[ÉDITO] Élections municipales : on va nous ressortir la diabolisation du RN ! Et pour LFI ?
On ne voudrait pas casser l’ambiance et paraître rabat-joie par les temps qui courent, mais, à moins de deux mois des élections municipales, « force est de constater » que la diabolisation de La France insoumise relève largement de la géométrie variable. À la différence de la diabolisation du Rassemblement national qui, elle, bien qu'inversement proportionnelle à sa progression géométrique dans les urnes, n'en demeure pas moins une constante quasi mathématique à l'approche des échéances électorales.
On est bien d'accord : LFI, le parti des Portes, Arnault et consorts ?
Preuve en est la déclaration, sur LCP, de Laurent Panifous, ministre chargé des Relations avec le Parlement : « Moi, je ne mets pas le RN et La France insoumise sur le même plan. Je combats le RN, je combats aussi La France insoumise, mais que le Parti socialiste fasse le choix dans une situation de risque de présence du Rassemblement national [de se retrouver au second tour d’une élection municipale, NDLA], de se rapprocher, alors, in fine, avec LFI, je le partage. » La phrase est un peu embrouillée, au plan de la syntaxe, mais on a bien compris l'idée : Laurent Panifous ne fait pas grief – au contraire – au PS de s’entendre avec LFI s’il s’agit de battre le RN. Ce ministre du « bloc central », encore récemment président du groupe LIOT à l’Assemblée nationale, ancien membre du PS et toujours « socialiste » (il le revendique dans cette interview, en se dépêchant de préciser tout de même qu’il est « social-démocrate »), laisse clairement entendre qu’il préfère LFI au RN, puisqu’il « partage » le choix du PS. On est bien d'accord, Monsieur le Ministre : LFI, le parti des Portes, Arnault et consorts ? Oui.
Un choix que Pierre Jouvet, responsable au PS des élections municipales, a, du reste, clairement exprimé lors d’une conférence de presse, ce lundi 26 janvier : « En cas de deuxième tour face à l’extrême droite, le Parti socialiste prendra ses responsabilités et appellera partout à battre l’extrême droite. » Et donc, éventuellement, à voter LFI. Est-ce un scoop ? Évidemment, non. Les relations PS-LFI, c’est deux chansons en une : « Je t’aime, moi non plus » de Serge Gainsbourg et « Fais-moi mal Johnny » de Boris Vian.
« Pas avec les pieds »
Prenons un exemple, très emblématique, pour illustrer tout ça. Dans le Vaucluse. Juin 2024, élections législatives et parachutage du Lyonnais et très controversé – le moins que l'on puisse dire – Raphaël Arnault, investi par LFI. Cécile Helle, maire socialiste d’Avignon, et le « très comme il faut » sénateur socialiste de Vaucluse Lucien Stanzione s’offusquent. « Vu le profil du garçon, très dur, d’extrême gauche, comment va-t-on mobiliser l’électorat modéré du centre-ville d’Avignon ? », se demande alors ce sénateur, dans les colonnes de La Provence. Helle et Stanzione exigent, carrément, le retrait d’Arnault en faveur d’un candidat plus modéré et comme il faut. Mme Helle monte sur ses hauts talons : « Nous entendons être respectés, pas piétinés. » « Pas avec les pieds », chantait Magali Noël... Cause toujours.
Arnault se qualifie pour le second tour face à la députée RN sortante Catherine Jaouen. Pas vraiment une extrémiste, cette avocate qui fut proche un temps du maire LR de Nîmes Jean-Paul Fournier. Mais bon. Malgré « le profil du garçon », Helle et Stanzione appellent, finalement et évidemment, à voter Arnault. Et puis, le 5 mai 2025, Stanzione et Arnault se retrouvent autour d’une table ronde à Orange sur le thème de la lutte contre l’extrême droite. Serrage de mains et toutes ces sortes de choses pour la photo. De bien belles histoires comme celle-là, il y en a sans doute des wagons, en France. Regardez par chez vous...
