Écriture inclusive : enfin des sanctions contre cette hérésie linguistique !
Enfin un début de sursaut ? Depuis quelques semaines, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) hausse le ton, face au gauchisme culturel. Elle a ainsi refusé la demande de subvention déposée par une association au motif que celle-ci employait l’écriture inclusive sur son site Internet. Une décision de bon sens qui a naturellement fait bondir certaines organisations militantes. « Ce qu'il se passe ici pour Les Têtes de l'Art et pour d'autres structures, visées aujourd'hui sur ces questions d'écriture inclusive et à qui on demande de corriger leur communication pour pouvoir continuer à être soutenues, fait partie d'une bataille idéologique contre tout le secteur associatif, s’est émue Emmanuelle Gourvitch, du Syndicat national des arts vivants. Nos détracteurs, le Rassemblement national et toute une partie de la droite veulent voir jusqu'où ils peuvent aller. Nous allons étudier tous les recours. »
De son côté, le cabinet de Renaud Muselier leur a rappelé la règle concernant les demandes de subvention, mais aussi les éléments de communication : « pas d’écriture inclusive ». « Parce que nous savons qu’avec cette écriture, nous avons affaire à du militantisme », a encore ajouté l’entourage du président de la région.
Écriture inclusive : des associations se voient refuser des subventions par la région Sud
➡️ https://t.co/VaIPbiXnKD pic.twitter.com/It7CUwd2JK— franceinfo (@franceinfo) June 25, 2025
C’est au mois d’avril dernier que la région Sud a amorcé son changement de ton, dans une décision qui a fait l’effet d’une bombe au sein du petit milieu culturel local. Elle a annoncé la suppression des 70.000 euros de subventions promis à l’antenne marseillaise de l’école Kourtrajmé qui forme des jeunes issus des « quartiers populaires » aux métiers du cinéma. La raison ? L’utilisation de l’écriture inclusive, notamment du point médian, dans les documents de communication de l’institution. « Nous avons une charte des valeurs qui ne permet pas que l’on fasse n’importe quoi avec la langue française. Le président Muselier y tient beaucoup », a ainsi justifié Sophie Joissains, vice-présidente de la région PACA, déléguée à la Culture.
Si Renaud Muselier a ensuite reconnu être sans doute allé « trop loin » et assuré que les structures du secteur culturel pouvaient faire comme bon leur semblait « sur leur site », il a refusé de rétablir la subvention à Kourtrajmé. Il a également sévi envers d’autres organismes qui utilisaient le logo de sa région sur leurs outils de communication, à l’image du Planning familial, qui a été contraint de réécrire l'un de ses slogans.
Un combat de longue haleine
Mais la région PACA n’est pas la seule à prendre ce combat au sérieux. En mars 2024, la région Grand Est avait sommé ses agents de ne plus utiliser l’écriture inclusive dans les documents officiels, en vertu d’une proposition de loi adoptée par le Sénat le 30 octobre 2023. Un texte qui a, depuis, été « enterré » par la dissolution de l’Assemblée nationale de juin 2024, mais qui pourrait être remis à l’ordre du jour prochainement par le ministre de la Culture Rachida Dati.
Je me réjouis qu'hier, le Sénat ait voté en faveur de l'interdiction de l'écriture inclusive.
Nous voulons que le Français ne soit pas la langue du différentialisme mais celle de l'universalisme. pic.twitter.com/PaAxFQNJnI— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) October 31, 2023
Le gouvernement serait en effet bien inspiré de légiférer une bonne fois pour toutes sur cette fameuse « écriture inclusive » qui entend faire reculer le patriarcat en remaniant l’orthographe. En octobre 2017, déjà, l’Académie française avait lancé « un cri d’alarme devant cette aberration inclusive » : « La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. […] La langue française se trouve désormais en péril mortel. » Conscient de ce danger, le Premier ministre Édouard Philippe avait banni, en novembre 2017, l'écriture inclusive des textes officiels… sans pour autant réussir à faire plier les mairies de Paris et Lyon qui continuent effrontément de l’employer, ni le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui en recommande vivement l’usage « pour que les femmes comme les hommes soient inclus.e.s, se sentent représenté.e.s et s’identifient ».
