[ÉDITO] Il doit partir !
Ça y est, ce n’est plus tabou : évoquer la nécessité qu’il s’en aille – et le plus vite possible – ne relève plus du crime de lèse-majesté (voir notre micro-trottoir). « Il » ? Lui, évidemment, l’entêté de l’Élysée. Preuve en est : l’hebdomadaire Le Point, qui n’appartient pas spécialement à la « fachosphère » comme chacun sait, titre ainsi sa une, cette semaine : « M. le Président, sortez la tête haute ! » L’invitation reste polie, courtoise, mais veut bien dire ce qu’elle veut dire. En langage plus direct, on pourrait traduire ça ainsi : « Qu’il dégage avant qu’il ne soit trop tard ! » Mais n’est-il déjà pas trop tard pour éviter qu’il ne sorte, non pas la tête haute mais la queue basse ?
La fenêtre d’Overton s’élargit encore pic.twitter.com/hoGwy8sAmU
— Louis Hausalter (@LouisHausalter) October 8, 2025
L’Express, moins délicat, fait plus fort, à sa une : on y découvre la tête de Macron disparaissant dans un trou noir. Le titre : « Une déroute française ». Et d'expliquer : « Après l’épisode tragi-comique du gouvernement Lecornu, le pays semble hors de contrôle et le contexte économique est plus explosif que jamais. » Terrible et sans appel.
Après l’épisode tragi-comique du gouvernement Lecornu, le pays semble hors de contrôle et le contexte économique est plus explosif que jamais.
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— L'Express (@LEXPRESS) October 8, 2025
La secte du Temple solitaire
On se souvient qu’en 1981, Valéry Giscard d’Estaing était sorti de l’Élysée sous les huées d’une foule de gauche massée rue du Faubourg-Saint-Honoré. On dit que François Mitterrand en avait été outré. Et pourtant, Giscard, quelques mois avant l’élection de Mitterrand, était crédité d’une cote de popularité dont rêverait aujourd’hui Macron, avec ses misérables 16 % (après le feuilleton politique de cette semaine, on n'a peut-être pas tout vu) : 37 %, en janvier 1981 ! Le Monde titrait alors « La cote de popularité de M. Giscard d’Estaing est au plus bas ». On sourit. Souvenons-nous, aussi, que Nicolas Sarkozy était détesté par la gauche mais avait ses fidèles inconditionnels à droite, que François Hollande était détesté – ou plutôt méprisé – par la droite mais que Pépère avait tout de même ses fidèles, à gauche. Emmanuel Macron, lui, est bien parti pour être détesté tant à droite qu’à gauche.
Certes, il lui restera sans doute un dernier carré de fidèles inconditionnels, sorte de secte du Temple solaire (ou plutôt solitaire) prête à s’immoler au sans-plomb 98 pour la beauté du geste ou parce que c'est notre projet. Ainsi, Aurore Bergé, nouvelle porte-parole du gouvernement démissionnaire, qui déclarait lundi qu’Emmanuel Macron resterait Président « jusqu’à la dernière minute de son mandat », ajoutant qu’elle ne veut « pas qu’on attaque l’institution que représente le président de la République ». Le problème, aujourd’hui, c’est que l’institution que représente le président de la République est attaquée par celui-là même qui est investi de la charge. En forçant sur les institutions comme on force sur un moteur, Emmanuel Macron abîme salement ces institutions.