Mais au fond, tout ça, c’est la vieille, très vieille histoire de la social-démocratie qui finit par se faire bouffer par l’extrême gauche, si on enlève la période Mitterrand qui « riquiquina » le PCF. Le « social-démocrate », ancien PS, Panifous, ministre du macroniste Lecornu, ancien LR, n’échappe pas à son destin. On dira que c’est l’ordre des choses. Mais ce qui est terrible, c’est qu’à la supposée droite de l’échiquier politique, on ne trouve pas la symétrique, vis-à-vis de la droite nationale, dans une sorte de parallélisme des formes de bon aloi. Les élections municipales qui viennent, au-delà des enjeux locaux et des questions de personnes, seront sans doute un test en grandeur réelle, pour la droite de conviction, avant la grande confrontation de 2027.
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88 commentaires
Nous saurons nous souvenir des traîtres qui vont constituer » le front républicain » en quoi d’ailleurs est-il républicain ? Devant tant de malhonnêteté intellectuelle, nombreux sont ceux qui vont enfin passer à droite voire à l’extrême droite ce qui est la même chose.
La gauche qui crie au fascisme en permanence dès que vous ne pensez pas comme elle emploie les mêmes méthodes que les fondateurs de cette idéologie. C’est évident mais tellement qu’on refuse de le voir. Je rappelle à tous ces donneurs de leçon que les leaders fascistes du XXe siècle venaient tous de la gauche. Curieux, non?
Pour info, ce triste individu reconnu coupable de faits de violences en réunion, définitivement condamné par lz justice, fiché S, élu malgré son pedigree, appelle publiquement ses troupes à saboter :
1) les collages d’affiches RN en mettant du verre pilé au besoin dans les pots de colle des affiches RN,
2) déchirer celles qui seront collées sur les panneaux.
Appel à la haine, au sabotage en période de campagne électorale, à la dégradation des espaces pubics, il me semble que ce genre de comportement est passif de la justice.
On ne vous présente plus l’écœurant député LFI de la première circonscription du Vaucluse.
N’en déplaise à tous les ennemis du RN, (et ils sont nombreux), cette fois-ci ça ne marchera pas. Le camp des patriotes sortira vainqueur.
Dissolution de LFI au plus vite avec impossibilité de se reconstituer sous quelques noms que ce soit.
Quel politicien professionnel (candidat ou élu) fait de la politique (gestion de la Cité) ? Ils font tous campagne pour la prochaine élection, qu’ils soient ou non en fonction ! Et pour être élu, il faut, après avoir lessivé le cerveau de l’électeur (l’ancien Président de TF1 n’avait-il pas avoué, louer du temps de cerveau aux publicitaires, et ajouterais-je, aux politiciens ?), le flatter (tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, le contribuable en est un exemple frappant). Les puissances financières, complices de l’extrême gauche (Yalta en a été un épiphénomène), se sont emparées des moyens de communication par le vol (la Presse en France en 1944), les contraintes financières et les acquisitions plus ou moins forcées. Les vainqueurs de la dernière guerre mondiale communistes (staliniens ou maoïstes) et capitalistes mondialistes se sont entendus pour diaboliser leurs adversaires (qui ne sont évidemment pas « extrêmistes »), en les taxant d’extrême droite, qu’ils viennent de la gauche (Laval, Mussolini, Hitler, pour ne citer qu’eux), ou de fâchistes (anathème lancé par le NKVD stalinien). La répression est telle que rares sont ceux qui sont prêts à affronter ces anathèmes et la population — du moins occidentale au sens large — est plus effrayée par ceux qui sont ainsi anathémisés que par leurs vainqueurs idéologiques qui sont pourtant titulaires de massacres considérables (les 100 millions de morts du communisme et les millions de morts des anglo-américains : Hiroshima, Dresde, Cologne, Irak, …). Donc, tout mais pas eux …! Ce sont des athées, souvent, mais ils croient au Diable, c’est l’extrême-droite (fourre-tout commode) !
Et pour LFI? Mais ce sont eux les promoteurs patentés du front républicain, eux qui cartonnent avec le slogan de Staline » fachos » et qui en seront les premiers bénéficiaires!
Depuis 1981 ça a marché alors pourquoi les detructeurs de la France se priveraient de continuer ? Mais est-ce qu’enfin les Français vont se réveiller?