L’écriture excluante
Cette fronde est d’autant plus intolérable que l’écriture dite « inclusive » s’avère, en réalité, excluante et, comme en attestent les associations spécialisées, « discrimine nombre de personnes en situation de handicap en leur rendant les textes inaccessibles ». Tous ceux qui apprennent différemment, ceux qui souffrent de cécité, dysphasie, dyslexie, dyspraxie ou d’autres troubles se trouvent fragilisés par cette graphie aux normes aléatoires.
Mais comme d’habitude, la gauche fait passer par pertes et profits les victimes de son idéologie. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, comme on dit.
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74 commentaires
Je boycotte systématiquement tout texte écrit en inclusif, comme toute demande de pétitions par exemple. Je trouve que ce nouveau caprice est illisible et gâche toute la lecture, tout en déformant notre belle langue. De plus, cela n’apporte vraiment rien à la cause des femmes.
Idem pour moi. D’autre part, lorsqu’on voit le niveau de l’orthographe de nos « jeunes », il me semble superflu qu’on les obligent à utiliser cette ineptie et je voudrais également ajouter que la plupart des adultes adeptes de cette idiotie ne savent pas l’utiliser (voir l’article ci-dessus) et utilisent le point de fin de phrase au lieu du point MÉDIAN !!!
Les enfants doivent-ils apprendre à l’école l’usage de l’écriture inclusive ? Je plains les enseignants : ils ont déjà assez à faire avec la langue « normale » !
Et c’est en Provence, patrie de Mistral que cela se passe. Rappelons donc sa citation célèbre :
qu’un pople toumbe esclau,
Se tèn sa lengo, tèn la clau
Que di cadeno lou deliéuro
qu’un peuple tombe esclave,
S’il tient sa langue, il tient la clef
Qui le délivre des chaînes.
En grammaire française, celle que j’ai essayé d’apprendre mais c’est vrai pas toujours réussi, il me semble que le masculin l’emporte sur le féminin, nous pouvons donc dire qu’il est inclusif du féminin. Cette façon d’écrire avec points, virgule, tiret et autres sigles devient donc exclusive, exactement le contraire de ce que l’on veut nous faire croire!
Une campagne contre l’écriture inclusive devrait être lancée par le gouvernement français. Le Premier Ministre doit interdire cette écriture dans l’administration. La langue française doit être respectée. Les féministes ont d’autres moyens de s’exprimer.
Normalement j’avais lu que c’était interdit mais il y a toujours des gens qui ne pigent rien !! (les gauchistes
>Toujours le même désir de certain : appauvrir la langue française pour ensuite la mettre à toutes les sauces, l’assaisonner de mots qui viennent d’autres cultures (surtout de sud-Méditerranée). Une autre manière de procéder au Grand remplacement !
Je m’en réjouis à peine. On ( moi ) n’a pas à se réjouir de la fin d’une horreur « linguitique » qui attente à notre langue: le Français ! si malmené… ( si des progressistes, écolo-l-fistes et autres, veulent parler en inclusif, qu’ils le fasse entre eux, chez eux…)
Je croyais que c’était interdit cette hérésie ? C’est laid en plus à lire et franchement pour moi ce n’est pas possible !!!
Ah les idées des gauchistes , ça ne vole pas haut
La langue française était belle avant les dingos. Autrefois, les fautes dans les dictées étaient sanctionnées, tous les enfants faisaient du latin à partir de la 6ème, parfois du grec à partir de la 4ème et ils comprenaient pourquoi un mot s’écrit d’une certaine façon. Actuellement, politiciens et journalistes devraient retourner à l’école.
Il était déjà paru des textes déconseillant l’écriture inclusive, notamment dans des documents officiels. Il faut être plus clair et l’interdire, partout, en particulier dans les universités.
