[ÉDITO] Nouveau gouvernement : le mépris

Soyons clair : un tel gouvernement tient de la provocation, de la gifle envoyée aux électeurs.
Capture d'écran MINARM
Capture d'écran MINARM

[Dernière minute] Ce lundi 6 octobre au matin, Sébastien Lecornu a démissionné de son poste de Premier ministre.

La maison France menace ruine. La dette, abyssale, galope chaque mois vers de nouveaux sommets. L’immigration dissout le corps national au rythme de 500.000 arrivées par an. La violence et le trafic de drogue atteignent des proportions folles, au-delà de tout contrôle. La France se désindustrialise à vue d’œil. Le marché immobilier est bloqué. L’agriculture, qui exportait lorsque Macron est arrivé au pouvoir, est devenue déficitaire : elle agonise sous l’effet des accords inspirés du mondialisme sans-frontiériste.

L’urgence ne crie plus, elle hurle à tous ceux qui aiment ce pays qu’il faut changer de route, abandonner les vieilles recettes qui nous ont menés au désastre, condamner vite et sévèrement ceux qui les ont appliquées et donner à la France un gouvernement qui cesse de la détruire pour reconstruire, enfin.

Que fait Macron ? Après huit ans au pouvoir, après huit ans d'échecs pathétiques, il nomme, par l'intermédiaire de Lecornu... les mêmes ! Sanctionné dans les urnes, renversé à l’Assemblée nationale, le macronisme poursuit sa route comme si de rien n’était. Fidèle entre les fidèles, discipliné, obéissant, le Premier ministre Lecornu franchit un pas de plus dans une idéologie que les Français repoussent. Après trois semaines de suspense, de négociations, d’écoute des différents partis – trois semaines ! -, il reconduit au gouvernement, aux mêmes fonctions, Bruno Retailleau à l'Intérieur, Gérald Darmanin à la Justice, l’effarante Élisabeth Borne à l'Éducation nationale, le désastreux Jean-Noël Barrot aux Affaires étrangères, Manuel Valls aux Outre-mer, Rachida Dati à la Culture, Annie Genevard à l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher à la Transition écologique, Philippe Tabarot aux Transports. Au total, treize ministres sont reconduits. Pour les nouveautés, il faut signaler le retour d’un petit nouveau qui a fait ses preuves : Bruno Le Maire. L’homme qui a su si bien endetter la France débarque aux Armées.

Commando suicidaire

Soyons clair : un tel gouvernement tient de la provocation, de la gifle envoyée aux électeurs. Qu’importe les dernières législatives, les sondages, les chiffres, les peines, les cris, les manifestations. Cause toujours, nous ne changerons pas, nous ne changerons rien, expliquent d’une seule voix Macron et Lecornu. Éric Ciotti l’exprime clairement, sur X : « Ce gouvernement est un bras d’honneur aux Français. On prend les mêmes et on recommence. En prime, le retour de l’homme aux 1.000 milliards de dette. Le dernier quarteron du macronisme est tout, sauf la rupture demandée par les Français. Cette provocation ne sera pas sans conséquence. »

Persévérer, tenir la barre du navire jusqu’à l’iceberg, abîmer, noyer le pays qui vous a porté un jour au pouvoir et qui s’est aperçu trop tard qu’un commando suicidaire avait saisi les commandes et n’entendait les lâcher sous aucun prétexte, même démocratique. Empêcher à tout prix l’alternance, coûte que coûte. Macron prend des allures de forcené retranché. Devant le spectacle du désastre, le Président s’enferme dans le cockpit avec quelques fidèles, enfonce la manette de gaz et fonce droit sur la falaise. Mais on ne méprise pas impunément le pays. La déception populaire risque de fissurer et de dissoudre très vite ce qui restait du macronisme. La question se pose, chaque jour, avec davantage de force : combien de temps l’homme de l’Élysée peut-il piétiner le pays ? Sur CNews, l’avocat ancien député RN Gilbert Collard résume le sentiment de ceux qui aiment leur pays. Il voit la France en « salle de soins intensifs : on essaie de faire durer des institutions à bout de souffle. La seule solution, c’est de redonner la parole au peuple… […] On vit l’agonie de nos institutions dans une espèce de théâtralisation ratée. »

Des mesures d'urgence signées Philippe de Villiers

Un appel à une Sixième République. Pourtant, les hommes sont plus forts que les institutions et le même syndicat destructeur parviendrait à dissoudre le pays, quel que soit le cadre institutionnel, VIe République comprise. C'est aux oppositions de saisir le pouvoir. Ce dimanche soir, Jordan Bardella ne semblait pas disposé à laisser un répit à ce gouvernement provocateur. « Nous l'avions dit clairement au Premier ministre : c'est la rupture ou la censure, écrit-il, sur le réseau X. Le gouvernement annoncé ce soir, composé des derniers macronistes agrippés au radeau de la Méduse, a décidément tout de la continuité, absolument rien de la rupture que les Français attendent. »

Barbey d’Aurevilly disait : « Le mépris outrage plus que la haine et la haine le sait bien. » Dans un pays prompt à la révolte et à bout de patience, le pouvoir devrait éviter d’amplifier l’exaspération et la colère. Macron, apparemment, n'en a cure. Gilbert Collard, sur CNews, franchit un pas : « On est arrivés à un moment où le choc avec Macron va avoir lieu », estime-t-il.

