (au front ? Dans les abris ? Il ne fait pas la différence ? Il pourrait nous dire, par exemple, s’il était du côté de Chamberlain (à cette époque), le grand admirateur anglais de Hitler, l’ennemi de Churchill. Son commentaire laisse tout imaginer sur sa jeunesse….

    • Vos propos sont révoltants…
      Alec Penstone a servi dans la Navy (dans un sous marin et sur un porte avions entre autres) et a participé au débarquement en Normandie. Ses médailles témoignent de sa bravoure et de son courage, alors un peu de respect SVP pour ce héros.
      Il avait entre 18 et 20 ans et il a vu tomber ses copains en Birmanie en Norvège et dans les Flandres, à El Alamein, Monte Cassino, Arnhem et sur les plages de Gold Juno et Sword…
      Gloire à lui et honte à vous.
      PS pour votre parfaite information historique, un tout petit morceau du Royaume Uni était occupé, les iles anglo normandes.

  4. Eh oui, fallait il vraiment chasser les allemands de notre sol pour y accueillir aujourd’hui des islamistes par centaines ? J’ai comme un doute!

  5. Chers combattants de 14-18 votre sacrifice et votre engagement dans les combats n’a pas été vain. La nation pour laquelle vous vous bâtiez, le Royaume-Uni et ici, chez-nous, la France, n’est pas dépourvue de tout esprit de résistance, de courage et d’abnégation.
    Des jeunes, dont beaucoup sont catholiques, croient et espèrent en une France rétablie dans sa souveraineté, son honneur et sa liberté. C’est cela votre héritage.
    Merci pour votre sacrifice. Il n’a pas été vain.

  6. C’est vrai ! Tout ces morts, ces éclopés pour que nos gouvernants actuels, EU en tête bradent nos nations, les livrent à l’islamismes et les mettent en faillite budgétaire ! Pauvres soldats, vous êtes trahis, vous étiez des patriotes, nous sommes aujourd’hui gouvernés par des traîtres !

  7. Cet homme est adorable et d’une grande lucidité ! Si nos politiques, et UN en particulier, pensaient raisonnaient comme lui, nos pays ne seraient pas en décomposition comme ils le sont.

  8. Ce matin, ma femme disait exactement la même chose.
    Que nos grand-parents, qui se sont battus pour la liberté, doivent pleurer de désespoir, devant le manque de gratitude et respect pour leur combat.

  9. Nous sommes nombreux, chère madame Cluzel, à penser comme ce vétéran de l’armée Britannique. Comment des responsables politiques ont encore l’audace d’aller fleurir les monuments aux morts, alors qu’ils n’ont que le mot guerre à la bouche. Mais, la guerre c’est bien pour le peuple qui peut et doit y laisser la vie, pas pour eux. Je vomis cette classe dirigeante qui trahit sa mission. Car ne l’oublions pas, la seule mission du politique est d’assurer la protection de son peuple et de veiller à ce que le faible ait les mêmes droits que le fort. Avec les lois sur l’euthanasie nous en sommes vraiment loin. Honte à eux et puisse les électeurs comprendre enfin qu’ils se doivent de remettre la France à l’endroit, ils doivent bien ça à leurs aînés.

  10. Merci pour cet article. Reste-t-il de l’espoir pour notre belle France? Quand on voit ces foules totalement indifférentes, voire hostiles à notre pays, on peut en douter. Mais j’ai découvert le Puy-du-Fou il y a quelques semaines : là aussi, une foule, bien différente ! Alors oui, espérons.

  11. En France, on ne respecte même plus les vétérans qui se sont battus et sont morts pour défendre la FRANCE.
    Pire encore on détruit des tombes de ces héros et on vole des objets mémoriels.
    Quel sacrilège, quel ignominie !
    Comme tous ces vaillants soldats, mon grand père en faisait partie. De là où il est il doit être outré de voir ce que la France est devenue.
    En mémoire je suis complètement désabusé et en colère de voir ce qu’est devenu l’héritage de toutes ces anciennes gloires.
    Gloire à eux!

  12. Oui, honte également à la France qui ne fait pas mieux que l’Angleterre. Je n’ai pas honte de mon pays que j’aime, mais j’ai honte de ses dirigeants qui, à part nous gaver de bonnes paroles ne font rien, si ce n’est enfoncer un peu plus le pays.

  13. Mes ancêtres ont versé leur sang pour la France et non pour l’Europe et encore moins pour un peuple venu d’ailleurs et cela me fait mal ! Ne rendons pas leur combat vain et résistons à notre manière aux valeurs chrétiennes de la France, à son art de vivre, à son Histoire, à sa littérature, à ma patrie, ma douce France !

  14. « Honte à l’Angleterre. Mais soyons honnêtes : nous ne valons guère mieux. Comme tous les Occidentaux dont les aïeuls se sont battus dans l’enfer de ces deux guerres mondiales. »
    Merci madame Cluzel de terminer par ce constat, qui reflète bien la réalité de la modification du paysage de notre pays, même si nous avons en apparence, un peu de retard sur les anglais…

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