Paradoxalement, chaque fois que j’entends parler d’inclusivité ou que je le lis, je constate qu’en réalité c’est du contraire qu’il s’agit. En effet, en mettant à bas la règle grammaticale du français qui, à défaut de neutre comme la langue allemande, se sert du masculin pour englober tout le monde, les prétendus progressistes introduisent en fait une scission entre les hommes et les femmes, entre les garçons et les filles, comme s’il ne s’agissait pas du même peuple. On voit ici tout le parti qu’entendent en tirer les féministes, mais aussi toute la destruction que cela peut opérer dans l’esprit des jeunes, et même des adultes.
Cette nouveauté ne date hélas pas d’hier, puisque c’est l’Église elle-même qui, par démagogie, a commencé à parler des « frères et des sœurs », alors que le vocable « frères » désignait déjà l’ensemble des ouailles. On voir d’ailleurs au passage la confusion qu’une telle expression peut engendrer, puisqu’il existe en religion des sœurs, mais ce ne sont pas des laïques…
On pourra aussi se souvenir des propos de Giscard d’Estaing, qui ponctuait ses allocutions de « chers Français, chères Françaises ».
Reprenons donc les bases de notre belle langue française et défendons-en la spécificité et les règles, en bannissant au passage tout emprunt non nécessaire à la langue de Shakespeare ou, pire, à ce charabia de banlieue islamisée.
C’est gens aiment l’écriture inclusive car ils n’aiment pas la langue française, car ils n’aiment pas les français, car ils n’aiment pas la France..
Superbe envolée de Sandrine hier à l’AN : » Les FRANÇAIS DE SOUCHE, ça n’existe pas «
Ne nous parlez pas de celle-ci ! De souche ou pas de souche, elle en tient une sacrée couche, surtout lorsqu’elle prend la mouche.
Bigre, quelle escarmouche !!
Elle a seulement 7 ans de retard sur Macron.
Avant, on disait – et on écrivait – « bienvenue à tous », et ça ne froissait personne. Mais, au lieu d’admettre que dans cette formule, le masculin était inclusif (les femmes ne se sentaient pas exclues, ni même pas bienvenues !), on a dit que « le masculin l’emporte sur le féminin », et là…
Dans un premier temps, on a donc dit – et écrit – « bienvenue à toutes et à tous ». Pourquoi pas ? Mais c’était trop simple : on a donc écrit « bienvenue à tou.te.s ». Et pourquoi pas « bienvenu.e » ???
Le problème, c’est de savoir comment on dit ça !!!
Essayez donc de lire à haute voix un texte écrit en écriture inclusive : au bout de trois lignes, vous autez compris à quel point c’est absurde.
On peut faire progresser la cause des femmes concrètement et bien plus efficacement qu’en ajoutant « toutes » ou leurs points un peu partout. L’objectif de ces textes n’est pas d’être lus mais de montrer que l’auteur est progressiste.
La langue française a été la langue diplomatique durant des siècles. On peut donc en conclure qu’elle n »avait pas que des défauts. D’autre part, je n’ai jamais entendu dire que des femmes comme mme de Sévigné, la comtesse de Ségur ou George Sand n’aient ressenti le besoin de la modifier. L’expérience acquise est souvent meilleure que certaines innovations! Pourquoi changer quelque chose qui a fait ses preuves?
Souvenons-nous également que c’est le français qui aurait dû être la langue officielle de l’Union Européenne et de ses institutions. Au lieu de cela, on nous a imposé l’anglais, et maintenant que l’Angleterre, seul pays anglophone, a quitté l’UE, que fait-on ? Rien !
@Erilou18000 : Les anglo-saxon (Angleterre, USA, canada anglophone ) on toujours détester la France de ce faite dés qu’ils peuvent imposer la langue anglaise ils le font en passant de force ; actuellement la belle province subi des attaques en règles contre le Québecois , attaques verbale et physiques envers les Québecois Québecoises parlant le Québecois.