La balle est chez les électeurs. Elle est aussi chez les dirigeants de l’opposition. Vendredi, Philippe de Villiers traçait leur route et énumérait quelques mesures d’urgence. Celles qui s’imposent à ceux qui aiment encore ce magnifique et vieux pays : bloquer l’immigration, sortir de Schengen, rétablir les frontières, renvoyer les prisonniers et délinquants étrangers, interdire les tchadors et autres vêtures du VIIe siècle, tourner la justice vers les victimes, rendre la loi française supérieure à la loi européenne, couper dans les dépenses inutiles ou nocives et, surtout, rétablir dans l’enseignement l’amour de la France. Des mesures qui nécessitent un peu de courage politique mais peuvent relancer le pays en quelques semaines tout au plus.

Dans cette période d’incertitude, une chose est certaine : ces mesures évidentes, urgentes, nécessaires, le nouveau gouvernement ne les prendra pas.

Picture of Marc Baudriller
Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

189 commentaires

  1. Je viens d’apprendre la démission de Lecornu au poste de premier ministre ! Nous assistons à une pièce de théâtre tragi-comique !j

  2. Un gouvernement, sorte d’extrait sec des deux précédents. Une cacophonie surréaliste, une composition improbable validée par un président aux abois. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux auxquels notre pays est confronté. Quant au retour de M. Lemaire, grand argentier déchu déguisé en soldat pour la circonstance, ça il fallait oser.

  3. Je ne suis pas surpris c était prévisible, sauf pour LEMAIRE alors celui là il fallait osé mais bon ces gens non pas de figure ils sont capables de tout, en revanche les mesures d urgences de MR DE VILLIERS sont bien jolies et pleines de bons sens ,le seul problème c est qu’elles ne sont pas applicables pour la simple raison qu il faut d’abord sortir de l union européenne de l euro et de l otan sinon la France sera condamné par les juridictions européenne ,tout cela ne sent pas bon et risque de très mal finir

  4. Va t’on enfin avoir rapidement UNE réunion. des droites françaises de toutes les DROITES afin de renverser tout ce qui est de gauche, macronie comprise, pour les élections municipales dans un 1er temps et en 2027 dans un 2ème temps. PSV peut être l’acteur et médiateur de cette réunion des droites.

  5. C’est plus que du mépris, c’est de la folie au sens psychiatrique du terme !
    Même s’il devait être jugé, un jour, le stratège de l’Elysée serait déclarer pénalement irresponsable.
    A ce stade, ce ne sont, ni la dissolution, ni la destitution qui s’imposent, mais « l’empêchement » comme disent les Américains, qui s’impose : encore faudrait-il que le Président se prête à un examen médical approfondi, comme le prévoit la Loi. Sur ce sujet, seul Mélenchon a raison.

  6. NONO LE RETOUR.
    à la rentrée universitaire de 2024, la presse helvétique titrait :
    l’ex ministre des finances français Bruno Le Maire enseignera dans les trois institutions académiques : l’EPFL, l’UNIL et l’IMD. il contribuera à la recherche sur le thème de l’intersection entre le monde des affaires et la sphère politique.
    incroyable pour nous français ! c’était sans compter sur la très grosse vague de protestations et de pétitions née de cette arrivée de notre Nono national à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne !
    comme il s’est fait bouter hors de la Confédération, il fallait bien recycler Nono … il pouvait compter sur Macron et son équipe. peu importe le ministère, l’essentiel c’est ne pas abandonner Nono au bord de la route. quelle honte ! le Peuple de France ne s’y trompe pas. reste à savoir combien de temps va vivre ce gouvernement de « copiers collers » ? Aristote avait raison : « les semblables attirent leurs semblables » … à méditer.

  7. NONO LE RETOUR !
    à la rentrée universitaire de 2024, la presse helvétique titrait :
    l’ex ministre des finances français Bruno Le Maire enseignera dans les trois institutions académiques : l’EPFL, l’UNIL et l’IMD. il contribuera à la recherche sur le thème de l’intersection entre le monde des affaires et la sphère politique.
    incroyable pour nous français ! c’était sans compter sur la très grosse vague de protestations et de pétitions née de cette arrivée de notre Nono national à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne !
    comme il s’est fait bouter hors de la Confédération, il fallait bien recycler Nono … il pouvait compter sur Macron et son équipe. peu importe le ministère, l’essentiel c’est ne pas abandonner Nono au bord de la route. quelle honte ! le Peuple de France ne s’y trompe pas. reste à savoir combien de temps va vivre ce gouvernement de « copiers collers » ? Aristote avait raison : « les semblables attirent leurs semblables » … à méditer.

  8. Explications et commentaires inutiles. La censure doit être immédiate. Il faut arrêter le massacre. Macron doit partir.

    • Il a peut-être consulté les agences immobilières à Luxembourg, comme il était sur place ces derniers jours !

  9. Ce sont les mêmes ! A part M. Lecornu qui ne peut plus être ministre. Donc M. Le Maire aux Armées. Très curieux…

  10. Nul doute qu’avec Le Maire à la Défense, Poutine va trembler !!!
    – notre Armée de Terre sera vite équipée de frondes qui arrêteront net l’avancée des chars Russes…
    – notre Marine, avec ses planches de surf et ses harpons, aura vite raison de leurs sous-marins…
    – notre Armée de l’Air, dotée de cerfs-volants effaroucheurs clouera leurs Mig au sol…

  11. Si on a que ça à mettre aux « manettes » et qu’il a fallu autant de temps ,nous sommes vraiment descendus bien bas !! Et si Mr LEMAIRE est aussi efficace aux armées qu’aux finances , les Russes n’ont pas à s’inquiéter !! Un vrai « Foutage » de gueule

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