Et maintenant, Édouard Philippe
Il y a quelques mois, les rares personnalités politiques qui évoquaient la nécessité qu’Emmanuel Macron s’en aille au plus vite étaient taxées de factieux, de complotistes, au mieux de fous. Bien sûr, les Insoumis, dans leur logique de chaos, militent depuis plus d’un an pour la destitution de Macron, destitution qui n'a quasiment aucune chance d’aboutir car, même si elle passait l’étape de l’Assemblée (hier, elle n'a même pas franchi la porte du Bureau de l'Assemblée), elle se fracasserait contre les murs du Sénat, majoritairement LR. À droite, ceux qui demandaient la démission de Macron étaient jusqu’alors plutôt rares. Citons, notamment, Nicolas Dupont-Aignan ou encore Florian Philippot. Puis le cercle s’est petit à petit agrandi, avec le LR Jean-François Copé, le centriste Hervé Morin et, ces jours-ci, le maire de Cannes David Lisnard ; pas spécialement des bolcheviques, tous ces gens. Et maintenant, c’est Édouard Philippe, membre éminent, comme chacun sait, du cercle de la raison, qui demande la démission programmée de Macron, certes avec évidemment l’idée qu’il pourrait être, lui, Édouard Philippe, en quelque sorte l’homme de la situation.
L’intérêt de la France commande qu’Emmanuel Macron programme sa démission, pour préserver les institutions et débloquer une situation qui était incontournable depuis la dissolution absurde. Il est le premier responsable de cette situation. De nouvelles législatives devront suivre…
— David Lisnard (@davidlisnard) October 6, 2025
Macron qui dissertait gentiment lorsque, jadis, il était ministre, sur le manque de la figure du roi dans le paysage politique français et estimait que les Français n’avaient pas vraiment voulu décapiter le roi, devrait méditer un peu l’Histoire de notre pays. « Un roi qu’on menace n’a de choix qu’entre le trône et l’échafaud ! », disait, bravache, ce pauvre Charles X. « Sire, Votre Majesté oublie la chaise de poste ! », lui fit remarquer Talleyrand. Ce fut la chaise de poste. Aujourd'hui, Macron dispose d'une DS 8. Très confortable, la DS 8.
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119 commentaires
J’espère que les français ne seront pas dupes aux prochaines élections. Les magouilles diverses et variées sont extenuantes et honteuses.
Malheureusement la France est peuplée de 60 % d’abrutis. Je crains encore pour les prochaines élections….
Après avoir suscité l’espérance de certains, Macron recueille la pitié. On vieillit vite à l’Elysee, on voulait que rien ne nous échappe et tout vous fuit. Vous finissez par vous retrouver avec votre inanité, nu comme Narcisse, avec un zéro pointé à votre bilan, sous les coups des Brutus, ces ingrats que vous avez fait naître. Pas question de vous couper le cou, oubliés les mauvais coups que vous avez fait subir à la démocratie. Votre suffisance est maintenant suffisante. Vous ferez dorénavant du tourisme à vos frais, vous avez les moyens. Votre avenir est immense. On vous consultera comme un sage qu’on n’écoute pas, ça ne mange pas de pain. Peut-être vous produirez vous comme Dupont sur les planches, le théâtre après le cirque. Vous qui aimez être aimé, quoi qu’il en coûte, on vous applaudira à claques rabattues. Votre bonheur sera si grand que vous tendrez l’autre joue. On vous élèvera un Panthéon particulier, un mausolée plein de santé. Restez-nous, président. Je vous ZAIME.
« Après avoir suscité l’espérance de certains, Macron recueille la pitié. » .
Pas la mienne. Il l’a cherché, il l’a trouvé.
Même avec 0%, il s’accrochera au pouvoir
C’est à cela qu’on reconnaît les mégalomanes.
Le plus grand destructeur de la France, c’est ce que l’histoire retiendra…il va s’accrocher, même si les marchés financiers vont lui dire de partir…
Il ne partira jamais trop égocentrique
Si les médias le lachent, il partira. Va-t-il doubler les subventions ?
C’est le résultat de son arrogance, de son incompétence et du mépris du peuple français qu’il affiche. La France est au bord de la faillite grâce à lui. Vouloir jouer au roi et au chef de l’armée ne plaît pas au peuple. Il reste un adolescent attardé lamentablement orgueilleux voire ridicule. Ainsi la meilleure mesure qu’il pourrait prendre serait bien sa démission.
Son jusqu’au boutisme plonge le pays dans le marasme. Il signe quasiment son arrêt de mort politique international. Il est impératif qu’il parte pour permettre au pays de se relever.
Si ce type qui mène notre France au désastre a réussi son projet de déconstruction de nos institutions il n’y est pas parvenu seul, il a eu beaucoup de complicités actives ou passives de ses ministres, députés et sénateurs sans oublier des hauts fonctionnaires, tous ces gens ce comportent comme les plantes grimpantes qui s’accrochent à tout ce qu’elles trouvent pour aller plus haut et que l’on nomme courtisans.
L’art 68 de.notre Constitution prévoit la destitution quand le président ne remplit pas ses devoirs. Alors? Vu son bilan et l’état du pays par sa faute, qu’est-ce qu’on attend ??
POUR ça il faut du COURAGE . Comme l’a dit M.Menard maire de Beziers : ils s’accrochent TOUS car la Gamelle est fort bonne
Ce matin encore c’est le Grand GUIGNOL : LFI et RN écartés pour 1 nième « ENTOURLOUPE «
Simple information historique. Cela fait des mois que François Asselineau et son « UPR » ont proposé la destitution de ce Président de la République. Pourquoi ne pas le rappeler ?
Allez, encore un petit effort Georges Michel et vous découvrirez que Reconquête ! a fait partie des pionniers demandant la démission de Macron. Reconquête a compris depuis longtemps qu’une dissolution ne servirait à rien sans le départ du locataire de l’Élysée.
Il est détesté d’une grande partie des Français, ridiculisé aux yeux du monde entier, il est évident pour tout le monde qu’il doit partir, hélas, sauf pour lui. Pour partir il faudrait qu’il ait de l’honneur, du panache, mais ça il n’en a pas. Une fois il a dit – venez me chercher, je dis chiche. Hier les supputations médiatiques sont allées bon train, qui ? borloo un vieux de la vieille ou retour de le cornu ? , le plus macroniste des macronistes et si il accepte c’est qu’il a vraiment pas de corones, alors qui ?
Pour sortir de ce pataquès il n’y a pas 36 solutions ,dissolution ou démission, mais sûrement pas la nomination d’un nouveau premier nommé par macron (qui dit nommé par macron dit proche de macron et manipulable à souhait car jamais (nous l’avons tous appris à nos dépends) il ne nommera un 1er ministre qu’Il ne pourrait pas asservir. De toute façon quel que soit le 1er ministre nommé par monseigneur, il sera censuré. Censure après censure, il sera bien obligé de partir. Il faut redonner la parole aux Français c’est la seule solution viable.
N’oublions pas qu’Emmanuel Macron est titulaire d’une agrégation de “Totale indifférence de l’avis des Français” (avec félicitation du jury), qui complète son master II en “Apprenti sorcier de la Finance et de la Diplomatie”, obtenu avec mention très bien, ainsi qu’une brillante maîtrise en “Ubris restreinte et générale”
Bravo pour ce commentaire !
S’il n’y est pas contraint par la force, il restera à l’l’Elysée. Il ne sert à rien de dire qu’il « devrait » , qu’ « il se grandirait à… » , « qu’il sortirait la tête haute » etc … Il n’en a rien à faire.
Qu’il se méfie… un jour de crise aiguë d’ego, il a bien clamé : « qu’ils viennent me chercher »… sûr que Mathilde ne serait pas contre !
Exact. Il nous l’a même dit lui-même ! Il a l’intention de rester encore longtemps.
Il n’y a que la destitution qui peut l’en empêcher.
.
La destitution…. Ou autre chose.
Le freluquet partira sous les quolibets enfermé dans son mépris, son arrogance et ses trahisons
Il faudra qu’il rende des comptes avec ses complices
Rendre des comptes ! Tout le monde en rêve sauf la justice…
À sa sortie, sa vie ne sera pas un long fleuve tranquille, le peuple sera là pour faire entendre sa « vengeance » à chacune de ses sorties, il sera poursuivi par des huées